Archives d’un auteur

Soyez Charlie

7 janvier 2020,

Lisez les.

PARCEL

4 janvier 2020,

Les 3 co-porteurs de l’application PARCEL

Pour une Alimentation Résiliente, Citoyenne Et Locale. La surface agricole française est suffisante pour nourrir l’ensemble de la population de l’Hexagone avec une alimentation exclusivement bio en réduisant de 25% la consommation de viande. Les avantages: un doublement de l’emploi agricole direct et une diminution de 30% des gaz à effet de serre et des pollutions liées aux activités agricoles. C’est un des enseignements de PARCEL, le nouveau «convertisseur alimentaire» lancé le 10 octobre par Terre de liens, la Fnab et le bureau d’études Basic. «Simple et didactique», cet outil gratuit permet à chacun (collectivités, écoles, entreprises, familles, agriculteurs…) de modéliser l’impact d’un changement de son alimentation sur les surfaces et les emplois agricoles. Il permet également d’évaluer les impacts écologiques en découlant. Trois leviers d’actions sont proposés: le degré de relocalisation de la production, la part de la production bio et la part des produits animaux dans le régime alimentaire. «L’objectif est de retracer le fil de l’alimentation jusqu’à l’aménagement des terres», explique Damien Roumet, coordinateur du projet. Parcel a soulevé l’intérêt de nombreux acteurs du secteur. Nombre d’entre eux souhaitent même aller plus loin en intégrant de nouvelles données comme l’emploi dans les filières agroalimentaires ou le label HVE.

NDLR : La mise à l’essai de l’application sur différents territoires peut encore réserver des surprises mais il nous a semblé que contribuer à faire connaître son existence ne pouvait qu’aider à apporter des améliorations.

L’échec renouvelé des COP

3 janvier 2020,

Sur le site Biosphère-Info

COP25 fin 2019 à Madrid, 25 années que ça dure. Les Conférence des parties sur le réchauffement climatique (dites COP) se succèdent et l’échec de ces délibérations inter-étatiques est tragique. C’est en effet l’art de contempler la Terre brûler tout en se disant qu’il va peut-être falloir un jour faire quelque chose. L’idée que chacun prenne un seau d’eau et fasse sa part n’effleure presque personne. (suite…)

L’effondrement a commencé. Il est politique

25 novembre 2019,

La rédaction du Sauvage pense que les effondrements ont commencé et, comme l’auteur de l’article, nous pouvons déjà déplorer le début de l’effondrement climatique (ainsi que celui de la biodiversité). Cet article paru dans le numéro 9 de la revue Terrestres en ligne dénonce avec précision l’effondrement politique en cours.

L’effondrement a commencé. Il est politique

Par Alain Bertho

« Il faut bien avoir à l’esprit que l’épuisement des possibilités de ce monde signifie tout autant celui de l’action politique qui allait de pair avec lui. »   Marcello Tari1

Ne pouvant maîtriser, même au prix d’une répression sanglante, l’immense soulèvement de son peuple, le gouvernement chilien annonce, le 30 octobre 2019, qu’il renonce à organiser la COP 25 originellement prévue du 2 au 13 décembre à Santiago. Quelques jours plus tôt une pétition avait été lancée en France pour son boycott, jugeant « cynique et caricatural d’organiser la COP 25 sous la menace des balles d’une armée qui s’est funestement illustrée sous la dictature d’Augusto Pinochet » et qualifiant de « faute » une façon « de faire ainsi un chèque en blanc à un gouvernement qui a décidé de réprimer avec la pire des brutalités celles et ceux qui veulent que le système change pour le bien commun ». Nous sommes bien aujourd’hui face à deux dangers mortels : la transformation de la terre en fournaise et la violence d’Etats défaillants et incapables d’y faire face.

Voilà qui nous révèle sans fards où nous en sommes vraiment. Le réchauffement climatique n’est pas une menace à venir. Il a déjà commencé. On en ressent les effets sur tous les continents où les peuples doivent faire face à des phénomènes extrêmes : (suite…)

Micro-victoire

16 novembre 2019,

Après vingt-quatre heures de tiraillements, de Tweet rageurs et de concertation au plus haut sommet de l’Etat, l’Assemblée nationale a finalement rejeté, vendredi 15 novembre au soir, à une écrasante majorité (58 voix contre, 2 pour), un amendement au projet de loi de finances (PLF) pour 2020 favorisant fiscalement l’huile de palme. Cette dernière est considérée comme ayant des conséquences dramatiques sur l’environnement, notamment en termes de déforestationLe Monde

La défense de la biodiversité a marqué un petit point. Ce qui reste étonnant et qui n’est pas glorieux c’est la participation de nos élus : 90 % de nos parlementaires se sont prudemment abstenus de participer au débat.