Esturgeons

16 novembre 2010,

L’effet de surprise passé, nous nous habituâmes à leurs lentes reptations, à leur souffle rauque, à leur caractère placide.
Ils remontent du sud, depuis que les mers se sont réchauffées. Ils cherchent leur nourriture dans les zones d’épandage des bords des cités. Leurs chants, la nuit, semblent des sanglots étouffés.
Alors, ne résistant plus, toute la ville sort sur les terrasses et les balcons pour pleurer tout son soûl tandis que les fraternités entonnent les « lamentatios » et qu’aux barbacanes s’allument les feux.

Retrouvez Daniel Maja sur son blog