Quand François de Rugy voulait fermer les centrales nucléaires

5 septembre 2018,

photo P. Blanchard et AFP

Paris (©AFP)- Fermeture des centrales nucléaires en 2040, 100% d’énergies renouvelables en 2050, ne vendre que des voitures électriques ou hybrides en 2025: les propositions du nouveau ministre de la Transition écologique, François de Rugy, lorsqu’il était candidat à la primaire socialiste en 2016.

L’ancien député écologiste avait terminé cinquième des huit candidats du premier tour des primaires de la gauche, avec 3,81% des voix. François de Rugy avait ensuite refusé de soutenir le vainqueur de la primaire, Benoit Hamon, pour rallier la candidature d’Emmanuel Macron.

Extraits de son programme d’alors:

– Énergies renouvelables: François de Rugy promet « d’atteindre une production électrique 100% renouvelable d’ici 2050 ». Cet objectif dépasse celui des 32% d’énergies renouvelables d’ici 2030 inscrits dans la loi de transition énergétique de 2015 et repris par le candidat Emmanuel Macron.

– Nucléaire: le candidat reprend à son compte l’objectif de baisse du nucléaire à 50% de la production électrique en 2025, inscrit dans la loi de transition énergétique de 2015, et que Nicolas Hulot, devenu ministre, jugera « difficile » à atteindre. François de Rugy va même plus loin en visant la disparition de toutes les centrales nucléaires « à l’horizon 2040 ».

– Transports: il faut que « d’ici 2025, toutes les voitures neuves vendues en France soient électriques ou hybrides » afin d’atteindre « zéro émission sur les routes de France d’ici 2040 ».

– Logement: « jusqu’à 100 milliards d’euros de travaux » dédiés à la rénovation énergétique des bâtiments, financés par des emprunts à long terme.

– Alimentation: des repas « 100% biologiques dans les cantines scolaires en 5 ans ».

– Condition animale: en faire « une des grandes causes du quinquennat » avec la création d’un « défenseur des droits des animaux, indépendant » qui aurait le « pouvoir de demander des mesures de fermeture administrative immédiate d’abattoirs dans lesquels auraient été constatées des formes récurrentes de maltraitance ».

– Végétalisation des villes: « fixer une surface minimale d’espace vert par habitant » et « sanctionner » financièrement les villes qui ne respectent pas cette obligation.

©AFP / 05 septembre 2018 13h19