par Maurice Soutif
L’hiver à Paris, j’aime le théâtre du dimanche après-midi, quand la salle de velours rouge s’emplit de cheveux gris, quand ça frissonne et jacasse dans les corbeilles. Les mamies permanentées fouillent leur sac à main. Mouchoirs brodés, poudre de riz, bonbons à la sève de pin… On les croirait croquées par Jacques Faizant.
acronis discount coupon
Adobe CS5 Design with cheap price
cheap Adobe Creative Suite 5 Master
cheap adobe fireworks cs5
purchase CS5 Production Premium on linepurchase adobe premiere cs5
adobe photoshop new zealand
adobe acrobat ver 9 student discount
purchase photoshop elements 8
buy office 2007 ultimate
purchase photoshop elements 7
CS5 Design Premium best price
cheap windows hosting
buy cheap Adobe Creative Suite 5 Design
discount windows 7 upgrade family
Adobe CS5 Production cheap price
purchase online Adobe CS5 Web Premium
Buy presenter
acrobat pro 9.3 buy
download norton antivirus 2010 instant again
buy photoshop magnet kit
cheap adobe software uk
buy microsoft office standard 2007
buy student microsoft windows 7
Buy photoshop cs4 uk
Adobe photoshop elements 6 download
how can i buy acrobat 9 pro licenses
buy adobe acrobat 9 pro
best prices on Adobe Creative Suite 5 Master
cheap windows xp software
get discount microsoft points
acrobat pro 9 download
photoshop cheap downloadbuy microsoft office 2007 with college discount
best price adobe premiere elements 8
cheap photoshop 7
purchase on line Adobe Creative Suite 5 Master Collection
download windows 7 starter edition
cs4 photoshop price
purchase on line Creative Suite 5 Design
Soundbooth cs5 mac download
buy Creative Suite 5 online
windows and doors discount
purchase adobe acrobat 8 professional
buy adobe after effects cs4
buy photoshop 8Adobe photoshop to buy
photoshop cs5 mac price
Les mamies murmurent et rient d’avance. Parmi elles, somnolent et sourient quelques rares messieurs chenus. Sur les trois cent cinquante sièges du théâtre Michel, pas plus de quatre couples ayant l’âge de celui de la pièce. L’âge de l’amour. L’âge de la guerre. Car, après quelques semaines de paradis, Marie et Simon vivent l’enfer de la vie à deux. Adieu, prince charmant ! Elle découvre un beauf surmené qui regarde les fesses des serveuses. Et lui, la trouve immature, capricieuse, dépensière…
Bref, ils sont «négativement complémentaires», chacun sachant blesser l’autre avec une précision chirurgicale. Ils s’insultent et se déchirent. « Je t’aime ! Je te hais ! » Rancuniers, ils cessent de faire l’amour et la frustration avive leur violence. Résultat ? Il leur faut un psy, un thérapeute qui leur enseigne à s’aimer. Et c’est par le brio de l’écriture qu’advient le miracle : la glose détachée, suffisante, de l’expert cogne de façon comique avec la fureur viscérale et mal embouchée des amants.
Exercice de défoulement : frapper en poussant des cris de bête sur un coussin figurant son partenaire. On parle de bite et de couilles, et les mamies à toison d’argent se désopilent. Le public du dimanche après-midi donne ainsi une saveur, une résonance particulière à cette comédie coécrite par Vincent Juillet et Mélissa Drigeard, qui incarne avec un érotisme brûlant l’héroïne de la pièce. Morgan Perez, qui joue avec un superbe abattage son amoureux rageur et malmené, n’en paraît que plus sincère.
Quant à William, le charlatan baratineur magistralement campé par Jean-Pierre Azéma, il apparaît d’une ambiguïté digne de Tartuffe. Ne convoite-t-il pas dans ses rêves sa patiente légèrement vêtue ? Après avoir imposé au couple un agenda de rendez-vous sexuels obligatoires, donc forcément ratés, il s’arrangera pour s’approcher d’elle par le biais d’une thérapie de groupe… Peu à peu, il se montrera aussi faible, aussi fou, donc humain, que ses patients, lesquels guériront un peu malgré lui.
D’autres couples, on s’en doute, périront grâce à lui. On songe là, bien sûr, aux astucieux et parfois sombres romans du psychanalyste Irvin Yalom[2] best price adobe cs4 web premium. Fort critiquée, la mise en scène signée Julien Boisselier a au moins le mérite d’éclairer avec force le combat amoureux : c’est un incendie où le thérapeute ne peut que jouer avec le feu.
Maurice Soutif
[1] Pièce d’abord intitulée Psycholove lors de sa création au festival d’Avignon.
[2] Lire notamment « Mensonges sur le divan » (Points)