Archives d’un auteur

Personne après Hulot, personne

2 septembre 2018,

par Alain Hervé

Il faut laisser le désaveu de Hulot continuer de faire des dégâts irréversibles dans la politique poursuivie par le gouvernement Macron. Personne ne doit prétendre pouvoir lui succéder. Personne. Ce n’est ni un pantin, ni un carriériste, ni un batteur d’estrade qui peut oser se présenter. La fondamentale incompatibilité entre la vieille politique actuelle et le retournement global du fonctionnement de nos sociétés qu’implique l’écologie, comme l’a démontré Hulot dans son émouvante déclaration sur France Inter, doit  rester béante. Non, Cohn Bendit ne va pas distraire le public avec de jolies formules et d’éventuels aménagements limités.

Un ministère de l’écologie n’est plus qu’un alibi qui sert à dissimuler une politique globale mortifère.

Il faut enfin énoncer la véritable menace pour le futur que représente l’actuelle politique de rapetassage de l’économie au jour le jour. On peut aujourd’hui revenir sur l’avertissement des 15000 scientifiques, sur les formulations creuses de la COP 21,  sur les échéances non négociables du réchauffement climatique… On peut être en ce moment être entendu par un auditoire attentif.

Aucun prétendant ne doit venir distraire de cette exceptionnelle situation. PERSONNE.

 

C’est mieux que rien?

6 juillet 2018,

par Alain Hervé

Au fil des jours on observe la succession des évènements et l’on tente de les confronter à nos convictions les plus profondes.

Nicolas Hulot ne démissionne pas. Il travaille selon la règle du « c’est mieux que rien ». La question qui suit : est-ce suffisant?

Son patron Emmanuel Macron s’affirme de plus en plus comme un obsédé d’une société humaine économique. Sa visée métaphysique ultime est une parousie de l’accès à une abondance matérielle absolue. Dont les bienfaits devraient retomber sur tous. Les dégâts collatéraux  inévitables d’une telle course ne l’intéressent pas. Qu’ils soient sociaux ou climatiques.

Hulot sert il de paratonnerre « écologique » à cette politique démente?

Il est bien évident pour nous que les rôles sont mal distribués. Hulot devrait être le Président de la République, dont il a les capacités, et Macron son grouillot économiste chargé de gérer le retournement d’une politique pluricentenaire qui s’emballe.

Entreprendre ce retournement radical dans une seule nation semble devoir être impossible. Il ne pourrait qu’être mondial. Ce qui le rend très peu probable. Ce ne sont pas les COP successives qui peuvent y parvenir.

Alors?

On comprend l’attitude du « mieux que rien » de Hulot. On pourrait y ajouter un « sait on jamais ».

La société humaine dépend d’un déterminisme universel qui gère l’aventure de la matière vivante. L’homme n’étant pas le « deus ex machina » qu’il croit être, il subit ce déterminisme. Cela risque de lui coûter sa simple disparition.

Hulot doit y penser, comme tous ceux qui y pensent mais veulent rester « positifs ».

A.H.

Macrontransition

18 avril 2018,

par Alain Hervé

BFM TV dimanche soir. Stupéfiant. Deux heures et demie de furieux bavardage sur l’économie, l’économie, l’économie et le social. Un Président de la République interpellé comme un copain de classe par deux loustics sans savoir vivre. Le « coupage » de parole est la règle. Triste journalisme. Triste spectacle. Imperturbable, le surdoué dévide son crédo technocratique.

Et la vie? Et la transition écologique? Et la naissance d’une nouvelle société de sobriété, d’ajustement avec les mécanismes de la nature? Hulot doit se ronger les ongles en entendant cet échange passéiste. Du moins on peut l’espérer.

Est-ce la France qui a promu l’accord de Paris? Qui veut convaincre Trump d’y impliquer  à nouveau les Etats-Unis? Le dérèglement climatique dont on observe les effets chaque jour sur les saisons, sur des peuples affamés et assoiffés, contraints à migrer, on prétend l’ignorer? Les insectes meurent, les oiseaux meurent, les pesticides ravagent la santé publique, ça ne mérite pas que l’on en dise deux mots?

Il est tentant de ne pas s’en préoccuper, de partir plutôt faire un tour en mer ou en forêt. La macrontransition est en marche.

Vedettes djihadistes

27 mars 2018,

par Christophe Chelten

Mais pourquoi répéter sans cesse le nom des auteurs des attentats?

Et le répéter encore jusqu’à leur créer une notoriété. Du jour au lendemain après leur acte, ils deviennent des  vedettes médiatiques. Leur nom apparaît aussi souvent que celui de Johnny (dont on commence à être saturé.) Ne pourrait-on leur attribuer un simple numéro d’identification? Et encore c’est trop.

A quelle nécessité ou projet correspond cette publicité répétitive? Y a t il une volonté de stigmatisation  généralisée des noms à consonance arabe? L’initiative en revient- elle aux pouvoirs publics, police et procureurs, dans leurs communiqués ? Ou bien à la presse qui s’en gargarise? Tandis que le nom des victimes est à peine mentionné. Sauf dans le cas d’une mort héroïque.

La presse qui pense, dont nous sommes bien pourvus en France, va t-elle étudier cette curieuse manifestation médiatique? Le Sauvage s’étonne d’être le seul à se poser la question.

Bizarre publicité faite à des actions en définitive très rares.

Pierres taillées et météores

26 février 2018,
         par Gabriel Peynichou
Si l’on considère l’histoire de l’espèce humaine on ne peut qu’être surpris par l’extraordinaire énergie que nous consacrons, depuis l’invention des premiers outils à créer et améliorer des armes destinées à nous faire mutuellement des blessures particulièrement épouvantables.
« tiens regarde si tu ficelles un cailloux coupant au sommet de ta massue tu briseras plus facilement le crâne de tes adversaires »
Ou
« En tendant un boyau entre les deux extrémités d’un morceau de bois courbe
On peut projeter un petit bâton et ainsi le blesser sans prendre le risque de s’exposer à ses coups de massue »
« Oui mais regarde si, à la pointe du petit bâton on ajoute un morceau de fer avec des pointes dans l’autre sens on fait encore plus mal »
etc…
et cela occupe de nos jours toute une ribambelle d’ingénieurs divers. On imagine facilement les conversations à la D.G.A, (direction générale de l’armement)

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