Chers lecteurs du Nouvel Observateur

11 février 2011,

Bonjour les anciens lecteurs du Sauvage et les nouveaux venus, qui avez lu notre annonce dans le Nouvel Observateur du jeudi 10 février 2011

Vous retrouverez l’histoire de nos liens avec le Nouvel Observateur dans la rubrique « Gloire à nos illustres pionniers »  dans l’article « Histoire du Sauvage ».

Nous sommes toujours les Sauvages associés,  propriétaires du titre, qui poursuivons le même propos. Il s’agit de traiter de l’écologie en dehors des partis politiques qui en portent l’étiquette.

Nous proposons des textes de référence, des textes pratiques et des textes polémiques. Nous mêlons l’actualité et les rééditions de textes déjà publiés au cours des trente huit ans de notre longue vie.

Nous souhaitons susciter des réactions, mais surtout des échos dans la vie publique et médiatique.

L’écologie sera le principal enjeu des prochaines présidentielles. Nous en sommes persuadés. Réfléchissons, préparons-nous, participons au débat. Nous ne publions plus de petites annonces, mais du courrier très volontiers.

Le Sauvage est animé par des bénévoles, ne leur demandez pas d’en faire davantage que leur humeur, que leur fantaisie, que leur passion.

Si vous voulez en savoir davantage sur cette très belle image du peintre anglais Martin Jordan qui a illustré notre annonce dans le Nouvel  Observateur, allez  plus loin sur ce site voir l’article « Salto Angel ». Vous en découvrirez l’histoire.

Depuis les origines de son histoire, l’homme, cet animal apeuré, tente de s’octroyer des droits d’exploiter la nature qu’il respire, qu’il boit, dont il se nourrit, qui compose sa substance, sur laquelle il se tient debout.

Depuis quarante ans, une nouvelle réflexion tente de bousculer cet a priori millénaire, de relier à nouveau l’homme avec la nature, de relativiser sa position de prédateur absolu. L’homme fanfaron continue de faire éclater ses pétards. On entend avec stupéfaction des hommes politiques, qui s’affichent comme progressistes, invoquer toujours la croissance économique comme seule panacée. Tandis que des continents entiers deviennent des bourbiers sanglants, on continue de vouloir leur administrer les potions magiques du développement et du libre-marché.

Alors, ce qui fut la raison d’être du Sauvage pendant dix ans, ce qui fit sa réputation, nous allons le poursuivre. Espérons que nous partons pour enfanter de la paix, de l’humour, de l’amour, de l’intelligence, de la conscience, de la responsabilité, du partage, du savoir-vivre avec les autres espèces vivantes.

Le 1er mars 1991, dans le dernier numéro imprimé du Sauvage, nous écrivions : « Nous pensons que nous sommes les réalistes et que ceux qui rêvent encore de développement de l’économie sont des utopistes. Les dégâts causés par leur terrifiante utopie, sont partout visibles. Partout sur la planète, les cultures, dans les deux sens du terme, ont été détruites. Nous habitons une terre, un air et une eau en ruine. À la recherche de conforts et de profits matériels immédiats et douteux, toutes les sociétés humaines sont disloquées. Dépouillées de leurs valeurs de référence, elles se précipitent vers le no man’s land des villes. Calcutta, Mexico, Tokyo, New York… ne sont pas en effet la terre des hommes dont on rêve.

(à propos de la réédition du Sauvage en 1991, pendant un an, que ce soit ici l’occasion de remercier encore ici Olivier Canaveso qui, avec sa maison d’édition Octavo, en fut l’artisan talentueux. Hommage à Olivier!)

Si notre espèce doit survivre, elle trouvera des issues au drame qu’elle vit actuellement. Cette recherche est celle du Sauvage, elle vise un accroissement de la conscience et de la responsabilité de l’homme. Ce n’est pas simple.

Ce texte peut répondre à ceux qui s’inquiètent de savoir quelle est la philosophie de notre entreprise.

Les Sauvages associés