Archives d’un auteur

Reporterre n° 151

20 février 2018,

La sélection hebdomadaire de Reporterre n° 151

Comment réaliser une serre écolo et à moindre frais
Course contre la montre pour sauver les cours d’eau
La coopération fait plus pour l’évolution que la compétition
« La mort de ce territoire se prépare » : le cri d’alarme de 52.000 paysans angoissés
Les trains du quotidien en France, la grande enquête de Reporterre

Soleil auf Paris

20 février 2018,

Qui en veut à Hulot?

20 février 2018,

par Alain Hervé

Difficile de distinguer dans un climat de délation généralisée ce qui ressort de la seule politique.  Hulot représente une cible idéale. Il est trop séduisant pour ne pas devoir en payer le prix.

Trop beau, trop intelligent, trop représentatif, trop efficace, il appelle les projections de boue. Voilà qui est fait.

La délation sans preuves revenue à la mode, est une arme politique redoutable. Elle permet de tuer.

Puisse cette opération être prise pour ce qu’elle est : un délit, que la justice doit sanctionner. Que Hulot continue de jouer son rôle de contre pouvoir écologiste  dans un gouvernement qui sans lui sacrifierait tout à la seule ECONOMIE. Vive Hulot.

San Valentino

14 février 2018,

Rodolfo Alfonso Raffaelo Piero Filiberto Guglielni di Valentina d’Antoguola dit Rudolf Valentino, improvisa en 1915 , au oud et en costume régional, une chanson d’amour accompagné à la darbouka:

« Amore eterno e doloroso », c’était une sorte de tango argentin infiniment mélancolique, hélas oublié aujourd’hui.

Depuis 1927, à chaque anniversaire de sa mort, une « Lady in Black » inconnue vient fleurir sa tombe, devant de moins en moins de photographes.

Wonder wheel, Woody Allen, chef d’oeuvre

1 février 2018,

par Alain Hervé

N’en déplaise à nos censeurs, le dernier Woody Allen est un chef d’oeuvre. Cette mise en scène de la malchance associée à la sottise des protagonistes n’en fait pas un film délectable d’humour comme on les attend de Woody. Non c’est un exposé affligeant d’un morceau de vie contemporaine dans lequel les victimes fabriquent elles-mêmes leur châtiment. Seul sourire: ce gamin en traitement chez un psy pour névrose incendiaire qui met le feu dans la corbeille à papier de la salle d’attente.

Mais quelle science de la mise en scène: de la direction des acteurs à la perfection de la prise de vues, de l’évocation du Coney island des années cinquante au choix de la partition musicale.

Allen et Polansky sont assignés au pilori de la bigoterie bien pensante.

Je ne pense pas que ce soient des irréprochables mais qu’en sais-je? Je sais que ce sont de très grands créateurs. Allez voir Wonder wheel, montez dans la Grande roue.