Archive pour février 2018

San Valentino

14 février 2018,

Rodolfo Alfonso Raffaelo Piero Filiberto Guglielni di Valentina d’Antoguola dit Rudolf Valentino, improvisa en 1915 , au oud et en costume régional, une chanson d’amour accompagné à la darbouka:

« Amore eterno e doloroso », c’était une sorte de tango argentin infiniment mélancolique, hélas oublié aujourd’hui.

Depuis 1927, à chaque anniversaire de sa mort, une « Lady in Black » inconnue vient fleurir sa tombe, devant de moins en moins de photographes.

Le REV des citadins

9 février 2018,

Par Ghislain Nicaise

Je vous invite à lire le manifeste du REV : un nouveau parti écologiste, au service du vivant. La version longue datée du 8 février 2018 est accessible sur ce site : http://rev-parti.fr/le-rev-un-nouveau-parti-ecologiste-au-service-du-vivant/.
Une version plus courte est parue dans le Monde du 9 février.

La formule « au service du vivant » m’a plu, un peu d’écologisme profond me paraissant salutaire face à l’inconscience de nos dirigeants. Le texte ne surprendra pas les partisans sincères d’une gouvernance écologiste, on pourrait en retrouver des passages sans peine dans l’abondante littérature qui a été produite depuis la campagne présidentielle de René Dumont en 1974, pour ne pas remonter plus avant. Il comporte cependant un passage auquel je ne peux adhérer.

Le principal défaut de ce manifeste est qu’il ignore l’écologie des écologues. (suite…)

Wonder wheel, Woody Allen, chef d’oeuvre

1 février 2018,

par Alain Hervé

N’en déplaise à nos censeurs, le dernier Woody Allen est un chef d’oeuvre. Cette mise en scène de la malchance associée à la sottise des protagonistes n’en fait pas un film délectable d’humour comme on les attend de Woody. Non c’est un exposé affligeant d’un morceau de vie contemporaine dans lequel les victimes fabriquent elles-mêmes leur châtiment. Seul sourire: ce gamin en traitement chez un psy pour névrose incendiaire qui met le feu dans la corbeille à papier de la salle d’attente.

Mais quelle science de la mise en scène: de la direction des acteurs à la perfection de la prise de vues, de l’évocation du Coney island des années cinquante au choix de la partition musicale.

Allen et Polansky sont assignés au pilori de la bigoterie bien pensante.

Je ne pense pas que ce soient des irréprochables mais qu’en sais-je? Je sais que ce sont de très grands créateurs. Allez voir Wonder wheel, montez dans la Grande roue.