Archive pour la catégorie ‘Feuilleton de l’été’

A table avec Jésus: les dattes (dernier épisode)

18 septembre 2017,

par Gabriel Peynichou

Phoenix dactylifera (dr)

Évangile selon Saint Matthieu, II, 13-15

Quand ils se furent retirés, voilà qu’un ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et dit : Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Égypte et restes-y jusqu’à ce que je te parle. Car Hérode va chercher l’enfant pour le perdre.   Et lui se leva, prit de nuit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte, et il y fut jusqu’à la mort d’Hérode, pour remplir cette parole du (suite…)

A table avec Jésus (4): le melon

4 septembre 2017,

(dr)

 Gabriel Peynichou

Tourte de melon.

« Râpez voftre melon , & le pilez dans vn mortier ; faites fondre du beurre & le mettez avec du fucre , vn brin de poivre , du fel , & vn macaron , meflez le tout enséble , & garniffez voftre abaiffe , faites la cuire; feruez fucrée.»   Je collectionne les livres de cuisine. Le plus ancien, merci Isabelle, date de1644 : il s’agit du ‘Cuis’inier français par le sieur de la Varenne Efcuyer de cuifine de Monfieur le Marquis d’Vxelles ».Cette recette de tourte au melon, recopiée avec son orthographe d’époque dans le livre du sieur de La Varenne, a donc 377 ans. Pour revenir à la (suite…)

Les recettes de Jésus à table

20 août 2017,

Nous vous proposons pour égayer la fin de l’été, les érudites bonnes feuilles d’un livre à paraître à la rentrée aux éditions du Petit bout de la lorgnette. (à suivre)

par Gabriel Peynichou

Si l’on considère l’origine sociale du Christ et les protéines animales communément consommées en Galilée à son époque, on peut être sûr que les sauterelles faisaient partie de son régime alimentaire.

Il est dit dans le Nouveau Testament que Saint Jean le Baptiste s’en nourrissait, accompagnées de miel sauvage. (suite…)

Aventures en permaculture 23 -Excursion dans le futur en Normandie

12 septembre 2015,

par Ghislain NicaiseBec.Pancarte.Fig.1

Un projet longtemps reporté

En juillet 2013, nous avons laissé la plume (le clavier si vous préférez) à Perrine et Charles Hervé-Gruyer pour vous présenter leur expérience de microferme hyper-productive en Normandie. En octobre 2014, j’ai eu le plaisir de saluer la parution de leur livre,  le premier livre relatant cette expérience. Ce que je n’ai pas dit c’est qu’en 2012 je m’étais inscrit pour une de leurs formations et qu’impressionné par deux épisodes rapprochés d’arythmie cardiaque, je m’étais rétracté, assez peu glorieusement. Depuis cette date, je vais bien, j’ai fait mon stage de « design » (1) plus près de mon cardiologue, et je couve le projet d’aller voir pour de bon la ferme du Bec Hellouin.  Un voyage organisé par Carine Mayo (2) m’en a donné l’occasion, le 8 septembre. Je vais essayer de vous en faire un récit personnel, sans trop répéter la présentation probablement plus exhaustive et rationnelle déjà publiée sur notre site.

Là tout n’est qu’ordre et beauté

La ferme est nichée dans un vallon quasi-utérin. (suite…)

Aventures en permaculture – 22, Échaudure et gourmands

5 septembre 2015,

150901.Port naturel pommier franc.fig 1par Ghislain Nicaise

Le jardinier aime le propre

Quand on achète un jeune arbre de deux ans ou plus en jardinerie, il a un tronc bien dégagé (voir la photo qui commence l’épisode sur les pommiers). Quand on le plante, au bout de quelques semaines ou de quelques mois, on voit le tronc pousser de petites ramifications ou, plus souvent, des jets assez vigoureux qui partent de la base. On qualifie généralement ces rameaux de gourmands (1); comme la gourmandise est un vilain défaut, on sanctionne en les sectionnant, d’un bon coup de sécateur. L’idée, derrière ce geste, est que les gourmands concurrencent le bon développement du greffon, surtout s’ils partent du porte-greffe, et que l’on souhaite canaliser la sève pour que l’arbre se développe en hauteur et en largeur. J’ai toujours procédé ainsi jusqu’à ce qu’à la faveur de lectures je découvre qu’il fallait peut-être adapter ce comportement. Notons dès à présent la différence de silhouette entre le pommier franc de la figure 1, ci-joint et les pommiers de deux ou trois ans achetés en pépinière.

Fig. 1. Pommier franc d’environ 5m de haut, issu de semis spontané, qui n’a jamais été taillé. Le tronc n’est clairement visible que si l’on se place du côté Nord. Face au soleil il est protégé par le feuillage des rejets « gourmands ». (suite…)