Archive pour mars 2015

1001 grammes, film norvégien de Bent Hamer

15 mars 2015,

par Christophe Chelten548085.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

C’est net, c’est froid, c’est triste, c’est beau comme une Norvège fantasmée. L’actrice Ane Dahl Torp exprime à la perfection le drame de la réussite matérielle. Son visage est un drame à lui seul. Son entreprise de vérification du kilo étalon norvégien est un  voyage au coeur de l’absurde. Il devient un numéro comique involontaire ou volontaire?

Jusqu’à la rencontre avec un scientifique français en rupture de recherche, interprété très justement par Laurent Stocker. Commence une irruption de la tendresse pour terminer ce film intelligent, aux images parfaites sur une partition musicale au gramme près.

Ça mérite le détour.

Biodiversité

15 mars 2015,

BiodiversitéSur le site de Libération économie le 13 mars 2015, sous la signature de Coralie Schaub , un article intitulé

« La biodiversité en voie de réapparition à l’Assemblée »

Le premier projet de loi sur le sujet depuis 1976, présenté lundi, est encourageant. Tel un gastéropode rhumatisant, il a pris son temps. D’abord prévu pour l’automne 2013, le projet de loi sur la biodiversité arrive enfin lundi à l’Assemblée nationale, qui l’examinera en première lecture jusqu’au 19 mars. Le sujet étant négligé car peu compris – voire pas du tout -, il a eu un mal fou à se frayer un chemin dans le calendrier législatif. Pourtant, il est majeur. Au moins autant que le climat, les deux étant d’ailleurs en partie liés.

Préserver la biodiversité, c’est préserver les humains

C’est simple, sans biodiversité, pas d’humanité. Quand on comprend qu’il ne s’agit pas de sauver les ours blancs, les pandas roux, tel papillon ou telle fleur au nom improbable, mais bien de garantir l’avenir de notre espèce, (suite…)

Indigo, un périple bleu. Hôtel de Sens Paris

14 mars 2015,

par Alain Hervé1024px-Indigo-Historische_Farbstoffsammlung

Jetez vous dans le bleu.Dans le bleu de la mer, le bleu du ciel , les yeux bleus, le bleu de l’âme. Le bleu indigo est une desimages plus belles inventions de l’homme, dans sa tentative désespérée de redire la Création..

Le bleu indigo est tropical pour les plantes vertes Indigofera tinctoria, auxquelles il doit d’exister. Il a suivi l’homme sur tous les continents. Il atteint des sommets en Afrique chez les Dogons par exemple, et au Japon, où je l’ai rencontré au fond d’une ruelle à Kyoto, il y a des années. Je l’avais déjà fréquenté dans le journal du Père Labat aux Antilles, où il a installé les indigoteries.

affiche-indigoREn ce moment vous pouvez le parcourir à la bibliothèque Forney, à l’Hôtel de Sens, 1 rue du Figuier à Paris IVeme, jusqu’au 2 mai 2015  et jusqu’à 19 h, du lundi au samedi. Quatre petites salles. Il aurait mérité un peu plus d’espace pour étaler sa splendeur. Vêtements et tissus du monde entier, des cotonnades de Rouen au kimono de samouraï. On observe que les sociétés humaines  dites primordiales en ont réalisé les plus belles expressions. La société industrielle a inventé l’indigo synthétique et ses plus ternes usages, du bleu de travail au jean de Nimes. Cet Indigo de nature à travers toutes ses expressions est un vertige d’outre prisme. Il n’en finit pas de séduire l’oeil et de narguer les neurones.

 

A.H.

Très beau catalogue de Catherine Legrand qui a parcouru  le monde pendant deux ans sur la piste de l’Indigo.

Espèces d’espaces, Perec, Artistic Athévins

13 mars 2015,


par Michèle Valmontespecesdespacesmini_pt.jpg

Aller assister au théâtre Artistic Athévains à la création scénique de « Espèces d’espaces » de Georges Pérec
Pénétrer avec délices dans les méandres de l’imaginaire rigoureux de l’auteur, guidé par trois comédiens
S’émerveiller de la précision quasi mathématique de son regard plein d’humour sur les choses, les lieux
Sourire aux énumérations obsessionnelles de son discours, évocatrices d’un univers tout à la fois étriqué et en pleine expansion (suite…)

Bernard Maris vous parle du FMI

12 mars 2015,

FMIBernard Maris : « C’est ici qu’interviennent le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, sorte de pompiers pyromanes ou de brancardiers assassins, qui font beaucoup de mal, probablement en voulant faire le bien. Le bien, pour ces deux institutions, c’est l’économie de marché tournée vers l’exportation. Le FMI et la Banque Mondiale ont une vision primaire du fonctionnement de l’économie et en sont toujours à Adam Smith. Drapés dans leurs certitudes et leur simplisme, ils transforment les crises en faillites et les faillites en catastrophes avec la tranquillité et le regard fixe des boeufs se promenant dans un magasin de porcelaine. Pour finir, ouvrons une parenthèse sur la notion de richesse d’un pays et imaginons un pays, indépendant du monde extérieur. Comme sa production n’est pas valorisée par le marché, elle est (considérée comme) nulle. A côté, un autre pays choisit d’exporter : le secteur agricole qui assurait, comme dans le premier pays, son autonomie et celle de l’industrie locale travaille maintenant pour l’exportation (bananes etc…). (suite…)