Archive pour avril 2015

Bernard Maris vous parle de la France

11 avril 2015,

Maris in God we trust

 

Bernard Maris : « Les américains ont écrit sur leurs dollars « In God we trust », ils ont la chance d’avoir et l’argent et Dieu. Nous, nous n’avons ni l’argent ni Dieu. Ou plutôt nous avons repoussé depuis longtemps et l’argent et Dieu parce que nous sommes une république laïque… »

Ecoutez-le sur Daily Motion tant que c’est encore possible.

 

 

Energie : le rapport qui dérange

9 avril 2015,

Energie ABCD...SCOOP ! sous le titre « Energie : le rapport caché sur une France 100% renouvelable », un article paru le 8 avril 2015  par Christophe Gueugnau et Jade Lindgaard.

« Mediapart s’est procuré le rapport commandé par l’Ademe sur une France 100 % renouvelable en 2050 : le potentiel énergétique est colossal, et ne coûterait pas beaucoup plus cher que de maintenir le nucléaire. Mais visiblement, il dérange puisque sa publication a été repoussée. Nous le publions en intégralité pour ouvrir le débat que l’administration a voulu refermer.

Les 14 et 15 avril prochains, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), placée sous la tutelle des ministères de l’écologie et de la recherche, organise un colloque sur les énergies renouvelables dans la production d’électricité en France. Il s’intitule« 40 % d’électricité renouvelable en 2050 : la France est-elle prête ? ». À l’origine, devait y être présentée en avant-première une étude de l’Ademe sur un scénario beaucoup plus radical : une France en 2050 dont 100 % de l’électricité serait produite par des sources renouvelables : hydraulique, éolien, photovoltaïque, géothermie, bois, méthanisation, énergies marines… Ce rapport, très attendu, était annoncé depuis des mois par l’Ademe et son président, Bruno Léchevin. (suite…)

« Poussin et Dieu » au Louvre

3 avril 2015,

par Alain Hervéimages

Le titre de l’exposition ne manque pas d’ambition. Les commissaires, Nicolas Milovanovic et Mickaël Szanto, ont eu l’esprit de nous sortir ce Poussin de l’oeuf pour les fêtes de Pâques. Passons.

Il s’agit davantage d’une démonstration que d’une exposition. On en sort convaincu. Nicolas Poussin était un esprit fort. Voyez son autoportrait. Il avait des convictions, il les exprime avec bonheur. Mais ne jamais oublier que nous regardons avec notre oeil du XXIe siècle ce qui fut peint avec une cervelle du XVIIe siècle. En ce temps Poussin souscrivait aux épisodes bibliques avec la foi.

Il était par ailleurs pétri de romanité dans tous les sens du terme. Il vivait et peignait à Rome. Son Evangile et sa Bible affichent des couleurs d’Antiquité.

Ses Ascensions ont du souffle ascendant. Ses Dieu le père et ses Vierges n’ont pas ces  visages d’idiots dont tant d’autres peintres, et les plus grands, les ont affligés. Son Annonciation a des accents à la Vinci. (suite…)

Maud Fontenoy à la recherche des gaz de schistes

3 avril 2015,

nip-nip-49681-145x109-renkypar Alain Hervé

Au cours du Grand journal de Canal +, Antoine de Caunes a pris 24 heures de retard sur le poisson d’avril. Il nous a organisé une séquence comique de grande qualité. Opposant Ségolène Royal, dans le rôle d’une ministre de l’Ecologie surréaliste, à une écolo version chercheuse de gaz de schiste, du nom de Maud Fontenoy. Cette dame a eu le grand mérite de traverser deux océans à l’aviron, dans sa jeunesse. Encore bravo. Mais cette prouesse  semble lui donner une autorité pour parle de l’écologie comme d’un lendemain qui chante. L’optimisme à tout prix au mépris de ce que l’on observe partout, est devenu une nouvelle manifestation du syndrome du politiquement correct. Le métier d’illusionniste a de l’avenir.

Augustin Trapenard, après en avoir fait l’éloge,  leur a offert à chacune, un volume du Walden ou la vie dans les bois. On a entendu malgré la distance, Thoreau se retourner dans sa tombe de Concord, Massachusetts.

Programmes écologiques en devenir

2 avril 2015,

oui c'est vous

Dans le bi-mensuel BIOSPHERE-INFO n° 348, par Michel Sourrouille, quelques indications qui demandent d’urgence une application politique pour pouvoir gérer le long terme…                           1971. Socialisation de la nature de Philippe Saint Marc  (Stock). Ce serait une étrange erreur que penser conserver la Nature en maintenant inchangé le système économique qui la détruit. Matérialisme, libéralisme, urbanisation aggravent en effet considérablement la pénurie de Nature résultat de l’encombrement de l’espace par la croissance démographique et économique. Tant que notre civilisation matérialiste donnera au milieu naturel une grande valeur lorsqu’il est détruit, une valeur faible lorsqu’il est sauvegardé, comment s’étonner qu’il disparaisse ? La seule réponse, la clef de voûte de cette construction nouvelle est la socialisation de la Nature. Ce serait reconnaître qu’elle est le bien commun universel, qu’elle doit être ouverte à tous et que son maintien est une mission de service public. D’où la nécessité d’affecter une forte part du Revenu National à un « budget de la Nature » et d’en faire supporter le poids principal aux responsables des nuisances : les pollueurs doivent être les payeurs.

(suite…)