Archive pour la catégorie ‘Feuilleton de l’été’

Aventures en permaculture 23 -Excursion dans le futur en Normandie

12 septembre 2015,

par Ghislain NicaiseBec.Pancarte.Fig.1

Un projet longtemps reporté

En juillet 2013, nous avons laissé la plume (le clavier si vous préférez) à Perrine et Charles Hervé-Gruyer pour vous présenter leur expérience de microferme hyper-productive en Normandie. En octobre 2014, j’ai eu le plaisir de saluer la parution de leur livre,  le premier livre relatant cette expérience. Ce que je n’ai pas dit c’est qu’en 2012 je m’étais inscrit pour une de leurs formations et qu’impressionné par deux épisodes rapprochés d’arythmie cardiaque, je m’étais rétracté, assez peu glorieusement. Depuis cette date, je vais bien, j’ai fait mon stage de « design » (1) plus près de mon cardiologue, et je couve le projet d’aller voir pour de bon la ferme du Bec Hellouin.  Un voyage organisé par Carine Mayo (2) m’en a donné l’occasion, le 8 septembre. Je vais essayer de vous en faire un récit personnel, sans trop répéter la présentation probablement plus exhaustive et rationnelle déjà publiée sur notre site.

Là tout n’est qu’ordre et beauté

La ferme est nichée dans un vallon quasi-utérin. (suite…)

Aventures en permaculture – 22, Échaudure et gourmands

5 septembre 2015,

150901.Port naturel pommier franc.fig 1par Ghislain Nicaise

Le jardinier aime le propre

Quand on achète un jeune arbre de deux ans ou plus en jardinerie, il a un tronc bien dégagé (voir la photo qui commence l’épisode sur les pommiers). Quand on le plante, au bout de quelques semaines ou de quelques mois, on voit le tronc pousser de petites ramifications ou, plus souvent, des jets assez vigoureux qui partent de la base. On qualifie généralement ces rameaux de gourmands (1); comme la gourmandise est un vilain défaut, on sanctionne en les sectionnant, d’un bon coup de sécateur. L’idée, derrière ce geste, est que les gourmands concurrencent le bon développement du greffon, surtout s’ils partent du porte-greffe, et que l’on souhaite canaliser la sève pour que l’arbre se développe en hauteur et en largeur. J’ai toujours procédé ainsi jusqu’à ce qu’à la faveur de lectures je découvre qu’il fallait peut-être adapter ce comportement. Notons dès à présent la différence de silhouette entre le pommier franc de la figure 1, ci-joint et les pommiers de deux ou trois ans achetés en pépinière.

Fig. 1. Pommier franc d’environ 5m de haut, issu de semis spontané, qui n’a jamais été taillé. Le tronc n’est clairement visible que si l’on se place du côté Nord. Face au soleil il est protégé par le feuillage des rejets « gourmands ». (suite…)

Aventures en permaculture – 21, Peut-on se passer de pesticides au jardin ?

29 août 2015,

111113.Carabus.intricatus redpar Ghislain Nicaise

Un des responsables de la Société locale d’Agriculture et d’Horticulture a lancé cette interrogation, propre à engendrer un troll, pour animer les échanges internet de l’association. La question était accompagnée d’un texte se livrant à un massacre en règle de l’utilisation du purin d’orties. Après avoir vu passer des réponses assez diverses, dont certaines de solide bon sens (« Evidemment que l’on peut se passer de pesticides ! Ces produits ne sont apparus que dans les années 50-60 et que je sache, auparavant, nos cultures se portaient très bien… ») je n’ai pu me retenir d’y ajouter mon grain de sel.

Je crois que la solution n’est pas de remplacer des pesticides de synthèse par des extraits ou macérats de plantes. Je proposerait volontiers que l’effet parfois positif des purins divers porte plus sur la nourriture apportée aux plantes cultivées que sur la destruction de pestes. (suite…)

Aventures en permaculture – 20, LES POMMIERS

25 août 2015,

Fig.1.101021.pommierspar Ghislain Nicaise

20- Les pommiers, mise à jour d’une parution dans La Gazette des Jardins n° 101, janvier-février 2012 (1),

Le pommier s’impose

S’il est un arbre utile qui devait être planté sur notre terrain c’est bien le pommier. Il pousse spontanément un peu partout. Bien entendu il n’est pas originaire du pays mais il s’est aisément naturalisé.  J’ai essayé de dégager deux pommiers trouvés à la lisière de la forêt : le résultat de ma taille nécessairement un peu radicale est qu’ils n’ont presque pas fleuri le printemps suivant. Leurs pommes avaient été précieuses au cours de l’automne précédent pour faire mûrir les avocats. Le plus souvent les pommes du commerce n’ont pas cette faculté : je suppose qu’elles ne diffusent pas l’hormone de mûrissement (l’éthylène, qui est un gaz) parce qu’elles sont traitées pour une plus longue conservation. (suite…)

Saisi sur le Plat-Gousset de Granville

16 octobre 2014,

Le Plat-Gousset est la célèbre promenade de la plage de Granville dans la2011cabinesphotos011 Manche. Plat-gousset car il prolonge la promenade du Casino. A moins qu’il ne soit destiné à ceux qui n’ont pas les moyens de le fréquenter.
Le Plat Gousset est bordé de cabines de bain  où, assis sur des pliants,  on pratique l’observation de ses semblables en état de déambulation.

Un de nos amis journaliste new-yorkais Richard Howe s’est livré à une étude ethnographique des inscriptions arborées sur le dos promeneurs. Nous vous proposons en anglais cette étude en avant-première d’une publication prochaine dans le New-Yorker.      Le Sauvage

Par Richard Howe

I suppose you were wondering when I would get around to this.  Actually, they’ve just finished removing the cabines, thereby signaling the end of the season. So here goes…

There was more self-analysis and self-description on the shirts this year than before. For example: « Geek, » « Thank God I’m VIP, » « I’m Mouse I’m Not Afraid of the Cat, » « Young and Dangerous, » « Surfing Monster, » « Black (suite…)