Depuis qu’est attestée l’inéluctabilité de la fonte des pôles, la disparition totale de la banquise et la hausse du niveau des océans, nos stages de “marche sur échasses” sont en progression spectaculaire ces derniers mois, celle-ci devrait se poursuivre ces prochaines années avec un développement prometteur à l’international…
Cheap Adobe CS5 Production Premium
Incubation…
2 avril 2011, Daniel MajaEdouard Lear et quelques autres tentèrent de réactiver l’esprit des thérapies antiques, on dormait à même la terre, les songes venaient par incubation…
Au matin, on interprétait les rêves, pieds-nus non lavés comme autrefois les prêtres d’Asclépios …Les diagnostics étaient obscurs et incertains, on repartait l’âme songeuse et poétique, pleine de frissons chtoniens…
C’est dans ces dispositions que Georges fit connaissance de la belle Hélène aux nattes blondes, venue en curieuse et repartie en couple…
Exultate 131
30 mars 2011, Daniel MajaTout fichait le camp, le césium 137, les emplois, les oies sauvages, les abeilles, le latin, la dette publique, le kilowatt/heure, le café, la couche d’ozone….
Georges avait alors des joies subites, des exultations océaniques, des jubilations explosives, il célébrait la Création, le mouvement des nuages, la respiration des marées, la Danse de la Vie…
Peut-être que l’iode 131 venu de la mer l’excite un brin…
A l’écart…
8 mars 2011, Daniel MajaLe monde entra en convulsions. On pronostiqua à tors et à travers, les prophètes médiatiques vaticinaient, les voiles se déchiraient, la vérité crue éclairait les arrières-cours, les culs de basses-fosses et de basses-oeuvres.
Certains, parmi les meilleurs s’ensauvagèrent, d’autres se retirèrent, hors des villes, dans des monastères, cultivant l’amitié et un épicurisme bien tempéré. Ceux-là, sur les pentes du Monte-Véritas dansaient tout nus au soleil, ceux-ci bêchaient leur jardin et élevaient des oiseaux-chanteurs…
Georges pérégrinait de ci de là, comme il avait l’humour taoïste, il réjouissait ses hôtes d’histoires saugrenues dont le sens profond se révélait bien après son départ…
El fin del mondo buy adobe cs3 for mac
20 février 2011, Daniel MajaGeorges était parvenu à ce point extrême qu’on appelle « el fin del mondo ».
Il avait traversé des jungles de sabals, de syagrus géants, d’arécas à bétel, de pachiras macrocarpa, de quinquinas rouges, d’odorantes draculas, d’envoûtantes lycastes, accompagné des cris des tamarins labiés et des singes hurleurs, il avait fait fuir le raton crabier, s’était garanti des vampires à pattes velues, des mygales trondaines, avait croisé la route des pumas…
Et maintenant, face à l’Océan infini, à l’horizon mouvant, Georges prit la décision qui s’imposait:
Il marcha sur l’eau




