Pipi : le rebond

1 octobre 2014,

manneken pisSix réactions de lecteurs à l’article paru sous le titre « Pipi et Eco-évolution »

Bravo bravo et bravo. Juste deux points:

1- Plus j’en lis sur l’Evolution plus je regrette que Wallace soit parti aux oubliettes; la seule raison que j’y vois c’est qu’il s’est perdu dans la seconde partie de sa vie dans le spiritisme et autres conneries mais cela n’empêche que s’il n’avait pas envoyé son manuscrit à Charles (Darwin) les choses auraient peut-être été légèrement différentes.

2- Le point le plus important, pour toi surtout, c’est de savoir que dorénavant chaque jour, quelqu’un à Bâle pensera à cet article quand il devra prendre la difficile décision de se lever la nuit pour aller pisser.

 

J.J.N.

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J’ai lu cet article avec intérêt. Quant à moi, depuis longtemps j’essaie de contribuer à la protection de l’environnement en pissant dans le jardin chaque fois que c’est possible. Fertilisation organique de mes lauriers roses qui sont resplendissants et diminution de la charge en azote et phosphate des eaux usées.

Je regrette que l’auteur n’aie pas profité de cet article pour lancer un vibrant appel en faveur du pipi dans le jardin pour réduire la pollution des eaux usées par un excès d’azote et de phosphate. Je ne sais pas s’il y a eu des études quantitatives pour estimer l’influence de la généralisation d’une telle pratique sur la qualité des eaux usées.

J.D.

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Merci pour cette contribution

Personnellement j’aurais un peu plus insisté pour illustrer le rôle fondamental de l’azote minéral non gazeux (nitrique et ammoniacal) pour le règne végétal et donc animal.

Dans mes stages j’aime bien rappeler que si on mettait sous « cloche » du végétal vivant (consommateur d’azote minéral et globalement producteur d’azote organique) en retirant la totalité des organismes hétérotrophes (producteurs d’azote minéral) le « végétal » ou l’autotrophe mourrait faute de recyclage de l’azote… le végétal n’est pas autonome, contrairement à ce que pensent beaucoup de « végétaristes »…

B.O.

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(L’auteur) fait référence aux animaux vivant en zone désertique de manière assez rapide, mais je pense que l’article y gagnerait si on approfondissait ce point.

Que pissent les gerbilles et autres petits mammifères des zones désertiques ?

Est ce qu’il leur faut aussi 4 litres d’eau pour évacuer 100 g d’urée ?

Et quid du rôle de l’urine pour marquer son territoire ?

A-t-on fait des études sur les tribus qui vivent dans le désert depuis des générations ?

Nous évacuons aussi tout un tas d’autres molécules en surplus dans l’organismes au travers de l’urine, pas seulement l’azote.

Donc même si nous pouvions évacuer l’azote sous forme de gaz, il faudrait quand même que nous pissions pour évacuer d’autres molécules en excédent sous peine de s’empoisonner, non ?

J.E.N.

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EN EFFET QUAND IL FAIT SEC  JE NE GASPILLE PAS MES LIQUIDES

j’essaye de les mettre au pied d’un végétal…avec ou sans urée…

le problème, c’est de répartir les dits liquides de la façon la plus équitable possible, faut donc que je marque VRAIMENT  mon territoire….et comme je suis un anosmate, je dois noter ça sur un calepin….

J.M.

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J’ai lu avec intérêt cette chronique. Autant j’aime bien l’hypothèse Gaia (…), autant je trouve que l’hypothèse altruiste de la sécrétion d’urée est un peu osée. Les contraintes biochimiques sont aussi là, non ?

Puisque l’on parle de symbiose, il faut se rappeler que dans le cas de la symbiose corail/zooxanthelles (donc entre un animal et une algue unicellulaire), il y a recyclage total de l’azote au sein de « l’holobionte » (l’organisme symbiotique) et même absorption (par le corail) de toutes les formes possibles d’azote présentes dans l’eau de mer.

D.A.