21 septembre 2011,

« Culture et écologie », car les écologistes ne sont pas des obscurantistes.

LE SAUVAGE N0 9 JANVIER 1974

LE SAUVAGE N0 9
JANVIER 1974

Voilà maintenant neuf ans que le Sauvage reparaît sur Internet. Près de deux mille articles sont désormais disponibles, dans lesquels vous trouverez une réflexion écologique fondamentale commencée en 1973 . Vous affichez en haut à droite le sujet, la rubrique ou l’auteur que vous voulez consulter et vous cliquez. Fouillez le Sauvage en profondeur… Ce sont aussi bien des reprints de l’ancien Sauvage, que des articles d’actualité qui s’y ajoutent désormais chaque jour. Nous représentons d’une certaine manière la mémoire de l’écologie pour avoir été les premiers à réfléchir sur le sujet dès les années 70. Les soixante treize numéros du Sauvage
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Sur le blog d’Axel Kahn

9 avril 2020,

Sous le titre LES (mauvaises) SURPRISES DU Sras-CoV-2, alias Covid_19, le point de vue d’Axel Kahn, 9 avril 2020

Les habitués de mes billets savaient depuis la fin février que l’épidémie chinoise était devenue une pandémie, que nous en serions affectés, que dans ce contexte voter pour les municipales était absurde. En effet, la pneumopathie virale entraînée était, soulignais-je, 2 à 3 fois plus infectieuse et 10 à 30 fois plus mortelle que la grippe saisonnière. Elle évoquait plutôt la grippe espagnole. Je notais de plus que les morts liées à Covid_19, son nom d’alors, étaient directes, celles de la grippe saisonnière le plus souvent indirectes. J’ai aussi donné un modèle mathématique d’évolution de l’épidémie qui, avant l’inflexion de la courbe sous l’effet du confinement, s’est révélé prédictif. Aucune surprise, par conséquent, dans ce qui se passe ? Et bien si.

Le Sars lié au virus CoV-2 peut-être une maladie bien plus sévère, redoutablement sévère, qu’anticipé. De plus, ce n’est pas qu’une pneumopathie, c’est une affection sérieuse de l’organisme entier, par des mécanismes directs et indirects.
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Le questionnaire de Bruno Latour

4 avril 2020,

Sur AOC media : Imaginer les gestes-barrières contre le retour à la production d’avant-crise

Par Bruno Latour, philosophe et sociologue

Si tout est arrêté, tout peut être remis en cause, infléchi, sélectionné, trié, interrompu pour de bon ou au contraire accéléré. L’inventaire annuel, c’est maintenant qu’il faut le faire. A la demande de bon sens : « Relançons le plus rapidement possible la production », il faut répondre par un cri : « Surtout pas ! ». La dernière des choses à faire serait de reprendre à l’identique tout ce que nous faisions avant.

Il y a peut-être quelque chose d’inconvenant à se projeter dans l’après-crise alors que le personnel de santé est, comme on dit, « sur le front », que des millions de gens perdent leur emploi et que beaucoup de familles endeuillées ne peuvent même pas enterrer leurs morts. Et pourtant, c’est bien maintenant qu’il faut se battre pour que la reprise économique, une fois la crise passée, ne ramène pas le même ancien régime climatique contre lequel nous essayions jusqu’ici, assez vainement, de lutter.

En effet, la crise sanitaire est enchâssée dans ce qui n’est pas une crise – toujours passagère – mais une mutation écologique durable et irréversible. Si nous avons de bonne chance de « sortir » de la première, nous n’en avons aucune de « sortir » de la seconde. Les deux situations ne sont pas à la même échelle, mais il est très éclairant de les articuler l’une sur l’autre. En tout cas, ce serait dommage de ne pas se servir de la crise sanitaire pour découvrir d’autres moyens d’entrer dans la mutation écologique autrement qu’à l’aveugle.

Et si nous pouvons divulguer le « questionnaire » :
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Médecine et Science

28 mars 2020,

Molécule d’hydroxychloroquine (Wikipedia)

L’art médical s’appuie de plus en plus souvent sur la science, avec des succès, mais ne peut se réduire à une science médicale comme nous en donne la démonstration récente de ce que l’on peut appeler l’affaire de la chloroquine. Nous vous conseillons de voir sur ce sujet la vidéo enregistrée par un jeune chercheur qui illustre très clairement le point de vue de la recherche scientifique, moins populaire que celui de Didier Raoult. Pour une information générale, on peut signaler aussi le site de « fact-checking » de l’Agence France Presse.

