Archive pour la catégorie ‘Nous avons lu’

Daphné Roulier questionne Nicolas Hulot

3 novembre 2019,

© Alexandre Guirkinger

Nous avons lu avec intérêt LE GRAND ENTRETIEN entre Daphné Roulier et Nicolas Hulot

Nicolas Hulot : « Après ce que j’ai vécu, il faudra envoyer du lourd pour me faire vaciller »

par Daphné Roulier.  28 octobre 2019

Depuis sa démission du gouvernement, il est en quasi-diète médiatique. Mais pour GQ, l’ancien ministre de l’Écologie d’Emmanuel Macron a accepté de revenir sur les raisons de son départ. Touché mais pas coulé, et alors que l’urgence climatique ne cesse de s’affirmer, Nicolas Hulot rêve toujours d’un élan qui dépasserait les frontières partisanes et idéologiques. Mais sans envisager un retour en politique. Pour l’instant.

D.R. Etes-vous plus optimiste aujourd’hui que lors de votre démission en août 2018 ?

Ni plus ni moins, je me suis programmé pour ne pas perdre espoir, même si parfois, ça relève de l’acte de bravoure ! Nous sommes dans un moment très particulier de l’histoire de nos sociétés, on avance sur un seuil de crête étroit et le temps nous est compté. Par définition, on peut basculer du bon ou du mauvais côté. Récemment, je suis tombé sur Combien de catastrophes avant d’agir, un livre co-écrit il y a près de 20 ans avec le conseil scientifique de ma fondation : rien n’a changé, du moins dans le bon sens. La seule chose qui m’effraie, c’est le déni de réalité car la réalité n’a pas plusieurs versions, elle nous est livrée par la science et globalement tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le diagnostic. Alors, il y a bien sûr ceux dont le quotidien empêche d’entendre ce que la science nous dit.

D.R. La société civile n’a toujours pas pris la mesure des enjeux d’après vous ?

C’est difficile de demander à ceux qui sont en proie à des difficultés très concrètes d’être parfaitement lucides face à des enjeux de moyen terme. Je ne leur jette pas la pierre. Mais la lucidité doit être le devoir absolu de celles et ceux qui ont de l’influence, du pouvoir ou des responsabilités.

la suite sur le site de GQ ici.

Agribashing

2 novembre 2019,

Nous avons lu cette tribune de François Veillerette sur le site de Reporterre

« Agribashing ». C’est le terme à la mode depuis plusieurs mois dans le monde agricole français. Cet anglicisme, qu’on pourrait traduire par « dénigrement » ou « lynchage médiatique » dont serait victime l’agriculture, est sur les lèvres de tous les représentants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA, majoritaire), sa présidente, Christiane Lambert, en tête.

Générations futures publie une carte de vente des pesticides en France fondée sur des chiffres officiels ? Agribashing ! Les émissions Envoyé spécial ou Cash Investigation diffusent des programmes montrant les conséquences des pesticides ou sur le glyphosate ? Agribashing encore ! (suite…)

Eau

1 août 2019,

La sécheresse nous amène à chercher comment nous consommons l’eau. Selon le Ministère chargé de l’écologie nous en utilisons 48 % pour l’irrigation, 24 % pour les usages domestiques, 22% pour la production d’énergie et 6 % pour l’industrie (hors énergie). Si vous en voulez davantage, vous pouvez consulter ce site mais cette simple statistique montre clairement que l’agriculture est au coeur du problème. Vous vous souvenez peut-être qu’à Sivens en 2014 Rémi Fraisse est mort pour s’être opposé à une retenue d’eau. 

Dans le contexte climatique de ce début d’été nous avons reçu ce communiqué de la commission agriculture d’EELV qui pointe sur une raison de plus pour changer rapidement notre modèle agricole:

Sécheresse : un plan d’urgence qui n’anticipe pas les vrais enjeux (suite…)

CETA : »vous êtes au service des lobbies »

20 juillet 2019,

discours du député François Ruffin à l’Assemblée Nationale

« Le permafrost du Pôle Nord fond 70 ans plus tôt que prévu, et c’est une catastrophe. » Voilà la nouvelle écologique, la nouvelle dramatique du jour. Hier, dans la ville la plus au Nord du monde, à Alert, au Canada justement, un record de chaleur a été enregistré, +21°, à Alert, donc, une ville qui porte bien son nom, car ça devrait nous alerter. On va crever de chaud. 

On va crever tout court.
On fabrique l’enfer sur Terre, avec les températures de l’enfer.
Je suis sûr que, le soir, nus, entre vos draps, dans le silence de vos consciences, vous êtes comme inquiets, angoissés pour vos enfants. Je le suis pour les miens. L’envie de chialer, quand je songe au monde dévasté qui se dessine, qu’on leur laissera. 

Cette inquiétude, cette angoisse, dans vos rangs, dans tous les rangs, dans notre commune humanité, nous la partageons. Mais le matin revient, le costume, le maquillage, la fonction. 

Et alors, vous nous proposez quoi ?
Le Ceta.
Le Canada Europe Trade Agreement. (suite…)

CETA ? non

12 juillet 2019,

Sur le site des Amis de la Terre

Les députés voteront ce 17 juillet la ratification du CETA, cet accord de commerce et d’investissement entre le Canada et l’Union européenne. La volonté d’Emmanuel Macron est claire : ratifier le CETA en catimini, dans la torpeur de l’été, en espérant le moins de contestation possible.

Pourquoi sommes-nous mobilisés contre le CETA ?

Depuis plusieurs années, nous alertons sur les dangers de ce traité qui porte atteinte à la démocratie, au climat et à l’environnement. Il permettra notamment à des multinationales canadiennes d’attaquer les Etats membres de l’Union européenne via des tribunaux d’arbitrage privés si elles estiment que les décisions publiques vont à l’encontre de leurs intérêts.

Les pouvoirs publics doivent protéger avant tout les intérêts des citoyen·nes, pas ceux d’une poignée de privilégiés prêts à tout pour engranger des profits mirobolants.

Comment agir concrètement aujourd’hui ? (suite…)