21 septembre 2011,

« Culture et écologie », car les écologistes ne sont pas des obscurantistes.

LE SAUVAGE N0 9 JANVIER 1974

LE SAUVAGE N0 9
JANVIER 1974

Voilà maintenant cinq ans que le Sauvage reparaît sur Internet. Plus de mille trois cents  articles sont désormais disponibles, dans lesquels vous trouverez une réflexion écologique fondamentale commencée en 1973 . Vous affichez en haut à droite le sujet, la rubrique ou l’auteur que vous voulez consulter et vous cliquez. Fouillez le Sauvage en profondeur… Ce sont aussi bien des reprints de l’ancien Sauvage, que des articles d’actualité qui s’y ajoutent désormais chaque jour. Nous représentons d’une certaine manière la mémoire de l’écologie pour avoir été les premiers à réfléchir sur le sujet dès les années 70. Les soixante treize numéros du Sauvage
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Histoire naturelle

7 août 2017,

L’Histoire Naturelle, un outil précieux contre l’obscurantisme. Dans une tribune au « Monde », Bruno David et Philippe Taquet, du Muséum d’histoire naturelle, expliquent en quoi cette discipline est un remède contre l’affaiblissement du discours scientifique.

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO |

A l’heure où le président américain fraîchement élu a décidé du retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, et où les sciences sont mises à rude épreuve par des obscurantismes de tout bord, le constat est implacable : nous sommes entrés dans une ère de post-vérité qui étend ses ramifications dans de nombreux pays et dans les milieux sociaux les plus divers. Cet affaiblissement du discours scientifique dans l’opinion coïncide avec l’émergence d’un scepticisme global.

Pour endiguer l’extension de ces discours relativistes et ainsi freiner les tentations de soupçons injustifiés ­envers la science, l’histoire naturelle s’avère être un cadre précieux. Discipline d’observation, elle apprend à respecter les faits et à rejeter le dogmatisme. Elle est en cela une école de réalisme et d’humilité. Fondée sur la rationalité, elle doit contribuer à réinstaurer la confiance du public envers les messages scientifiques, confiance indispensable pour que la démocratie puisse penser le long terme, crucial ­notamment sur les questions environnementales. L’histoire naturelle contribue ainsi à construire les principes éthiques qui fournissent des orientations pour la conduite humaine, individuelle et collective. A diverses reprises dans le passé, elle a d’ailleurs tenu une place majeure, contribuant à forger le regard que les sociétés posaient sur le monde qui les entourait et les aidant à mieux se construire.

En ce début de XXIe siècle, il convient d’être capable d’appréhender des échelles de temps et d’espace qui ­dépassent celles de notre quotidien, et dès lors de s’interroger sur l’utilité ­publique de l’histoire naturelle dans un monde de plus en plus instable et secoué par des revendications teintées de sectarisme et d’intolérance.

« Nous sommes entrés dans une ère de post-vérité qui étend ses ramifications dans de nombreux pays et dans les milieux sociaux les plus divers »L’histoire naturelle, source de ­connaissances, observe et compare…

L’accès à la totalité de l’article est protégé, vous pouvez y accéder ici.

Dépassement

2 août 2017,

En moins de huit mois, l’humanité a consommé la totalité du budget écologique annuel de la Terre. Mardi 2 août 2017, nous sommes le Jour du Dépassement Global, l’an dernier c’était le 8 août, en 2014 nous vous l’avons signalé le 19 août, avec un commentaire illustré qui reste entièrement d’actualité (hélas !).

Le Sauvage

Du bio vous dis-je !

