Route solaire : l’hérésie

23 décembre 2016,

solar-roadwaypar Mari-Luz Hernandez

J’interromps mes préparatifs de réveillon pour crier ma stupeur et mon indignation sur cette histoire de route solaire. Mais jusqu’où une ministre de l’Environnement mal conseillée peut-elle aller ? C’est une colossale et tragique erreur économique, écologique surtout ! Elle encourage le développement des routes, en les faisant passer pour des équipements « écologiques » et économiseurs d’énergie ! Cette opération est tellement coûteuse que seuls de grands groupes pourront offrir ces équipements clés en main. Rien n’est connu sur les frais de la maintenance, qu’on peut soupçonner considérables, maintenance qui, encore, ne sera le fait que de certaines compagnies spécialisées. De par son coût cette soit disant solution miracle va freiner par exemple l’équipement de tous les toits disponibles, ce qui devrait être la priorité, surtout chez moi dans le Sud. Nous devons militer pour des panneaux (ou des tuiles maintenant qu’elles existent) photovoltaïques et thermiques à des prix très bas. L’eau chaude gratuite pour tous me parait un bien meilleur slogan à mettre en oeuvre et beaucoup plus créateur d’emplois. Quand aux routes, équiper les barrières latérales de panneaux (comme cela a été expérimenté avec succès du côté de Chambéry) est beaucoup plus simple et efficace que le macadam … a-t-on pensé que lorsque les voitures roulent elles bloquent les rayons solaires ? ! C’est de la poudre aux yeux !

MLH

PS. Nous avons emprunté l’illustration à Objectif Terre, qui signale un temps de retour sur investissement de 1500 ans pour ces routes…