Archive pour septembre 2018

Délation

18 septembre 2018,

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L’association Agir pour l’environnement publie la liste des 42 députés qui ont voté contre l’interdiction du glyphosate. Seront-ils jugés un jour en tant que complices d’écocide ?  Ci-dessous leur communiqué. Le Sauvage

Glyphosate : Nous sommes en colère !
Chère amie, cher ami,
Inutile de tourner autour du pot de glyphosate ! Nous sommes en colère. La colère de ceux qui constatent avec amertume qu’une poignée de députés sont capables de jouer les VRP du lobby agro-chimique en s’opposant à l’inscription, dans la loi, de l’interdiction du glyphosate. Samedi matin, à 4h18 précisément, 42 députés ont refusé d’interdire, en dernière lecture de la loi Alimentation, l’utilisation du glyphosate d’ici à 3 ans !
Tant sur la forme que sur le fond, ce vote est proprement scandaleux. Ce vote était public. Nous avons donc retrouvé le nom de ces petits soldats de l’agrochimie.

N’hésitez pas à partager et interpeller ces 42 députés.

Nous voulons des coquelicots

13 septembre 2018,

 

Fabrice Nicolino lance dans Charlie Hebdo, l’Appel des coquelicots, signé par cent personnes, cet appel a été préparé par l’association  » nous voulons des coquelicots, l’objectif est de réunir 5 millions de signatures en 2 ans.
« Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides en France » c’est simple, évident, radical, l’Appel est rédigé « de telle façon que importe qui d’un peu éveillé au monde peut le signer en compagnie de son chien »
voir le texte de l’appel sur « nous voulons des coquelicots.fr » ou dans Charlie hebdo.

 

Il est toujours temps d’oser

12 septembre 2018,

Aviez-vous lu le livre de Nicolas Hulot « Osons. Plaidoyer d’un homme libre »  ?

Il est encore temps, en voici quelques lignes :

Osons crier que la solidarité n’est plus une option, dans un monde relié, hyperréactif ; elle est la condition indispensable à la paix.
Osons sanctionner ceux qui pillent, saccagent, épuisent, accaparent les richesses du monde.
Osons dire que la violence capitaliste a colonisé tous les cercles de pouvoir.
Osons sortir de cette mystification qui fait croire que la solidarité et le changement sont possibles en laissant un pan entier de l’économie nous échapper. Sans la fin des paradis fiscaux, de l’optimisation fiscale, de l’évasion fiscale légale ou frauduleuse, sans la fin d’une finance occulte qui ne participe pas à la solidarité des États, toutes nos intentions, sincères ou pas, buteront sur l’impossibilité de tenir nos promesses et alimenteront le cycle infernal de l’humiliation, de la frustration et de la répression.
 Osons reprendre la main sur une industrie de la finance qui ignore l’intérêt général. Osons dénoncer ces marchés qui se régalent de la rareté qu’ils créent. Bref, brisons cet ordre cannibale.
Appelons partout à la régulation, à la réglementation, pour passer enfin d’une économie qui dépense à une économie qui protège, afin qu’aucun bien commun ne soit plus jamais détourné au profit d’un petit nombre.
Osons le juste échange plutôt que le libre-échange. Passons d’une phase juvénile de compétition à une phase mature de coopération. Osons soustraire les biens communs à la spéculation.
Osons une économie qui économise et non qui détruit. Avantageons ce qui protège et pénalisons ce qui abîme.
Osons la protection plutôt que la prédation.

« Osons. Plaidoyer d’un homme libre » 2015. Editions Les liens qui libèrent. 4,90 €
Citations choisies par Le Sauvage

Le keke Mélanchon et le Vénézuela

11 septembre 2018,

Carpaccio
Le petit griffon.
Accademia, Venise

par Christophe Chelten

Comme il est discret sur ce qu’il se passe au Vénézuela notre Mélenchon.

On attend de vertueuses protestations: rien, silence. Il préfère insulter les gens du Nord qui l’ont renvoyé à ses études. Curieuse destinée que celle de cet homme de talent qui devient un autre batteur d’estrade du genre de Cohn-Bendit.

Ils sont intelligents, beaux parleurs, enivrés de leur succès devant un petit auditoire mais incapables de convaincre un électorat national. Dommage.

D’autres très beaux parleurs tels Hubert Védrine savent garder la distance et attendre que l’on fasse appel à leur savoir faire. La politique française nous distrait faute de savoir traiter les vrais problèmes de notre avenir.

Tourner la tête à Macron

10 septembre 2018,

Jupiter
par Ingres au musée Granet d’Aix en Provence

par Alain Hervé

C’est simple, il suffit pour le ministre de la soit disant « Transition écologique », monsieur de Rugy de se saisir de la tête de Macron et de la tourner de 180°.

Pour qu’enfin il voie où il vit, sur quelle planète, de quel milieu vivant il dépend. Oui car on ne respire pas de l’économie, on ne boit pas de la finance, on ne se nourrit pas de statistique.

On vit: on respire de l’air, on boit de l’eau, on mange des plantes, qui elles seules savent utiliser la lumière solaire pour transformer la matière terrestre en matière comestible. On vit porté par de grands cycles qui font naître la vie, l’entretiennent, la renouvellent. Le « tourbillon de la vie » comme le chantait Jeanne Moreau.

Simple croit on? Pas si simple.

L’Homo soit disant sapiens se croit maître de la nature, la violente sans cesse. Ne se rend pas compte qu’il n’est qu’un fétu emporté dans de gigantesques mouvements telluriques, biologiques. L’humanité peut disparaître, la vie continuera sans s’en rendre compte. L’écologie n’est un choix politique ni de droite ni de gauche, c’est l’acceptation, la participation à la vie. L’inévitable participation. Même monsieur Macron, même si on ne le lui a pas fait savoir à Science Po ou à l’ENA, est un fétu de la Vie. Enseigne -t-on la vie, l’écologie à l’ENA? J’en doute.

Et pourtant toute politique, quelle qu’elle soit, doit prendre d’abord en considération la vie avant la petite mécanique économique. Certes aucun pays à ce point n’en tient compte mais justement la France dans le sillage de la COP 21 peut être un leader mondial. Un rôle à la taille du jupitérien Macron.

« 180°  » à droite ou à gauche monsieur de Rugy.