Archive pour juin 2015

Je n’y ai pas plus pensé qu’à mourir

12 juin 2015,

deuilpar Ghislain Nicaise

Hier au téléphone mon meilleur ami m’a appris la mort de sa jeune soeur et je n’ai pas su quoi dire. Je n’ai pas pleuré comme je l’ai fait pour des amis le 7 janvier dernier mais, comme on dit, j’avais mal pour lui. Je suis mauvais pour les condoléances, tous les mots prononcés dans ces circonstances me semblent vains.

Une issue pour moi est d’intellectualiser l’émotion et de réfléchir sur la mort. Pourquoi n’ai-je pas pleuré ? Parce que mon lien avec cette personne était indirect ? Peut-être aussi parce que cette fin était attendue depuis de longs mois ? Quand ma mère est morte, mon deuil était dilué sur de nombreuses semaines depuis qu’elle avait perdu la conscience, je ne sentais aucun besoin d’évacuer un trop-plein d’émotion. La mort de mon père m’avait bien plus affecté : la veille il était en possession de toutes ses facultés mentales et le lendemain (suite…)

Bernard Maris vous parle de concurrence

7 juin 2015,

ConcurrenceBernard Maris : « Dans le modèle économétrique, comme dans le sondage, la réponse, et surtout l’idéologie, sont déjà dans la construction. Prenons par exemple l’hypothèse de concurrence : on teste des situations plus ou moins concurrentielles. Mais le simple fait que le concept de concurrence lui-même, pour la description d’une société, soit un non-sens, un pur non-sens, une croyance religieuse, n’est jamais envisagé. Autrement dit, que la société puisse ne pas être définie par rapport à la norme libérale est inenvisageable. »

Antimanuel d’économie. 1. Les fourmis, 2003.

Paris leur appartient

3 juin 2015,

par Christophe Chelten,

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Passant par Paris, je réalise à quel point la voiture a conquis la ville. A quatre ou deux roues. Paris leur appartient

Les hommes y sont tolérés, s’ils se montrent discrets. Les carrosses noirs, à vitres fumées, (une dangereuse absurdité), du pouvoir économique et les besogneuses voitures prolétaires des banlieues occupent de leurs mètres carrés, presque vides,  l’essentiel de l’espace disponible pour trimbaler les privilégiés.

Les piétons sont refoulés sur d’étroits trottoirs où ils jouent aux sardines en boite. Sinon ils ont le choix entre le métro cavernicole ou les bus aléatoires et sans suspension. Traverser la cour du Louvre en bus est une expérience traumatisante pour la colonne vertébrale.

Les voitures accaparent la plus grande part de l’oxygène pour nourrir leurs explosions. Elle chargent l’air ambiant de divers (suite…)

Brève de climat 3

2 juin 2015,

Manif 30-31 maiConnaissez-vous la Coalition Climat 21 ? Elle a manifesté les 30 et 31 mai (photo ci-dessus) et elle manifestera encore, en particulier à l’occasion du départ du tour d’Alternatiba, le 5 juin à Bayonne.      Le Sauvage