Cultiver son Osiris compost

6 novembre 2015,

IMG_1832par Christophe Chelten

Une expo à l’Institut du monde arabe à Paris  nous invite à découvrir le produit des fouilles sous-marines entreprises ces dernières années dans la rade d’Aboukir en Egypte. La beauté des nombreuses statues émergées suffit à justifier la visite.

Osiris, on le sait, ou on ne  le sait pas, ou plus, est le fils de Geb et  Nout la Terre et le Ciel. Il est tué par son frère Seth qui le découpe en morceaux et le jette  dans le Nil. Il est ressuscité par ses soeurs Isis et Nepthis, pour épouser la première  et faire un enfant à la seconde, qui sera le dieu Apis. Banales histoires de famille.

Nous avons surtout été intéressés par le culte rendu à Osiris, culte de la renaissance saisonnière de la vie au printemps sur les berges du Nil fertilisées par la crue.

« Dès le 12 du mois de Khoiak, l’effigie de la divinité faite d’orge et de limon noir, « l’Osiris végétant  » était placée dans une cuve-jardin, où elle allait germer arrosée avec l’eau du lac, jusqu’au 21 de Khoiak.
Les humeurs d’Osiris végétant s’écoulaient de la cuve-jardin et étaient pieusement recueillies.
La cuve-jardin de Thonis-Héracléion a été trouvée près du Naos d’Amon-Gereb. Elle est creusée dans du granit rose. »