Vous trouverez ci-dessous le message envoyé à ses amis et sa famille par un autre scientifique qui comme moi souhaite vivement que l’on trouve une molécule active en attendant le vaccin (qui prendra au moins une année de mise au point) et tant mieux si c’est la chloroquine mais on ne peut pas dire que son efficacité soit prouvée. Et c’est une triste mort que de mourir par ingestion de chloroquine et manque d’information.

GN

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Bonjour

Vous recevez ce message car vous êtes sur l’une de mes listes de contacts ou vous êtes un membre de ma famille ou un ami.

TOUT ce qui est écrit ci-dessous est de ma SEULE responsabilité.

Je souhaite partager avec vous quelques informations concernant comment la science se construit. Je suis motivé par l’incroyable polémique qui a lieu autour d’un chercheur de Marseille, Didier Raoult, et d’une molécule appelée « hydroxychloroquine » permettant, d’après lui, de guérir les affections liées au Covid19. Que de fausses nouvelles tournent autour de cet événement !

A – Publier un article scientifique

Un chercheur scientifique a pour mission première d’effectuer des travaux novateurs, qui ont vocation à être publiés dans des revues scientifiques.
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Résistance climatique

23 mars 2020,

Nous avons lu sur le site de Reporterre :

Je ne crois pas que le changement climatique et l’effondrement de la biodiversité soient des fatalités. Nous les avons créés. Nous pouvons y mettre fin. En modifiant radicalement nos modes de vie et de fonctionnement, nous pouvons inverser la tendance. Nous pouvons construire des sociétés prospères et heureuses en consommant dix fois moins d’énergie et ainsi « sauver » le climat et la biodiversité.

Force est de constater que ce n’est pas la trajectoire actuelle. Cette bataille semble perdue, c’est qu’elle n’a jamais été réellement tentée. Nous contemplons la dégradation rapide de la situation, comme si nous étions impuissants.

Nous avions l’excuse d’attendre que les politiques gèrent le problème. Encore récemment, les États ont pris des engagements lors de l’accord de Paris sur le Climat. Nous voyons que ces engagements ne sont pas tenus, alors même qu’ils étaient insuffisants pour maintenir le réchauffement en deçà de 2°C. En ce domaine, les discours et les actes semblent « déconnectés ». Entrons en résistance climatique

L’Écologiste (copinage)

22 mars 2020,

L’Ecologiste. Trimestriel, en Angleterre depuis 1970, en France depuis 2000

Masques, tests, oxygène médical : vous trouverez trois informations clés ci-dessous sur la situation en France, alors que 900 millions de personnes dans le monde sont désormais soumises à un confinement, pour leur santé et celle des autres. Nous vous proposons également des idées de lectures ci-dessous – les envois de livres et de revues continuent, vous pouvez passer commande en ligne ou par courrier.

Le numéro de printemps de L’Écologiste, numéro 56, sera posté aux abonnés lundi 23 mars. Vous pouvez vous abonner si ce n’est déjà le cas – ou vous réabonner – en ligne ou par courrier à l’adresse : Bureau B1397 à 60643 Chantilly. Avec nos remerciements, l’équipe de L’Ecologiste.

ACTUALITES Masques : quels sont les stocks stratégique de l’État ? Le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué lors de sa conférence de presse samedi 21 mars : « Quand le Covid-19 est apparu, il ne restait qu’un stock d’Etat de 117 millions de masques chirurgicaux pour adultes et aucun stock stratégique d’Etat en masques FFP2. » Aujourd’hui, toujours selon le ministre, ce dernier stock des masques les plus efficaces, destinés aux soignants, permettrait de tenir trois semaines.

ACTUALITES. Tests : où sont les réactifs ? Selon le professeur Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique mis en place par le gouvernement sur le coronavirus : « Nous avons un énorme problème avec les réactifs utilisés dans les tests. Ces réactifs de base proviennent de Chine et des Etats-Unis. La machine de production s’est arrêtée en Chine et les Etats-Unis les gardent pour eux. » (interview dans Le Monde du 20 mars).

ACTUALITES. Oxygène médical : où sont les bouteilles ? Les hôpitaux utilisent des cuves à oxygène. Mais en cas de surplus de malades, il faut des bouteilles à oxygène dont la seule usine de fabrication dans l’Union européenne, à Gerzat dans le Puy de Dôme, a été fermée en 2019 par son propriétaire britannique pour cause de concurrence internationale trop forte sur les prix. L’Italie manque de ces bouteilles. La situation française n’est pas connue. Les outils de production sont encore sur place, les 138 ouvriers licenciés demandent la réouverture de l’usine par l’État comme l’indique le magazine L’Usine nouvelle du 20 mars.
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