L’humanité disparaîtra, bon débarras! par Yves Paccalet

8 avril 2013,

« Nouvelle édition revue et aggravée ». Arthaud éditeur 15 €

par Alain Hervé416AV4ESWPL._SL160_

Question : Serai-je mort à temps pour ne pas disparaître avec l’imminent hiver nucléaire ?

Implacable. Brillant. Irritant. Irréfutable. Fascinant. La nouvelle édition du livre de Paccalet comble cette aptitude obscure qui en nous souhaite le désastre, le désire même.

La démonstration est faite dès les dix premières pages du livre : l’humanité se suicide.

On le savait, mais on ne voulait pas le savoir.

Et puis  l’argumentation se développe sur deux cent cinquante pages, que l’on dévore avec stupeur et chagrin, en pensant aux plus jeunes d’entre nous qui vont être emportés par le tsunami de la stupidité humaine.

On croit que les sociétés humaines sont gouvernées par des hommes responsables. Erreur. Nous sommes gouvernés au choix par des sots, des idiots, des aveugles, des incapables, des salauds, des criminels… dont l’unique discours tient dans un seul galimatias économico-pseudo scientifique.

Ce sont au mieux des chiens qui courent derrière leur queue.

Ils seront covictimes du désastre qu’ils mitonnent. Leurs enfants vont mourir avec eux, avec nous. Ils sont les artisans d’un obscur projet qui va faire disparaître une espèce néfaste qui bousille la biosphère. Les être humains. Une curieuse espèce de mammifères surdoués, qui ne dispose pas des mécanismes d’autolimitation de ses comportements, nécessaires à sa survie.

Notre disparition sera naturelle. Aussi naturelle que celle des dinosaures, des mammouths et des milliers d’espèces que nous avons assassinées.

Curieuse lecture qui annonce la fin de partie, le baisser de rideau.

La seule consolation tient au talent de l’auteur qui met en scène cette apocalypse avec fougue et une sorte d’humour (macabre).

Les carottes sont cuites pensent nombre d’entre nous. Trop tard pour tenter quoique ce soit.
James E Lovelock l’inventeur de « l’hypothèse Gaia » confiait à un de ses amis: « en attendant la fin il faut jouir de la vie ».

Alain Hervé