Archives d’un auteur

Pancartes

12 avril 2019,

Par Charles Ribaut

Les récentes manifestations alertant sur la menace du changement climatique ont permis de tester la créativité et l’humour des jeunes générations. De nombreux sites présentent leur sélection de photos de pancartes ou simplement de slogans : j’ai cédé à la tentation de présenter ma propre sélection.

Dans le genre sérieux, et même profond, on peut retenir :

– On ne se bat pas pour la Nature, nous sommes la Nature qui se défend.

Plus classique mais qui a fait ses preuves

– Je suis tellement inquiète que j’ai fait une pancarte 

La force anglo-saxonne de l’understatement

– Je m’intéresse bcp à l’avenir car c’est là que je compte passer le reste de mes jours

L’enfant de parents inquiets, attendrissant (suite…)

Sablier

26 mars 2019,

En date du 23 mars 2019 un article de Laury-Anne Cholez (Reporterre): Contre l’effondrement, Extinction Rebellion prône la désobéissance civile

Grâce à un discours plus radical que celui d’organisations écologistes classiques, le nouveau collectif Extinction Rebellion France séduit les jeunes en quête d’un engagement fort pour le climat. Formés à la désobéissance civile, ils attendent avec impatience leurs premières actions sur le terrain.

La salle de la maison des initiatives et de la citoyenneté sur l’Île-Saint-Denis (93) est pleine à craquer. Le public n’est pas vraiment métissé, mais quasi paritaire, avec de rares cheveux blancs. Tous sont venus assister à une formation à la désobéissance civile non-violente, organisée par les Désobéissants et Extinction rebellion (XR) le 9 mars dernier. Ce tout jeune collectif écologique prône la rébellion face à (suite…)

Osiris et Europe

25 mars 2019,

Sous le titre Aides européennes, un fiasco français, dans le journal La Croix, un article d’Antoine d’Abbundo 19/03/2019

La France devra-t-elle rendre à l’Europe plusieurs centaines de millions d’euros d’aides au développement rural faute de les avoir utilisés à temps ?

Histoire d’un gâchis annoncé où les défaillances du logiciel Osiris servent de paravent à un grand cafouillage bureaucratique. 

Il y a cinq ans, l’Union européenne a attribué à la France une enveloppe de 713  millions d’euros sur la période 2014-2020 afin de soutenir les milliers de projets portés par les GAL.

Les défaillances d’un logiciel baptisé Osiris – dieu égyptien inventeur de l’agriculture – vont-elles obliger Paris à rendre 650 millions d’euros d’aides européennes à Bruxelles faute de les avoir utilisés à temps ?

C’est la version qu’aimeraient faire valoir les responsables pour expliquer un tel gâchis. (suite…)

Ecolodiversité

22 mars 2019,

 

 

Par Charles Ribaud

 

L’écologisme suscite le militantisme. Yves L. adhérent EELV a recensé dix-sept mouvements se réclamant explicitement de l’écologie politique, soit par ordre alphabétique :

  • Alliance Écologiste Indépendante de (Jean-Marc Governatori ex « La France en Action »)
  • Le Rassemblement Citoyen – Citoyenneté Action Participation pour le XXIe siècle (CAP21, Corinne Lepage
  • Citoyens (créé en 2017 par des ex EELV)
  • Ecolo ! (créé en 2018 par des ex EELV) 
  • Ensemble ! Mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire (composante de LFI, Clémentine Autain)
  • Génération Écologie (Delphine Batho)
  • Génération.S  (Benoit Hamon) 
  • Le Parti Écologiste ! (François de Rugy)
  • Mouvement Écologiste Indépendant (Antoine Waechter)
  • Mouvement Homme Animaux Nature (MHAN)
  • Parti Animaliste (créé en 2016)
  • Parti Antispéciste Citoyen pour la Transparence et l’Éthique (PACTE, créé en 2017)
  • Parti Pour La Décroissance (Vincent Cheynet)
  • Place publique (fondé en 2018 par Raphaël Glucksmann, Thomas Porcher, Claire Nouvian et Jo Spiegel)
  • Rassemblement des Écologistes pour le Vivant (Aymeric Caron, créé en 2018)
  • Union des Démocrates et des Écologistes (Jean-Luc Bennahmias)
  • Valeur Écologie (François Grosdidier) 

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Ultimatum

22 février 2019,

Lu sur le site de Reporterre : 2e leçon des jeunes au gouvernement : il faut la décroissance énergétique

Alors que s’installe en France le mouvement des jeunes pour le climat, une partie d’entre eux lancent au gouvernement, dans cette tribune, un deuxième « ultimatum punitif » : la décroissance énergétique ou une large participation à la manifestation du vendredi 22 février.

Ce texte a été écrit par les Camilles du groupe « revendications » constitué à la suite de l’assemblée générale (AG) interfac rassemblée vendredi 8 février 2019 et comportant des étudiant.e.s et lycéen.ne.s de divers établissements de la région parisienne. Cette AG a été organisée par plusieurs associations étudiantes parisiennes écologistes en vue de lancer le mouvement de grève pour l’environnement de la jeunesse reconduite chaque vendredi à partir du 15 février.

Le 12 février 2019, Reporterre publiait leur manifeste pour le climat et leur premier ultimatum : déclarer l’état d’urgence écologique et sociale afin de débloquer un plan interministériel à la hauteur des risques encourus. Leur second ultimatum, ci-dessous, concerne l’énergie.

Puisque notre gouvernement s’acharne à demeurer inerte devant la catastrophe écologique, nous, lycéen·ne·s et étudiant·e·s, avons décidé de lui poser une série d’ultimatums punitifs. La semaine dernière, en guise de première leçon, nous avions demandé le respect immédiat des Accords de Paris (réduction des émissions de gaz à effet de serre de 4 % par an minimum) et l’inscription dans la Constitution, à l’article premier, du fait que « La France est une République indivisible, laïque, démocratique, sociale, solidaire et écologique  ». Pour châtier le mutisme de ce mauvais élève, nous étions plus d’un millier à faire la grève et à nous réunir devant le ministère de la Transition écologique et solidaire vendredi 15 février. Alors que François de Rugy se félicitait dans la presse que la jeunesse manifeste devant son ministère pour « marcher main dans la main » avec lui, la présence policière démesurée laissait penser que nous dérangions quelque peu. Il ne fait aucun doute que cette réponse par voie de police a convaincu tous les jeunes présent.e.s de la compétence et de l’efficacité du ministère en matière écologique.

Cependant, nous ne désespérons pas encore de voir remonter les notes de ce gouvernement. Pour ce second ultimatum, nous avons choisi le thème de l’énergie. (suite…)