Et si, et si , et si…

12 mars 2017,

Unknownpar Christophe Chelten

Les empoignades  des candidats à la Présidence de la République Française assaillent et encombrent nos cervelles connectées par radio, télé, ordi, et autres réseaux sociaux jusqu’à créer une sorte d’ébriété  mentale. On se demande s’il s’agit d’extériorisations de crétinisme sénile ou de délire collectif autour d’enjeux dérisoires.

Sachant d’expérience que toutes les promesses de gauche ou de droite, ou d’ailleurs, ou d’en marche… dont on nous sature  les oreilles ne seront jamais, jamais, jamais exécutées. Nous le savons. Vous le savez.

Alors, on se demande pourquoi ne pas imaginer des promesses pratiques et simples pour rafraichir cette campagne électorale. Qui n’a rien de campagnard. En voici quelques une mises à la disposition des candidats en panne de promesses.

Et si l’on transformait tous les toits de France en capteurs d’énergie solaire? Toutes les formules de panneaux, de tuiles, d’ardoises, de films souples capables de transformer la lumière du soleil en électricité sont désormais disponibles.
On pourrait arrêter les travaux de l’EPR de Flamanville et transformer cette énorme structure en salle de concert philharmonique. Ce serait la plus coûteuse salle de concert jamais construite, mais peut être très belle. Promesse simple et peu coûteuse.

Certes le contrôle de la production et de distribution centralisée de l’électricité  échapperait à l’Etat ou à des puissants groupes industriels. Et si?

Et si on légiférait pour rendre obligatoire une production agricole dénuée de presque tout produit chimique? La santé publique en serait considérablement améliorée et le budget de la protection sociale considérablement allégé. Encore des économies! Et si?

Et si les humains  circulaient un peu moins sur cette planète encombrée, avec un peu moins d’automobiles et d’avions? Toute l’humanité n’a pas à aller visiter Bali. On peut enchanter ses loisirs avec une traversée de la France à pied comme certains viennent de le faire pour leur plus grande jubilation, semble t-il. Et si?

Et si en cas d’impatience on relisait l’oeuvre d’Alexandre Dumas dans son entier pour apaiser sa fringale d’aventure. Mais on peut aussi bien partir à la voile pour pas un rond, je veux dire des sommes dérisoires si on ne vise pas à battre d’autre record que celui de la flânerie et de la lenteur. Les océans sont grands et pas si fréquentés. Et si ?

Et si on n’achetait jamais le moindre produit manufacturé ou cultivé qui arrive depuis l’autre bout du monde en conteneur. Tous les super cargos pourraient aller se faire découper en Inde où l’on pratique ce genre de distraction. Et si?

Et si on décidait de ressusciter les campagnes abandonnées, désertées, avec une agriculture à taille humaine, avec de petites industries, avec une vie sociale ressuscitée avec médecin, épicerie, bistrot, bibliothèque, cinéma, et une gare…

A croire que le film « Demain » est arrivé.

Et si on faisait ce qu’on dit qu’on devrait faire, plutôt que de faire ce qu’on a dit qu’on ne  devrait pas faire?

C.C.