Archives d’un auteur

Il y a 46 ans, percée verte

26 juin 2019,

Brice

Kérosène/ICE

17 juin 2019,

Si vous pensez que les automobilistes (qui paient des taxes sur les carburants) n’ont pas à subventionner les voyages en avion (qui n’en paient pas). Si vous voulez faire un petit geste pour lutter contre le changement climatique, faites comme nous, apportez votre signature à l’initiative citoyenne européenne en faveur de la taxation du kérosène.

Il faut un million de signatures, faites passer :

https://eci.ec.europa.eu/008/public/#/.         La Rédaction

Prédiction

9 juin 2019,

Par Ghislain Nicaise

Dans sa dernière chronique (le 7 juin) Dominique Seux déplorait sur France Inter que la ville de Paris renonce à la publicité de Total pour les jeux olympiques. Ce peut paraitre injuste : on peut comprendre qu’Anne Hidalgo n’ai pas eu envie de se faire huer ; peut-être que Total investit dans le renouvelable mais son enseigne est un étendard de la combustion de fossiles. Dominique Seux a, comme il l’assume, la tâche ingrate de défendre le productivisme néo-libéral, il ne le fait pas de manière agressive et il est sincère, très probablement. Cela ne l’empêche pas de ressortir un bobard (fake news en français) récurrent sur le prétendu échec des prédictions de l’équipe Meadows dans le rapport The limits to growth demandé par le Club de Rome. Les famines prévues ne seraient pas arrivées. Dominique Seux fait juste une erreur de date. Nous sommes en 2019 et l’effondrement de la population mondiale n’est pas prévu par le modèle World 3 avant 2030. C’est l’occasion de rappeler une fois de plus que le rapport Meadows a été réévalué 30 ans plus tard par un auteur indépendant, dans un autre laboratoire. Ce modèle qui fonctionnait de 1900 à 1970 date de sa mise en oeuvre, fonctionne assez correctement de 1970 à 2000, il a donc été prédictif, c’est ce qui est représenté (suite…)

Emplois publics

6 juin 2019,

Avec nos excuses pour celles et ceux qui n’aiment pas les graphiques. Celui-ci, qu’en termes savants on nomme histogramme, représente au dessus de la ligne de base les emplois créés, en dessous les emplois supprimés, pour quelques Ministères (source : FSU 04, à partir de la Loi de finances 2019). Il nous semble représentatif de choix du gouvernement français. Source : FSU 04

 

Biosphère-info spécial Alain Hervé

4 juin 2019,

Les Amis de la Terre France déposèrent leurs statuts à la préfecture de Paris le 11 juillet 1970. Les principaux fondateurs étaient Edwin Matthews, un avocat américain résidant à Paris, et Alain Hervé, un poète, navigateur et reporter. Le Comité de parrainage comprenait Jean Dorst, Pierre Gascar, Claude Lévi-Strauss, Théodore Monod et Jean Rostand. Alain Hervé donne quelques précisions dans l’Ecologiste n° 21 (décembre 2006 – mars 2007)  : « A New York, Gary Soucie me raconta en mars 1970 le vécu d’une association créée en 1969 par David Brower, Friends  of the Earth, dont le journal était intitulé « Not man apart ». David Brower avait été licencié de son poste de directeur exécutif du Sierra Club en 1969 alors qu’il avait voulu donner une dimension beaucoup plus politique, polémique et militante à la philosophie de la protection des grands espaces sauvages aux Etats-Unis. Lors de sa venue à Paris en novembre 1970, David développa son thème principal, celui de la vie sur la petite planète Terre et les destructions perpétuées par l’homme au détriment de cette vie depuis le début de l’ère industrielle. Il s’en prenait au désordre démographique de l’espèce, au gaspillage des ressources naturelles pour promouvoir des modes de vie insoutenables. Je me suis toujours demandé pourquoi je fus aussi disponible à recevoir une remise en cause aussi radicale de la religion du progrès. En effet à l’époque, la formule idiote des Trente Glorieuses n’avait pas encore fait fortune. Aujourd’hui nous devrions les rebaptiser les Trente Désastreuses ; trente ans dont nos descendants mettront des centaines ou des milliers d’années à réparer les dégâts sur la Biosphère. Le premier numéro du Courrier de la Baleine est paru dès 1971. Dès cette époque, on y retrouve ce qui fait encore l’actualité aujourd’hui, l’amiante, le bétonnage, la destruction de l’agriculture vivrière au profit de l’agriculture industrielle, la critique des pesticides de synthèse, l’urbanisme centré sur l’usage de l’automobile. En 1974, nous soutînmes la campagne de René Dumont pour les présidentielles… » (suite…)