Archive pour la catégorie ‘La Vie brève’

En été, leçon de choses et d’autres

18 juillet 2017,

par Daniel Maja

Georges, à l’instar de Monsieur Palomar*, était en quête perpétuelle.
Il recherchait sous le fatras et l’étrangeté des choses banales, quotidiennes et triviales, les liens secrets des phénomènes les plus contradictoires, un ragot et un ragoût, des porte-plumes et des porte-glaive, un poteau rose et un pot-aux-roses, ce qui est en haut comme ce qui est en bas, un gnomon et du goémon, le nombre d’or et les bigorneaux…, bref, les liens qui unissent les liens aux autres liens, afin de déchiffrer la Kabale, les coulisses et la Machinerie du Monde.
En fait, très vite et surtout en cette saison, tout s’embrouillait et se dissolvait, il ne restait bientôt qu’un gros trou plein de vide légèrement trouble.
Alors, comme dit l’autre, « il faut imaginer Georges heureux »…

* Monsieur Palomar d’Italo Calvino

La bête du Vaccares

16 juillet 2017,

ML.epicurisme-romain718-copie-2
Avec Adam W.* à petites lampées nous savourons une absinthe à la liqueur de fenouil, autour de nous une bonne quinzaine d’alambics transparents avec des mélanges subtils d’alcools et de liqueurs de noix amères, genièvre, myrtilles, gingembre, hydromels, verveine sauvage, épicéa, gentiane, toute la gamme des ambres dorées ou brunes, des rubis et des verts tendres… Moment de communion dans la petite boutique de la rue Bracka, à l’abord du Rynek, la place centrale de Cracovie.

Nous évoquons le livre admirable que m’a prêté Adam et que je viens de terminer, « La bête du Vaccares » du gardian-poète Joseph d’Arnaud (en langue d’oc et français).
L’histoire bouleversante d’un gardian chrétien qui, au 15éme siècle, fait la rencontre de Pan, le demi-dieu presque agonisant qui va disparaître dans les marais fangeux du Vaccarés, après une dernière manifestation de sa puissance sauvage sur les manades des taureaux libres … Fin de l’Antiquité païenne et de la Camargue indomptée… Métaphore aussi de notre temps.

*Adam Wodnicki , écrivain-poète, photographe, traducteur ( il a traduit en polonais Julien Gracq, Edmond Jabès, Saint-John Perse, Yves Bonnefoy, Simone Weil) son oeuvre est une Somme  sur Arles, la Provence et l’Antiquité qu’il évoque en poète, en historien, lyrique et  mystique.
En français: carnet arlésien, en Arles
( livre pour écrire- Editions Austéria – Cracovie Budapest)

Par les temps qui courent, un peu de chauvinisme…

6 juillet 2017,

Avec des copains de la plage, nous avions tracé dans le sable humide un circuit pompeusement appelé « Tour de France ». Chacun avait apporté ses coureurs: de petites figurines en métal léger grossièrement peintes aux couleurs des maillots des concurrents. La guerre d’Indochine n’en finissait pas d’agoniser, d’autres guerres commençaient: la Tunisie, l’Algérie… Nos champions d’alors…

Vacance…

4 juillet 2017,

selon Maja

Eloge du Temps qui passe et de la Météo qui change Et puis, renforcer le plaisir en relisant encore le 10/18 écorné, jauni de 1982 avec sur la couverture pliée par mégarde, un détail de « Dawn in Pennsylvania » d’Edward Hopper, Tokyo-Montana express » de Richard Brautigan que j’avais laissé l’année dernière à Cracovie.

Balade agreste…

2 juillet 2017,

Où l’on voit un début d’histoire qu’il serait trop long de développer et où l’auteur laisse soin au lecteur de continuer en toute fantaisie…