21 septembre 2011,

« Culture et écologie », car les écologistes ne sont pas des obscurantistes.

LE SAUVAGE N0 9 JANVIER 1974

LE SAUVAGE N0 9
JANVIER 1974

Voilà maintenant neuf ans que le Sauvage reparaît sur Internet. Près de deux mille articles sont désormais disponibles, dans lesquels vous trouverez une réflexion écologique fondamentale commencée en 1973 . Vous affichez en haut à droite le sujet, la rubrique ou l’auteur que vous voulez consulter et vous cliquez. Fouillez le Sauvage en profondeur… Ce sont aussi bien des reprints de l’ancien Sauvage, que des articles d’actualité qui s’y ajoutent désormais chaque jour. Nous représentons d’une certaine manière la mémoire de l’écologie pour avoir été les premiers à réfléchir sur le sujet dès les années 70. Les soixante treize numéros du Sauvage
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De Meadows à Cochet : le temps qu’il nous reste !

21 mai 2019,

Rapport pour le Club de Rome ( PDF 43 Mo)

par Pascal Bourgois

Dans une entrevue à feu Terra Eco, lors des 50 ans de la parution du « Rapport » de 1972 (un an avant la création du Sauvage en 1973), Dennis Meadows déclarait «  Je pense que nous allons voir plus de changement dans les vingt ans à venir que dans les cent dernières années. Il y aura des changements sociaux, économiques et politiques. Soyons clairs, la démocratie en Europe est menacée. Le chaos de la zone euro a le potentiel de mettre au pouvoir des régimes autoritaires. Pourquoi ? L’humanité obéit à une loi fondamentale : si les gens doivent choisir entre l’ordre et la liberté, ils choisissent l’ordre. C’est un fait qui n’arrête pas de se répéter dans l’histoire. L’Europe entre dans une période de désordre qui va mécontenter certaines personnes. Et vous allez avoir des gens qui vont vous dire : « Je peux garantir l’ordre, si vous me donnez le pouvoir.» L’extrémisme est une solution de court terme aux problèmes.
Yves Cochet lors d’une intervention en 2017 à l’Institut Momentum estime que : « Bien que la prudence politique invite à rester dans le flou, et que la mode intellectuelle soit celle de l’incertitude quant à l’avenir, j’estime au contraire que les trente-trois prochaines années sur Terre sont déjà écrites, grosso modo, et que l’honnêteté est de risquer un calendrier approximatif. La période 2020 – 2050 sera la plus bouleversante qu’aura jamais vécu l’humanité en si peu de temps. À quelques années près, elle se composera de trois étapes successives : la fin du monde tel que nous le connaissons (2020-2030), l’intervalle de survie (2030-2040), le début d’une renaissance (2040-2050). »

Au delà des analyses de Meadows et Cochet, les ouvrages qui nous annoncent l’effondrement pour des raisons écologiques, éventuellement précédé d’une période de totalitarisme, datent de plus de 80 ans pour les plus anciens, mais se multiplient depuis les années 2000 et notamment depuis 2 ou 3 ans. De Bernard Charbonneau à Ivan Illich, de Jared Diamond à Jean-Pierre Dupuy en passant par Clive Hamilton, Serge Latouche, Bertrand Meheust, Bernard Stiegler, Rob Hopkins, Pierre Rabhi, Jean-Paul Jorion, Dominique Bourg, Nicolas Hulot, Pablo Servigne, François… et pour les derniers Fred Vargas, Jean-Marc Gancille, Luc Sémal… chacun à sa manière nous alerte.

Si cette notion d’effondrement qui vient, de collapsologie et d’anthropocène est de plus en plus présente dans les médias, elle commence aussi à envahir de nombreux esprits, avec plusieurs réponses possibles selon les profils:

  • L’attentisme, une incapacité à anticiper le choc pour les plus nombreux, le refus de croire ce que l’on sait
  • Une approche néo-survivaliste pour d’autres. Ils renforcent leur autonomie alimentaire et énergétique. Se préparent au retour de la violence en se donnant les moyens de se défendre, dans ce qui pourrait devenir un nouveau western
  • Et enfin les derniers, des transitionneurs ou des colibris, ils renforcent aussi leur autonomie, mais parient plutôt sur la capacité de leur groupe et de leur territoire à devenir résilients, dans le cadre d’éco-lieux, d’oasis, de projets collectifs… Pour eux la meilleure assurance sur l’avenir est d’avoir de bonnes relations avec ses voisins, de créer un écosystème coopératif.

