Deux, pourquoi pas trois?

11 octobre 2011,

par Alain HERVE

Nous couchons à trois dans mon lit. Deux sous les couvertures, un homme et une femme, et une sur la couverture notre jack-russel Lulu. Selon la statistique, 80% des jack dorment dans le lit de leur maître. Lulu est insomniaque et nous piétine vers quatre heures du matin de ses pieds d’éléphant. Bref nous réveille.

Autre exercice du Jack Russel au lit selon Charles Burton Barber

Bonne occasion de réfléchir au drame des socialistes. Deux « impétrants »se trouvent en effet contraints de devoir avaler la potion Montebourg, que ni l’un ni l’autre ne saurait digérer qu’au prix de reniements contre leur nature. Je propose donc de contourner le problème. Il suffit que les deux impétrants, sans avoir à se déjuger, laissent démocratiquement s’exprimer Montebourg. Il suffit de le laisser en piste pour le second tour. Trois au lieu de deux. Que le meilleur gagne. Je parie d’ailleurs que Montebourg peut gagner. Il est jeune, visionnaire je l’espère. Il risquerait de redonner au PS l’impulsion qui lui fait cruellement défaut. Lui seul peut rallier un électorat de gauche désespéré, égaré à l’extrême droite.

Certes en tant qu’écologiste, j’ai noté son peu d’appétit pour le choix antinucléaire, pour la nécessité de sobriété énergétique, sa méconnaissance des lois qui régissent la biosphère, auxquelles les hommes sont soumis. Mais nous avons déjà des écologistes qui les ignorent.

Mais je le crois intelligent et susceptible de comprendre vite. Ce serait un partenaire intéressant pour les écologistes, plus vif à réagir que le conciliateur à pâte molle et la disciplinaire au martinet.

Alain Hervé