Archive pour mai 2014

Mille vaches

31 mai 2014,

 

trois petites fermes T-shirtDes fermes ou des usines ?

 

 

La Confédération paysanne vous invite à signer un appel pour l’agriculture paysanne, contre l’industrialisation de l’agriculture

Bure, la cache radio active

28 mai 2014,

imagecommuniqué:

Débat Démographie et Ecologie, le sujet tabou

28 mai 2014,

intervention de Michel Sourrouille lors de la conférence-débat à la mairie du deuxième arrondissement à Paris le 15511kg52-9OL._ mai 2014

Nous n’avons pas refusé du monde pour cette conférence, dommage. Déjà un signe que la question démographique est tabou !  Je me présente, coordinateur du livre  « Moins nombreux, plus heureux » et organisateur principal de cette rencontre au nom de JNE (Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie). Le sous-titre explique vraiment l’idée générale partagée par les 13 contributeurs, « l’urgence écologique de repenser la démographie ». Il nous faut à la fois envisager la question alimentaire comme le fait dans le livre Jacques Maret, la question religieuse (Jean-Claude Noyé) ou la question migratoire comme je l’écris dans le chapitre que j’ai rédigé… Le livre condense la plupart des points de vue sous l’angle commun de la maîtrise de la fécondité. Le dépassement des capacités de charge de la planète exige une réduction volontaire de la population humaine. Sinon il y aura (et il y a déjà) guerres, épidémies et famine comme l’avait prévu Malthus. Je ne comprends donc pas les réticences à aborder ce sujet. Le malthusianisme devrait être un élément essentiel de notre réflexion individuelle et collective, c’est au contraire le grand absent. La démographie est un véritable tabou, particulièrement en France. Pourquoi ? (suite…)

Le chiffre du jour : 1 710 087

26 mai 2014,

verre à moitié pleinC’est le nombre d’électrices et d’électeurs qui ont voté pour Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2012 et qui ont fait défaut au Front National lors des récentes élections européennes. Le Front National a quand même recueilli 4 711 339 voix (au lieu de 6 421 426), soit un peu plus de 10 % des suffrages du corps électoral.

Je propose que ce que l’on peut lire sur le site de notre excellent confrère Médiapart pèche un peu par recherche du sensationnel et que la surmobilisation du côté du Front n’est que très relative. Je cite :

La victoire du Front national dimanche s’explique d’abord par une surmobilisation de son électorat. « Toutes les élections se gagnent ou se perdent sur le taux de mobilisation différentiel. Il y a eu une surmobilisation d’un électorat FN dopé par les victoires précédentes et notamment les municipales, mais aussi une démobilisation du côté des électorats UMP et PS », a analysé dimanche soir dans notre émission Nonna Mayer, directrice de recherche au CNRS spécialiste du FN. Cette démobilisation est le fruit de deux facteurs, « car l’abstention a toujours deux visages, ajoute la chercheuse : sociologique – certaines catégories s’abstiendront toujours plus, les jeunes, les précaires, les moins diplômés –, mais aussi politique ». Le Front national est parvenu dimanche à mobiliser un électorat eurosceptique – voire europhobe – qui se déplace rarement pour des élections à faible intensité comme les européennes. (fin de citation)

Le séisme dont les médias parlent tant aujourd’hui est donc surtout dû une abstention massive, qui n’a que partiellement épargné le FN puisqu’il a perdu un gros quart de son électorat des présidentielles.       Charles Ribaut

Le Cavalier seul, Audiberti

26 mai 2014,


par Michèle Valmontaffiche cavalier seul

La reprise d’une pièce de Jacques Audiberti est toujours un événement, tant cet auteur pourtant prolixe se fait rare sur les scènes françaises. Il s’agit ici du « Cavalier seul », monté au Théâtre 14 par Marcel Maréchal qui l’avait créé en 1963.
Le propos de la pièce est original et ambitieux. Le cavalier Mirtus, fils de paysan, décide de quitter la maison paternelle pour  une croisade solitaire jusqu’au Saint Sépulcre à Jérusalem. Mi Parsifal mi d’Artagnan, naîf et redresseur de torts, il croise au cours de son voyage des personnages hauts en couleurs: prêtre, calife, ouléma, danseur, prostituée, impératrice…jusqu’à l’Homme, incarnation du Christ.
Ces rencontres sont prétextes à des discussions philosophico-fantasques qui, sous une apparente superficialité loufoque, touchent à des sujets graves, tels le colonialisme ou la religion. La scène où l’impératrice de Byzance -magnifique Marina Vlady- explique au cavalier le trafic des reliques de la « vraie » croix est des plus savoureuse.
Au fil de son périple, les yeux de Mirtus s’ouvriront sur les réalités d’un monde perverti, cruel, assoiffé de pouvoir et d’argent: LE monde, NOTRE monde.
Le langage d’Audiberti est riche, truculent, un peu lourd parfois, drôle souvent. Ses personnages baroques, délirants, sont ingénieusement mis en scène par un Marcel Maréchal inspiré, qui campe également plusieurs rôles avec le bonheur et l’autorité qu’on lui connaît. On sent combien cet ouvrage lui tient à coeur. (suite…)