31 juillet 2017,

Vous pouvez vous joindre aux illustres et/ou sympathiques signataires de la tribune ci-dessous en signant la pétition suivante, le plus rapidement et le plus nombreux possibles

Tribune parue hier dans Kaizen,

Transition agricole : 34 organisations dénoncent le quasi-arrêt des aides à l’agriculture biologique
Quel secteur économique peut se targuer d’une croissance continue ces dix dernières années, d’un véritable engouement des consommateurs et d’un soutien constant des citoyens ? Sous l’effet des crises systémiques frappant le milieu agricole, l’agriculture biologique connaît un succès qui ne se dément pas. Chaque jour, ce sont 21 fermes qui se sont converties à la bio en 2016. Entre 2001 et 2016, le nombre de fermes produisant une alimentation biologique a triplé, passant de 10 364 à 32 264 ! Et les dernières crises agricoles ont encore amplifié ce mouvement de fond. Les surfaces en bio ont cru de 16 % en 2016 en France.
Loin de la dépression qui frappe l’agriculture, la bio a donc le vent en poupe. Et c’est heureux car chaque nouvelle étude vient démontrer et confirmer tout l’intérêt de cette pratique agricole. Pour le bien-être des paysans eux-mêmes et de la rentabilité de leur ferme, pour la santé des consommateurs ensuite ; et surtout pour l’eau, l’air, les sols ainsi que la faune et la flore qui ne sont plus perçues comme des « nuisibles » et autres « mauvaises herbes » à éradiquer mais comme des partenaires sur lesquels construire une nouvelle relation au vivant. Plus résiliente, intensive en emplois locaux et non délocalisables, plus rentable économiquement, capable de réduire l’impact agricole sur le climat, la bio est une solution d’avenir qui fait déjà
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Tweetez, likez… France info en franglais

31 juillet 2017,

par Christophe Chelten

Deux points. Les annonces de la chaine France info occupent un espace et un temps démesurés par rapport au contenu informatif.

Deux points. Cette entreprise d’intoxication visuelle et sonore obéit à quelle nécessité?
Deux points. Elle emprunte sa technique aux pires méthodes de la publicité. Avec accompagnement d’un sirop musical électronique on est interpellé en bon pidgin français à tweeter, liker, commenter, connecter, partager…

Deux points. Cette tentative d’hypnotisation peut susciter seulement l’agacement et le décrochage. A moins qu’il ne s’agisse d’une  entreprise délibérée de crétinisation du téléspectateur pour le rendre perméable au message informatif qu’on va lui infuser.

Qui va nous éclairer sur ce phénomène deux points?

The Conversation

25 juillet 2017,

J’ai testé pour vous le site internet The Conversation. Son titre est anglais : le concept est né en Australie et reflète la volonté d’un consensus mais il existe une version française depuis fin 2015. C’est un média lié à la recherche universitaire donc à visée mondiale, et sans but lucratif. Les Sciences de l’Homme dominent sur les autres disciplines mais c’est aussi ce qui intéresse le public. Leur slogan « L’expertise universitaire, l’exigence journalistique » reflète assez bien l’ambition des universitaires qui animent cette source d’information. Il ne s’agit bien entendu pas d’atteindre LA vérité mais d’essayer de s’en rapprocher de la manière la plus sereine possible, en gardant parfois un titre accrocheur, ça c’est le versant journalistique, il faut bien inciter à la lecture.
Un article paru hier sur la démographie illustre ce propos. Le titre en est « Sommes nous trop nombreux sur terre ?« , le contenu est, pour autant que je puisse en juger, bien documenté, intéressant, facile à lire. J’en ai tiré la figure ci-jointe de l’auteur, qui complète celle de mon dernier article. La réponse à la question posée par le titre alléchant est plus que succincte, ce qui évite d’aborder les aspects politiques et idéologiques, qui sont particulièrement délicats à traiter dans une publication académique. Il ne faudrait pas condamner cette démarche pour autant, la rubrique politique est par ailleurs bien fournie et devrait plaire à celles et ceux qui cherchent l’information dans un journal comme Le Monde. The Conversation me semble être un louable essai de rempart contre le raz de marée de désinformation qui menace internet.
G. N.