Archive pour novembre 2012

Notre-Dame des épines

30 novembre 2012,

par Roger Cans, ancien journaliste du Monde chargé de l’environnement.

D’emblée, tout le monde pense au Larzac : des paysans chassés de leurs terres au nom de l’intérêt national ; des militants et des marginaux qui viennent leur prêter main forte ; quelques élus plus ou moins bien reçus, comme François Mitterrand lorsqu’il est venu (suite…)

Eléphants blancs

30 novembre 2012,

La rédaction du Sauvage vous invite à la lecture d’un article de Jérôme Gleizes, Professeur d’Economie à l’Université de Paris 13, paru le 29 novembre sur le site de Politis. Nous avons seulement changé  le titre à la demande de l’auteur.

Les éléphants blancs à la française ou le suicide économique du gouvernement Ayrault

par Jérôme Gleizes

L’aéroport Notre-Dame-des-Landes et la ligne ferroviaire Turin-Lyon sont deux grands projets du gouvernement Ayrault pour relancer la croissance dans une logique productiviste surannée. Or ce sont surtout des éléphants blancs, ces investissements prestigieux qui s’avèreront coûteux et dont l’exploitation deviendra un fardeau financier: (suite…)

Le non débat sur l’énergie

29 novembre 2012,

par Christophe Chelten

Le débat sur l’énergie qu’entreprend le gouvernement ne sera pas un débat, dans la mesure où les protagonistes de la discussion sont tous d’accord à priori. Greenpeace et les Amis de la Terre  qui devaient apporter des contre propositions, se trouvant en position minoritaire, se sont désistés. Voici un non évènement en cours. Triste manifestation de la nullité écologique du gouvernement socialiste.

James Tissot à Orsay

25 novembre 2012,

par Christophe Chelten

Ce français né en 1836 à Nantes, Jacques-Joseph Tissot, a connu le succès en Angleterre, au point qu’on ne le connaît que sous son prénom britannique de James.

On vient  de le redécouvrir par accident dans l’exposition  l’Impressionnisme et la mode au musée d’Orsay. Accident puisque qu’il n’a rien d’un impressionniste, bien qu’étant leur contemporain. Ce virtuose du dessin et du pinceau aimait les femmes et les a peintes dans leur splendeur de la fin du XIXème siècle. Idoles harnachées de toilettes luxuriantes jusqu’à apparaître comme des feux d’artifice de chiffons colorés. Sa capacité illustrative lui a valu des critiques féroces de ses contemporains, à commencer par les Goncourt, qui l’accusaient d’académisme. On ne lui pardonnait pas non plus sa notoriété dans le beau monde londonien de l’époque victorienne. Certes la mode allait vers un trait plus flou. Voir Degas, Renoir, Courbet…

Il s’impose dans l’exposition d’Orsay avec neuf tableaux, dont le charme tient à leur capacité (suite…)

Harrison: les Jeux de la nuit

24 novembre 2012,

J’ai un ami qui dit n’avoir jamais lu un seul roman et qui affecte de ne lire que de la

D.R.

philosophie : Julien l’Apostat et Saint Augustin sont ces jours-ci ses voisins de palier.

Je viens de lire le dernier volume de Jim Harrisson : The farmer’s daughter, Les Jeux de la nuit en Français (Flammarion) Trois nouvelles écrites de trois plumes différentes. Saluons Brice Matthieussent pour la traduction.

Une plongée dans la vie brute d’hommes jetés dans le torrent de l’état d’être. Sexe, chasse, alcool, grands espaces sauvages, feux de bois, lecture des Métamorphoses d’Ovide et The Last word in lonesome is me chanté par Patsy Cline. La philosophie ne tient pas la route à coté de cette avalanche de mots saignants, chauds. Harrisson est un inspiré ou plutôt un exprimé. Il rugit dans le noir. C’est un écolo alcoolo. C’est un penseur vivant. Il a 75 ans il vit dans la brousse quelque part dans le Michigan. (suite…)