La fin du monde tel que nous le connaissons entre 2020 et 2030 ? Plus de changement sur cette période que pendant les 100 dernières années ? Si ces pronostics s’avèrent exacts, cela commence à sentir sacrément le roussi. Les questions à se poser pourraient donc être :
– Quand ? 2020 ou 2030 ce n’est pas la même chose
– A quelle vitesse ? Un effondrement par paliers ? Rapide ? Nous pourrons nous adapter ou pas ?
– Quel va être le déclencheur ? La prochaine crise financière ? L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite ? Une catastrophe climatique ?
– Que faire ? Une réponse individuelle ? Collective au niveau local ? Collective au niveau politique ? Un mélange des trois ? Autre chose ?
A suivre !

Pascal Bourgois

LES AMIS

15 mai 2019,

Alain l’air de rien a ouvert les fenêtres et nous avons respiré : l’air du large, le parfum des îles, la fraîcheur des jours meilleurs. Un jour il lance l’association d’où vont naître des générations d’écologistes, les Amis de la Terre. Un autre, il fonde le magazine d’où vont essaimer les idées de l’écologie, le Sauvage. Il crée comme en se jouant, célèbre l’amour des palmiers, écrit des livres aux phrases vibrantes de poésie, devient Guillaume le conquérant sur son cheval, Robinson dans son île. Il aime la beauté. Il inspire ses compagnons.

Alain, j’ai vécu les plus belles années de ma vie à tes côtés.

Brice Lalonde

La dernière Chronique

12 mai 2019,

La dernière chronique d’Alain Hervé dans l »Ecologiste

L’écologiste n°54

9 mai 2019,

L’Ecologiste. Trimestriel, en Angleterre depuis 1970, en France depuis 2000 

Sauver la biodiversité, la nature, le sauvage ? C’est le sujet du dossier du  nouveau numéro  de  L’Ecologiste paru en kiosque. Avec une idée force : le grand retour du sauvage. L’idée est puissante, mobilisatrice, vitale: nous ne pouvons pas vivre sans la nature. Vous pouvez  vous abonner ou vous réabonner si ce n’est déjà le cas. 

Vous trouverez également ci-dessous des nouvelles d’actualité et de nouveaux livres que vous pouvez commander en ligne ou par courrier.  Bonne lecture, l’équipe de L’Ecologiste. 

HOMMAGE L’écrivain et pionnier de l’écologie Alain Hervé est mort le 8 mai à l’âge de 86 ans. Auteur de nombreux ouvrages, écrivant un billet dans chaque numéro de L’Ecologiste depuis vingt ans, Alain Hervé a accompli une oeuvre considérable. Le prochain numéro de L’Ecologiste lui rendra hommage – et nous publierons son dernier billet, qu’il venait de nous adresser. RIP.

ACTUALITES Un million d’espèces sur le point de disparaître. Lundi 6 mai, le rapport de la Plateforme biodiversité des Nations-Unies, fruit de trois ans de travail, a lancé un cri d’alarme : « La santé des écosystèmes dont nous dépendons, comme toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais » et : « Un million d’espèces animales et végétales – soit une sur huit – risquent de disparaître à brève échéance. » 
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Soudain, Alain Hervé nous a quitté ce 8 mai 2019

8 mai 2019,

La vie brève |

Alain Hervé L’homme sauvage (1979)

mercredi 8 mai 2019

C’est le petit matin, le 17 avril, ou à un autre moment avant ma mort. je vois un palmier dans l’encadrement de ma fenêtre.
Je m’éveille sur une planète neuve dont je perçois la rotondité à travers ce palmier. Je m’éveille avec tous mes sens.

(les premières phrases de l’homme sauvage)