C’est mieux que rien?

6 juillet 2018,

par Alain Hervé

Au fil des jours on observe la succession des évènements et l’on tente de les confronter à nos convictions les plus profondes.

Nicolas Hulot ne démissionne pas. Il travaille selon la règle du « c’est mieux que rien ». La question qui suit : est-ce suffisant?

Son patron Emmanuel Macron s’affirme de plus en plus comme un obsédé d’une société humaine économique. Sa visée métaphysique ultime est une parousie de l’accès à une abondance matérielle absolue. Dont les bienfaits devraient retomber sur tous. Les dégâts collatéraux  inévitables d’une telle course ne l’intéressent pas. Qu’ils soient sociaux ou climatiques.

Hulot sert il de paratonnerre « écologique » à cette politique démente?

Il est bien évident pour nous que les rôles sont mal distribués. Hulot devrait être le Président de la République, dont il a les capacités, et Macron son grouillot économiste chargé de gérer le retournement d’une politique pluricentenaire qui s’emballe.

Entreprendre ce retournement radical dans une seule nation semble devoir être impossible. Il ne pourrait qu’être mondial. Ce qui le rend très peu probable. Ce ne sont pas les COP successives qui peuvent y parvenir.

Alors?

On comprend l’attitude du « mieux que rien » de Hulot. On pourrait y ajouter un « sait on jamais ».

La société humaine dépend d’un déterminisme universel qui gère l’aventure de la matière vivante. L’homme n’étant pas le « deus ex machina » qu’il croit être, il subit ce déterminisme. Cela risque de lui coûter sa simple disparition.

Hulot doit y penser, comme tous ceux qui y pensent mais veulent rester « positifs ».

A.H.