Archives d’un auteur

La honte : 70 millions d’€ pour l’huile de palme

15 novembre 2019,

Plantation de palmiers à huile, cliché Greenpeace

Découvrez et partagez la liste des 37 députés ayant voté « pour » le soutien fiscal à l’huile de palme dans les carburants

 Ils sont 37… Trente-sept députés à avoir voté hier, en catimini et avec le soutien du gouvernement, une exemption fiscale favorisant l’incorporation de l’huile de palme dans les carburants.

Trente sept députés, dont 33 issus des rangs de la République en marche ont, au détour d’un amendement adopté sans débat, pris la responsabilité de soutenir et amplifier la destruction des forêts primaires !

Trente-sept députés qui, une nouvelle fois, ont apporté la preuve de leur duplicité politique : d’un côté une majorité présidentielle qui n’a jamais de mots assez forts pour dénoncer l’incurie de Bolsonaro, président brésilien responsable de la déforestation de la forêt amazonienne ; de l’autre une poignée de députés-lobbyistes accordant près de 70 millions d’euros d’aides fiscales à Total pour détruire le climat et accroître la déforestation !

Les trois quarts de l’huile de palme utilisée en France sont incorporés dans les carburants !

 ou cliquez sur https://partage.agirpourlenvironnement.org/s/decouvrez-et-partagez-la-liste-des-parlementueurs-de-forets-primaires-huiledepalme/

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Daphné Roulier questionne Nicolas Hulot

3 novembre 2019,

© Alexandre Guirkinger

Nous avons lu avec intérêt LE GRAND ENTRETIEN entre Daphné Roulier et Nicolas Hulot

Nicolas Hulot : « Après ce que j’ai vécu, il faudra envoyer du lourd pour me faire vaciller »

par Daphné Roulier.  28 octobre 2019

Depuis sa démission du gouvernement, il est en quasi-diète médiatique. Mais pour GQ, l’ancien ministre de l’Écologie d’Emmanuel Macron a accepté de revenir sur les raisons de son départ. Touché mais pas coulé, et alors que l’urgence climatique ne cesse de s’affirmer, Nicolas Hulot rêve toujours d’un élan qui dépasserait les frontières partisanes et idéologiques. Mais sans envisager un retour en politique. Pour l’instant.

D.R. Etes-vous plus optimiste aujourd’hui que lors de votre démission en août 2018 ?

Ni plus ni moins, je me suis programmé pour ne pas perdre espoir, même si parfois, ça relève de l’acte de bravoure ! Nous sommes dans un moment très particulier de l’histoire de nos sociétés, on avance sur un seuil de crête étroit et le temps nous est compté. Par définition, on peut basculer du bon ou du mauvais côté. Récemment, je suis tombé sur Combien de catastrophes avant d’agir, un livre co-écrit il y a près de 20 ans avec le conseil scientifique de ma fondation : rien n’a changé, du moins dans le bon sens. La seule chose qui m’effraie, c’est le déni de réalité car la réalité n’a pas plusieurs versions, elle nous est livrée par la science et globalement tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le diagnostic. Alors, il y a bien sûr ceux dont le quotidien empêche d’entendre ce que la science nous dit.

D.R. La société civile n’a toujours pas pris la mesure des enjeux d’après vous ?

C’est difficile de demander à ceux qui sont en proie à des difficultés très concrètes d’être parfaitement lucides face à des enjeux de moyen terme. Je ne leur jette pas la pierre. Mais la lucidité doit être le devoir absolu de celles et ceux qui ont de l’influence, du pouvoir ou des responsabilités.

la suite sur le site de GQ ici.

Agribashing

2 novembre 2019,

Nous avons lu cette tribune de François Veillerette sur le site de Reporterre

« Agribashing ». C’est le terme à la mode depuis plusieurs mois dans le monde agricole français. Cet anglicisme, qu’on pourrait traduire par « dénigrement » ou « lynchage médiatique » dont serait victime l’agriculture, est sur les lèvres de tous les représentants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA, majoritaire), sa présidente, Christiane Lambert, en tête.

Générations futures publie une carte de vente des pesticides en France fondée sur des chiffres officiels ? Agribashing ! Les émissions Envoyé spécial ou Cash Investigation diffusent des programmes montrant les conséquences des pesticides ou sur le glyphosate ? Agribashing encore ! (suite…)

Hommage à Alain-5

24 octobre 2019,

Hommage à Alain Hervé par Edwin Matthews

Il y a 50 ans, un matin de Septembre, assis à mon bureau à Paris, je reçois un coup de téléphone d’un Albatros hurleur qui revient d’un long voyage à la voile au paradis des Marquises. En fait, un journaliste.  Il s’appelait Alain Hervé. Et c’était le début d’une amitié pour la vie. Alain et moi avons parlé longuement, en particulier d’une association nouvellement créée, les Amis de la Terre, dont j’avais déposé les statuts deux mois plus tôt.  Par la suite, Alain a accepté de prendre la direction du nouveau-né et a animé avec dévouement et énergie tout le mouvement pour l’écologie en France.

Alain est rentré de son long voyage en mer profondément troublé par la direction prise par la société industrielle, une préoccupation que nous partagions. (suite…)

Hommage à Alain-4

22 octobre 2019,

L’invention du Sauvage

Par Alain Hervé

Le Sauvage, publié par le groupe du Nouvel Observateurde 1973 à 1981, fut pendant neuf ans le magazine écologique le plus diffusé en France avec une diffusion mensuelle avoisinant en moyenne les 45 000 exemplaires, dont près de 20 000 abonnés.

Tout avait commencé avec un numéro spécial du Nouvel Observateurpublié en juin 1972 et intitulé La dernière chance de la Terre. Y collaborèrent Théodore Monod, F.-O. Giesbert, Michel Bosquet alias André Gorz, Gilles Lapouge, Bernard Guetta, Edgar Morin et le Club de Rome. Ce ballon d’essai fut un succès avec près de 120 000 exemplaires vendus et décida Claude Perdriel, le patron du groupe, à tenter le magazine écologique mensuel que je lui proposais. Ce fut Le Sauvage.

Ce titre au parfum rousseauiste fut proposé par Victor Zigelman, le secrétaire de rédaction qui arrivait de France-Soir et qui observait depuis plusieurs jours nos discussions à la recherche d’un titre. Nous en étions à L’Œuf, lorsque Victor nous dit : « Ce matin, je me suis brossé les dents avec le dentifrice “au goût sauvage”, vous devriez appeler ce journal Le Sauvage». (suite…)