Less is more. Moins c’est plus

28 octobre 2013,

par Alain Hervé

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Femme, homme gravés dans le granit des îles Chausey par Jacques Boullaire (1924)

La presse a ressorti récemment cette formule anglo-saxonne en l’attribuant par erreur à la famille Kennedy dont ç’aurait été la devise. L’origine n’en est pas évidente. Si on la traduit littéralement, : »moins c’est plus ». Robert Browning l’a utilisée dans un de ses poèmes. L’architecte Mies Van der Rohe s’en est réclamé pour caractériser ses constructions. Mais pourquoi ne pas en laisser la paternité à Diogène qui la mit en pratique. Le Bouddhisme l’a enseignée et le Catholicisme aussi bien dans certaines de ses manifestations, entre autres franciscaines ou érémitiques. Gandhi en a été un des plus spectaculaires avocats. De nos jours l’économiste Ernst Schumacher avec son « small is beautiful » ou Marshall Sahlins avec son « Age de pierre , âge d’abondance » l’ont illustrée de manière convaincante. Sans pour autant rencontrer une adhésion collective. La consommation gaspilleuse a d’autres séductions plus immédiates.

Réfléchissons y.

Pourquoi ne pas confronter tous nos actes avec cette formule et avec son symétrique More is less, Plus c’est moins, qui caractérise assez bien notre fringale consommatrice.