Archive pour novembre 2010

Noeuds

15 novembre 2010,

Il dit: ” Quand la situation est trop embrouillée, quelques frappes chirurgicales ici et là suffisent à la dénouer!”
Georges penche plutôt pour la non-intervention, laissant les parties en présence se démêler toutes seules….
Ce disant, ils s’éloignent, l’esprit en paix.

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La Vie brève

14 novembre 2010,

Daniel Maja est un roi. Un roi de la fable, un roi de La Fontaine. C’est notre La Fontaine.

D’un trait il évoque toute notre vie. Notre perplexité quotidienne devant le monde où nous vivons.
Voilà la Vie brève.

Comme si nous ne vivions pas au dessus du volcan.
Comme si nous étions des enfants effarés de ce qui se passe derrière la porte.
Il nous décharge du poids d’exister. Il anéantit les sérieux. Il exalte la seule sécrétion cérébrale qui mérite d’être retenue : l’imagination. Il nous souffle des pétards dans la comprenette. Daniel nous guide dans le noir depuis les débuts du Sauvage en 1972.
C’est grave : Daniel n’est pas le dessinateur le plus célèbre de son temps.
On se demande bien pourquoi?

Savoir-vivre

8 novembre 2010,

Depuis sa mémorable rencontre avec Vendredi, Georges R. s’efforçait de lui inculquer les fondamentaux de “ la Bonne Education“.
Bien que peu doué, V. était d’une désarmante bonne volonté mais ses progrès étaient patents…

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Romain Gary, le minoritaire-né.

8 novembre 2010,

Je suis différent, comme tout le monde…

Il y a un grand malentendu avec Gary, mais avec lui tout est toujours trop grand, démesuré comme un gamin rattrapé par une puberté vengeresse qui s’offre une crise de gigantisme. Si si, ça existe.

Ce type était trop, comme disent les mômes de la communale. Trop tout. Trop en avance sur son temps. Si on a dit de lui qu’il était le père, voire le grand-père de l’écologie, avant l’invention du mot et pis du concept, c’est qu’il souffrait du brin d’herbe piétinée en toute insouciance comme du hérisson écrasé sur la route par des gens qui chantent à tue-tête en roulant de bonheur vers la nature.Des inconscients, des inattentionnés. Or la terre a besoin de beaucoup d’attentions, d’être constamment surveillée, même, insiste-t-il Inconscient, ce n’était pas dans ses moyens.

« … Un homme qui est bien dans sa peau est ou un inconscient ou un salaud. Personne n’est dans sa peau sans être aussi dans la peau des autres »
Beaucoup trop sensible. Sensibilité d’artiste, sensiblerie de jeune fille dont sans se vanter il ne rougissait pas. Capable de se coucher contre un arbre, et de sentir, et de savoir ce que pense et ressent cet arbre. À en devenir l’arbre, à écrire en langage d’arbre. Il dit de lui qu’il est un souffreteux, c’est vrai : tout ce qui arrive aux autres lui arrive aussi.
« … j’ai vu un arbre de trois mille ans, un redwood, et de cent cinquante mètres de haut. Trois mille ans après, il est toujours là pour prouver que c’est possible, qu’on n’est pas obligé de tout détruire… »
« … assis dos à l’écorce j’essayais de lui prendre quelque chose mine de rien, par contact subreptice, lui soutirer deux sous de dureté, d’impassibilité, d’indifférence, de je vous emmerde tous, ça ne marchait jamais, on restait de part et d’autre, quand même, en fin de journée, je me sentais moins souffreteux… »

(suite…)

A l’heure dite

5 novembre 2010,

Il ne se passa rien. L’éclipse fut remise à une date ultérieure.
Georges, retardé, avait oublié de se mettre à l’heure d’hiver…
Il faudra attendre la prochaine conjonction, quelques lustres tout au plus…

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