21 septembre 2011,

« Culture et écologie », car les écologistes ne sont pas des obscurantistes.

LE SAUVAGE N0 9 JANVIER 1974

LE SAUVAGE N0 9
JANVIER 1974

Voilà maintenant six ans que le Sauvage reparaît sur Internet. Plus de mille cinq cents  articles sont désormais disponibles, dans lesquels vous trouverez une réflexion écologique fondamentale commencée en 1973 . Vous affichez en haut à droite le sujet, la rubrique ou l’auteur que vous voulez consulter et vous cliquez. Fouillez le Sauvage en profondeur… Ce sont aussi bien des reprints de l’ancien Sauvage, que des articles d’actualité qui s’y ajoutent désormais chaque jour. Nous représentons d’une certaine manière la mémoire de l’écologie pour avoir été les premiers à réfléchir sur le sujet dès les années 70. Les soixante treize numéros du Sauvage
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WARNING

14 novembre 2017,

Oliver Day, Oregon State University

L’alerte des scientifiques du monde à l’humanité: un deuxième avis

par William J. Ripple, Christopher Wolf, Mauro Galetti, Thomas M Newsome, Mohammed Alamgir, Eileen Crist, Mahmoud I. Mahmoud, William F. Laurance. Et 15 324 signataires de 184 pays (La liste complète des signataires peut être trouvée dans le fichier supplémentaire S2)
Il y a vingt-cinq ans, l’Union of Concerned Scientists et plus de 1500 scientifiques indépendants, y compris la majorité des lauréats du prix Nobel dans les sciences, ont écrit l’Avertissement des scientifiques du monde à l’humanité, de 1992 (voir le Fichier Supplémentaire S1). Ces professionnels concernés ont appelé l’humanité à réduire la destruction de l’environnement et ont insisté qu’ »un changement radical dans notre intendance de la Terre et de la vie sur elle s’avère nécessaire pour éviter la misère humaine à grande échelle ». Dans leur manifeste, ils ont montré que les humains étaient sur un cours de collision avec le monde naturel. Ils se sont dits préoccupés par les dommages actuels, imminents ou potentiels sur la planète Terre impliquant l’appauvrissement de l’ozone, la disponibilité en eau douce, les effondrements de la pêche marine, les zones mortes de l’océan, la perte de forêt, la destruction de la biodiversité, le changement climatique et la croissance continue de la population humaine. Ils ont proclamé
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Hulot Président de la République

13 novembre 2017,

Le Monde 14 nombre 2017

par Alain Hervé

Il y a eu erreur dans la distribution des rôles.  Nous avons élu Président un économiste talentueux, qui semble n’avoir pas du tout saisi l’urgence à laquelle nous sommes confrontés. Il utilise celui qui aurait dû imposer sa vision pour justifier des reculades successives. Triste spectacle.

La France avait une chance d’être la première nation au monde à proposer une nouvelle vision du progrès. Consommer moins, produire moins, ralentir, décentraliser, inventer une agriculture propre… la litanie écologique cent fois répétée n’a pas été seulement abordée.

Il s’agissait d’inverser les logiques du développement. De les montrer au monde entier. D’engager un mouvement planétaire. Hulot avait la possibilité de mettre en chantier cette nouvelle civilisation. On l’a réduit à un rôle de perroquet de la voix de maître économiste.

« Il sera bientôt trop tard… » comme le titre le Monde de ce soir en publiant « le cri d’alarme de 15.000 scientifiques »

Ecologie et Goncourt

6 novembre 2017,

par Christophe Chelten

L’écologie dérange les historiens. Elle annonce la fin éventuelle de l’Histoire. Les historiens n’aiment pas quitter les pistes, pour ne pas dire les ornières, qu’ils ont utilisées pour raconter l’histoire de l’espèce humaine. Ce sont l’histoire des nations, de leurs frontières, de leurs gouvernants, de leurs conflits, de leurs économies, de leurs idéologies, de leurs cultures… L’écologie et sa problématique planétaire les dérange.

L’écologie dérange tout le monde dans la mesure où elle ne s’intéresse  pas seulement aux humains et à leurs affaires mais à toute la biosphère dans laquelle l’homme tient une toute petite place. L’écologie dérange en particulier la politique où elle n’a jamais trouvé sa place jusqu’à maintenant.

De la même manière, on découvre avec l’attribution des prix littéraires de cette saison, que la création littéraire scrute le passé plutôt que le présent. Les lâchetés politiques des années 30 ou Mengele sont à l’ordre du jour.

Hulot reste un navigateur solitaire. Tandis que s’ouvre la Cop 23 en Allemagne, la France frileuse de fin 2017 s’émeut plus volontiers sur son passé que sur son avenir.

Et pourtant, à l’évidence, l’Histoire consistant à raconter la difficile cohabitation des nations, des cultures, des races est terminée.
Nous sommes entrés dans l’âge ultime du vivant. Sous quelle forme le vivant va-t-il poursuivre sa trajectoire? Avec ou sans l’espèce humaine? Survivre ou disparaître? L’arsenal nucléaire rend plausibles des hypothèses extrêmes.
Le désordre climatique dont nous sommes les artisans a commencé. Il  remet en question l’habitabilité de notre planète.
C.C.

Les bases arrière de la Grèce

5 novembre 2017,

par Jean-Claude Villain

En 2012 j’écrivais, contre certains désespérés tel Dimitri Dimitriadis, que « Non, la Grèce n’est pas morte » [1]. Y retournant cinq années plus tard, j’étais préoccupé de savoir si mon optimisme critique d’alors qui avait valorisé les capacités de résistance et les valeurs de solidarité du peuple grec, pouvait encore se trouver justifié. J’en étais venu à craindre que « la crise », résultat conjugué de la gestion coupable des finances publiques par les gouvernements successifs, de la prédation des fonds vautours de l’ogre capitaliste et de l’inflexibilité des instances autoritaires du libéralisme européen, n’ait finalement conduit le pays à une durable dépression physique, psychique, économique et sociale, pour tout dire à la ruine. Ma crainte était amplifiée par un facteur nouveau : l’explosion de la pression migratoire (plus contraignante ici qu’en Italie et en Espagne) venue non seulement des Balkans et d’Europe centrale comme depuis le début des années 1990, mais désormais des Proche et Moyen-Orients et de l’Afrique subsaharienne.

Regardée sous l’angle des comptes publics, des considérations budgétaires et monétaires, des taux de chômage et d’endettement, la situation de la Grèce stagne, sinon se dégrade, et le peuple continue de souffrir sans apercevoir la moindre sortie du tunnel. Il n’est qu’à voir à Athènes et dans les villes en général, les rues entières couvertes de graffitis aux commerces clos, les rideaux métalliques baissés et tagués,
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Le vrai problème de la voiture électrique

3 novembre 2017,

Par Didier Barthès

Sous la pression conjuguée du réchauffement climatique et de l’inéluctable déplétion pétrolière, la voiture à moteur thermique est aujourd’hui sur la sellette. Ici et là, on avance publiquement un terme à sa commercialisation et parfois même à son utilisation. De nombreux pays semblent désormais décidés à faciliter le basculement vers la propulsion électrique présentée comme une évidence. Taxation croissante des carburants, mise en place de réseaux de bornes de recharge, véhicules électriques en auto-partage, évocation de mesures coercitives… Tout va en ce sens, au moins
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