Archive pour octobre 2013

Vous avez dit décroissance ?

23 octobre 2013,

Il y a deux attitudes à considérer sur la décroissance, une première pense que la décroissance du PIB est nécessaire et souhaitable, pour éviter un certain nombre de catastrophes écologiques et fonder une société meilleure, comme Paul Ariès qui fait l’objet de l’interview reportée ci-dessous, tirée du site Nord-Bretagne. La deuxième attitude, qui devrait normalement être celle du reste de la population, prend acte du fait qu’une croissance illimitée est impossible dans un monde fini, que la croissance dans notre pays diminue régulièrement depuis 50 ans et qu’il faudrait gérer au mieux plutôt que de nier la réalité, si désagréable soit-elle.

G. Nicaise

Paul Ariès. « Il faut une décroissance matérielle mais une croissance en humanité »

Paul_Aries

Un article réalisé par Marie-Emmanuelle Grignon pour Bretagne Durable.

Paul Ariès est politologue, essayiste, journaliste, rédacteur en chef de la revue « les Z’indignés », et objecteur de croissance a ouvert le Forum de l’Economie Responsable (Fer) de Morlaix, qui s’est déroulée les 19 et 20 octobre à Morlaix.  Interview.

Vous vous définissez comme un « objecteur de croissance amoureux du bien-vivre ». Qu’est ce que cela veut dire exactement ?

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Sur le chemin de Compostelle

22 octobre 2013,

Nous publions en feuilleton le pèlerinage de Jean-Luc Fessard, un ancien des Amis de la Terre co-organisateur avec Brice Lalonde de la célèbre manif à vélo du 22 avril 1972. Marcheur bien entraîné et observateur de la nature et de ses compagnons de route, il nous raconte cette expérience.

Deuxième épisode

Le 28.04.2013 j’arrive en TGV à Tours à 18H00

Mur peint sur le chemin

Mur peint sur le chemin

En quittant la gare, j’ai retrouvé des amis, Olivier et Pascale S. avec leur chienne qui sont venus me souhaiter bon chemin. Photos. Puis je me suis rendu à l’accueil pèlerin de la basilique Saint Martin. Au repas le soir, les sœurs m’installent en face d’une jeune vietnamienne qui prépare un BTS de comptabilité à Vélizy. Un groupe d’une trentaine de retraités d’un pays d’Europe de l’est prennent également leur diner.

Demain je me mets en route, je suis heureux. Ma seule petite inquiétude est pour mon chat Guismov qui ne doit pas bien comprendre pourquoi je ne suis plus là.

29.04.2013 Départ de Tours pour Sorigny à 9H00 (c’est la matinée (suite…)

Le pic pétrolier et la croissance pour les nuls

16 octobre 2013,

Une petite animation documentaire de 35 min, archi-accessible, destinée à celles et ceux qui n’ont pas encore compris la situation, cliquer ici.

La vie extra – ordinaire d’un pèlerin sur le chemin de Compostelle

15 octobre 2013,

Nous publions en feuilleton le pèlerinage de Jean-Luc Fessard, un ancien des Amis de la Terre co-organisateur avec Brice Lalonde de la célèbre manif à vélo de 1973. Marcheur bien entraîné et observateur de la nature et de ses compagnons de route, il nous raconte cette expérience.

Par Jean- Luc Fessard

La borne des 1000kms«  La vie est un livre ouvert, ceux qui ne voyagent pas n’en lisent qu’une  page ». Citation reçue d’un ami.

Mes notes :

Mon projet de faire le chemin de Tours à Compostelle s’est concrétisé il y a plus de 10 ans. Dans les années 1972- 1973 je suis allé « faire la route » en Amérique du Sud pendant 10 mois. Par la suite je me suis mis en quête d’un autre projet pour partir à nouveau. Et j’ai découvert le livre de Barret et Gurgand « Priez pour nous à Compostelle », lorsqu’il est sorti en librairie. Mais à ce moment-là, ma vie changeait, je commençais une vie professionnelle passionnante et mes filles charlotte puis Alexandra naissaient.

Ce n’est qu’au début du siècle, devenu quinquagénaire, que retrouvant le (suite…)

Amour cannibale

14 octobre 2013,

« La vie d’Adèle »

Un film d’Abdellatif Kechiche, Palme d’Or 2013

par Saura Loir

UnknownPas facile d’aller à contre-courant, surtout quand le courant devient raz-de-marée. Pas facile de s’opposer au raz-de marée d’enthousiasme qui a salué la Palme d’Or attribuée à La vie d’Adèle, le film d’Abdellatif Kechiche. Face à une unanimité pareille, à une telle avalanche de commentaires émus et enthousiastes, comment ne pas m’interroger non seulement sur ma sensibilité esthétique mais sur ma sensibilité tout court, vu que je n’ai été ni émue ni enthousiasmée ? Alors voici, en vrac, ce que je reconnais être davantage une réaction à l’admiration béate et unanime qu’une appréciation objective du film, mais après tout ce que j’écris ici ne se veut pas une « critique de cinéma » mais un commentaire personnel, une façon de m’exprimer.

Trois heures à fouiller comme un maniaque le visage d’Adèle, en gros plans (suite…)