Archives d’un auteur

Discours sur la servitude volontaire (1576)

5 décembre 2018,

« Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres »
Etienne de La Boétie

Nous voulons des coquelicots

13 septembre 2018,

 

Fabrice Nicolino lance dans Charlie Hebdo, l’Appel des coquelicots, signé par cent personnes, cet appel a été préparé par l’association  » nous voulons des coquelicots, l’objectif est de réunir 5 millions de signatures en 2 ans.
« Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides en France » c’est simple, évident, radical, l’Appel est rédigé « de telle façon que importe qui d’un peu éveillé au monde peut le signer en compagnie de son chien »
voir le texte de l’appel sur « nous voulons des coquelicots.fr » ou dans Charlie hebdo.

 

Vertu de la canicule

12 août 2018,


Ainsi la Canicule engendrait chez les meilleurs une stupeur émolliente, une acédie pâteuse, un excès procrastinatoire qu’on pouvait prendre pour une sagesse taoïste, celle du laissez-couler.
Un verre d’eau fraiche à la main (boire, boire! disait-on) on empruntait la Voie, les dernières vagues médiatiques clapotaient, s’échouaient sur le sable, quelques bulles, de la mousse, puis s’évaporaient.

Ainsi s’écoulait notre temps…

18 juin 2018,

Ils avaient pris leurs quartiers dans une de ces villes d’Europe centrale où les églises, les synagogues, les façades Renaissance, les fastueux palais baroques, les immeubles Art Nouveau de l’Ancien Empire rivalisaient dans le chantourné, le convulsif et l’ondulatoire…
Les journées se passaient aux terrasses des cafés, à déguster lentement d’amers expressos, à lire un livre, à l’annoter selon l’humeur, à dessiner dans les marges, ou assis sur les bancs publics des promenades (portant les noms des écrivains célèbres qui les avaient occupés) à regarder flâner des jeunes filles aux cheveux en tresses ou en cascades et aux jambes fuselées, passer des séminaristes ensoutannés, des colonies d’enfants des campagnes environnantes menés par des religieuses en cornette, des athlètes bronzés zigzagant en rollers, des ashkénazes manteau flottant, chapeau noir et papillotes, tandis que résonnaient sur les pavés de la vieille ville, les sabots des attelages des droschken conduits par des femmes en chapeau melon.

Les pies et les corbeaux criaillaient dans les grands arbres des plantations qui avaient remplacé les remparts, il restait quelques tours phagocytées par des couvents et une barbacane en briques avec des toits pointus.
Ainsi s’écoulait notre temps…

Nuit branche…

7 juin 2018,