Adapter un roman au théâtre n’est pas toujours aisé ni souhaitable. C’est pourtant le pari qu’a parfaitement réussi Anne-Marie Lazarini en portant sur la scène des Artistic Athévains le « Ravel » de Jean Echenoz.
Cet ouvrage retrace avec minutie les dix dernières années de la vie du compositeur. Il est alors un musicien reconnu, adulé et joué dans le monde entier. Mondain et raffiné jusqu’à la maniaquerie, entouré d’amis, il n’en demeure pas moins un être secret, solitaire, vivant avec sa gouvernante dans sa petite maison de Montfort l’Amaury, entouré d’automates et d’horloges. De sa vie privée on ne sait rien, sans doute parce qu’il n’y a rien à savoir. Peut-être complexé par sa petite taille, Ravel n’a, semble-t-il, jamais vécu de passion amoureuse. Dichotomie totale entre l’homme et l’œuvre, éclatante, elle, de fougue, de sensualité, d’élan enthousiaste. (Lire la suite…)




