Archive pour la catégorie ‘Gloire à nos illustres pionniers’

The dispossessed

28 janvier 2018,

Par Ghislain Nicaise
Au cours des cinquante dernières années, il y a peu de livres qui m’aient assez passionné pour que je les offre à plusieurs personnes. C’était toujours des livres que j’avais lus d’une traite et qui m’avaient fait réfléchir, rêver, qui m’avaient donné l’impression de m’améliorer.
Le meilleur des mondes d’ Aldous Huxley parce qu’il montrait que le bonheur n’était pas le but de l’existence (j’étais adolescent et j’avais quelque temps avant recopié sur la couverture de mon cahier de textes cette phrase de Paul Eluard : Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d’autre),
Le Diable et le Bon Dieu de Jean-Paul Sartre, parce qu’il montrait que l’humain n’était ni le mal ni le bien (simplissime leçon de dialectique, thèse, antithèse, synthèse),
Les hommes protégés de Robert Merle parce qu’il a remis une couche de féminisme sur ma lecture déjà ancienne du Deuxième sexe (relire vers la fin du livre le moment où le héros et ses deux femmes passent à la télévision),
– plus récemment Le sol, la terre et les champs de Claude et Lydia Bourguignon, parce qu’il contient l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour comprendre la survie au XXIe siècle.
Mais le livre que j’ai le plus offert, en français ou en anglais, a été The dispossessed d’Ursula Le Guin, heureusement traduit sous le simple titre Les dépossédés. (suite…)

Surtout ne pas se décourager

8 janvier 2017,

lamarck-1-jpgL’homme par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce. En détruisant partout les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, il amène rapidement à la stérilité ce sol qu’il habite, donne lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance, et fait que de grandes parties du globe, autrefois très fertiles et très peuplées à tous égards, sont maintenant nues et stériles, inhabitables et désertes…On dirait que l’homme est destiné à s’exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable.

Jean-Baptiste Monet, chevalier de Lamarck, 1820. Système analytique des connaissances positives de l’homme, A. Belin. Paris

NDDL actualités (1974)

9 décembre 2016,

nddl-1974

Les précurseurs de la décroissance et Lanza del Vasto

2 décembre 2016,

par Michel Sourrouille

BIOSPHERE-INFO n° 378,

Lanza del Vasto

Lanza del Vasto

Le terme « décroissance » avait été utilisé en 1994 par Jacques Grinevald pour intituler en français un recueil d’essais de Nicholas Georgescu-Roegen sur l’entropie, l’écologie et l’économie. Cette idée de décroissance a été reprise comme un slogan provocateur en 2001-2002 pour dénoncer l’imposture du « développement durable », cet oxymore qui fait croire à la poursuite indéfinie de la croissance économique. Cependant les idées véhiculées par le mouvement des objecteurs de croissance possèdent une histoire et des racines culturelles plus anciennes. Il y a donc des « précurseurs de la décroissance ».

L’enjeu de l’anthologie* parue aux éditions Le passager clandestin est de montrer en creux (suite…)

Jean Marie Pelt

25 décembre 2015,
Jean-Marie Pelt (dr)

Jean-Marie Pelt (dr)

Saluons la mémoire de notre ami Jean Marie Pelt. Ce fut un pionnier de l’éveil écologique dans le grand public. Négociateur habile il s’engageait cependant avec détermination dans le militantisme. Fondateur de l’Institut Européen d’Ecologie à Metz il a contribué à l’éveil botanique de milliers de Français avec ses émissions télévisées. Il laisse un héritage érudit avec ses livres de vulgarisation. Son engagement spirituel donnait une autre dimension à son témoignage écologique.

Le Sauvage