Archive pour la catégorie ‘Compost’

Aventures en permaculture – 26, LE JARDIN D’EDO

19 juin 2016,

Edo.noisetier.fig.1.redpar Ghislain Nicaise

Un noisetier extraordinaire

En entrant dans le jardin d’Edo Malloggi, à Cagnes-sur-Mer, on commence par une allée bordée de superbes Hydrangea, ce qui m’a surpris. Des hortensias roses classiques (Hydrangea macrophylla) mais aussi des moins ordinaires avec les plus grosses fleurs à la périphérie des capitules (Hydrangea quercifolia). Ce ne sont pas mes fleurs préférées mais je sais au moins qu’elles supportent mal le calcium : notre prédécesseur dans le jardin de Nice en avait planté par ignorance et elles se sont empressées de dépérir. A Nice comme à Cagnes, le sol repose sur un sédiment riche en calcaire. Edo m’explique qu’il a composté des aiguilles de pin en surface pour acidifier le sol.

Au bout de cette allée, un grand arbre bien vert fait une ombre épaisse. Son tronc ramifié depuis la base en trois très grosses branches supporte une cabane d’enfant (fig. 1). A mon grand étonnement, c’est un noisetier : si on pouvait en douter il suffirait en s’approchant (suite…)

A l’école de l’écologie, l’écologie à l’école

2 mars 2016,

par Michel Sourrouille.

En France, l’éducation à l’environnement a fait son entrée officielle dans le système scolaire grâce à une circulaire du ministre de l’Education nationale le 29 août 1977.

La charte de l’environnement de 2005 a été inclus dans la constitution française. Son article 8 explicite clairement que « L’éducation et la formation à l’environnement doivent contribuer à l’exercice des droits et devoirs définis par la présente Charte. »

En 2006, le pacte écologique de Nicolas Hulot est signé par la plupart des candidats pour la présidentielle 2007 : « L’ensemble des programmes et activités scolaires du primaire aux cursus supérieurs, devront être progressivement  réformés dans leur contenu afin qu’y soit intégré l’enseignement des connaissances permettant de comprendre pourquoi ce qui a marché jusqu’à présent cesse d’être valide, ainsi que des notions de base sur le fonctionnement de la nature. »   (suite…)

Aventures en permaculture – 25, LES TOILETTES SÈCHES

1 mars 2016,

Toilettes sèches.Fig.1par Ghislain Nicaise

Pourquoi dit-on les toilettes au pluriel ? Ma mère, née en Belgique, disait « la toilette » et quand un jour je lui ai demandé si elle savait les raisons de cette divergence linguistique, elle m’a proposé l’explication qu’elle avait retenue de son pays d’origine : « les français ont besoins de toilettes au pluriel parce qu’ils sont plus sales ». J’arrête ici avec les blagues françaises mais j’espère que vous me pardonnerez mon introduction : cela rafraîchit un peu des blagues belges dont nous avons la pratique.

Le choix du système. Lors de notre première entrevue avec l’architecte, voisine et permacultrice, elle nous a dit, d’une phrase qui était plus proche de l’injonction que de la question « vous allez mettre des toilettes sèches ? ». Je n’y avais pas encore pensé mais j’ai répondu bravement par l’affirmative. Deux ans plus tard, ayant digéré la documentation livresque indispensable pour calmer mes angoisses (1), après avoir longuement hésité à installer (suite…)

Afterres2050 : un scénario agroécologique qui fait réagir !

4 janvier 2016,

chiens:chatpar Sarah Feuillette

Le scénario Afterres2050, pendant agricole du scénario Négawatt pour l’énergie, présente pour la France une image agroécologique qui prête à discussion et s’enrichit au fil du temps, mais qui fait aussi grincer quelques dents…

L’année 2015 s’est achevée avec la COP21 et son foisonnement d’initiatives, de plans, de schémas, de documents pour tenter de réduire nos émissions de gaz à effet de serre dans le futur. Tout cela en plein état d’urgence sécuritaire. Soit dit en passant, il y a au moins deux sujets (suite…)

Aventures en permaculture – 24, INGA

12 octobre 2015,

Rainforest saverpar Ghislain Nicaise

J’ai pu assister en septembre dernier à deux journées de la « Permaculture Convergence », rassemblement international bisannuel qui se tenait cette année près de Londres. L’atelier qui m’a laissé le souvenir le plus fort est celui de la Fondation pour sauver la forêt pluviale (Rainforest Saver Foundation). Cette association basée à Edimbourg intervient pour le moment en Afrique (Cameroun) et en Amérique centrale (Honduras) et se fixe l’objectif ambitieux énoncé dans son titre, rien moins que de sauver la forêt tropicale, avec un moyen d’action très simple.

L’urgence d’agir à ce niveau vient des dégâts causés à la forêt pluviale tropicale par la méthode traditionnelle de culture sur brûlis (dite slash and burn). Cette méthode revient à une déforestation et un enrichissement temporaire du sol par les cendres du feu de forêt. La fertilité ainsi acquise ne dure pas (en particulier à cause de la perte de phosphore) et les agriculteurs déplacent leurs champs, désertifiant les régions tropicales dans leur progression. Le site internet de l’association http://www.rainforestsaver.org/ illustre l’impact destructeur pour le climat de l’agriculture sur brûlis par un graphique, qui indique que cette pratique à l’échelle de la planète entraîne une émission de carbone égale à quatre fois celle du Royaume Uni, très supérieure à celle de la totalité de l’Inde.  (suite…)