Archive pour la catégorie ‘Nous avons lu’

Micro-victoire

16 novembre 2019,

Après vingt-quatre heures de tiraillements, de Tweet rageurs et de concertation au plus haut sommet de l’Etat, l’Assemblée nationale a finalement rejeté, vendredi 15 novembre au soir, à une écrasante majorité (58 voix contre, 2 pour), un amendement au projet de loi de finances (PLF) pour 2020 favorisant fiscalement l’huile de palme. Cette dernière est considérée comme ayant des conséquences dramatiques sur l’environnement, notamment en termes de déforestationLe Monde

La défense de la biodiversité a marqué un petit point. Ce qui reste étonnant et qui n’est pas glorieux c’est la participation de nos élus : 90 % de nos parlementaires se sont prudemment abstenus de participer au débat.

La honte : 70 millions d’€ pour l’huile de palme

15 novembre 2019,

Plantation de palmiers à huile, cliché Greenpeace

Les députés ont, au détour d’un amendement adopté sans débat, pris la responsabilité de soutenir et amplifier la destruction des forêts primaires !

Ces députés, une nouvelle fois, ont apporté la preuve de leur duplicité politique : d’un côté une majorité présidentielle qui n’a jamais de mots assez forts pour dénoncer l’incurie de Bolsonaro, président brésilien responsable de la déforestation de la forêt amazonienne ; de l’autre une poignée de députés-lobbyistes accordant près de 70 millions d’euros d’aides fiscales à Total pour détruire le climat et accroître la déforestation !

Les trois quarts de l’huile de palme utilisée en France sont incorporés dans les carburants !

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N.B. La liste des députés publiée ce jour  par Agir pour l’Environnement concernait un autre vote, le vote destructeur de forêt en faveur de l’huile de palme a eu lieu à main levée et nous n’avons pas le pointage nominal des parlementaires.

Daphné Roulier questionne Nicolas Hulot

3 novembre 2019,

© Alexandre Guirkinger

Nous avons lu avec intérêt LE GRAND ENTRETIEN entre Daphné Roulier et Nicolas Hulot

Nicolas Hulot : « Après ce que j’ai vécu, il faudra envoyer du lourd pour me faire vaciller »

par Daphné Roulier.  28 octobre 2019

Depuis sa démission du gouvernement, il est en quasi-diète médiatique. Mais pour GQ, l’ancien ministre de l’Écologie d’Emmanuel Macron a accepté de revenir sur les raisons de son départ. Touché mais pas coulé, et alors que l’urgence climatique ne cesse de s’affirmer, Nicolas Hulot rêve toujours d’un élan qui dépasserait les frontières partisanes et idéologiques. Mais sans envisager un retour en politique. Pour l’instant.

D.R. Etes-vous plus optimiste aujourd’hui que lors de votre démission en août 2018 ?

Ni plus ni moins, je me suis programmé pour ne pas perdre espoir, même si parfois, ça relève de l’acte de bravoure ! Nous sommes dans un moment très particulier de l’histoire de nos sociétés, on avance sur un seuil de crête étroit et le temps nous est compté. Par définition, on peut basculer du bon ou du mauvais côté. Récemment, je suis tombé sur Combien de catastrophes avant d’agir, un livre co-écrit il y a près de 20 ans avec le conseil scientifique de ma fondation : rien n’a changé, du moins dans le bon sens. La seule chose qui m’effraie, c’est le déni de réalité car la réalité n’a pas plusieurs versions, elle nous est livrée par la science et globalement tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le diagnostic. Alors, il y a bien sûr ceux dont le quotidien empêche d’entendre ce que la science nous dit.

D.R. La société civile n’a toujours pas pris la mesure des enjeux d’après vous ?

C’est difficile de demander à ceux qui sont en proie à des difficultés très concrètes d’être parfaitement lucides face à des enjeux de moyen terme. Je ne leur jette pas la pierre. Mais la lucidité doit être le devoir absolu de celles et ceux qui ont de l’influence, du pouvoir ou des responsabilités.

la suite sur le site de GQ ici.

Agribashing

2 novembre 2019,

Nous avons lu cette tribune de François Veillerette sur le site de Reporterre

« Agribashing ». C’est le terme à la mode depuis plusieurs mois dans le monde agricole français. Cet anglicisme, qu’on pourrait traduire par « dénigrement » ou « lynchage médiatique » dont serait victime l’agriculture, est sur les lèvres de tous les représentants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA, majoritaire), sa présidente, Christiane Lambert, en tête.

Générations futures publie une carte de vente des pesticides en France fondée sur des chiffres officiels ? Agribashing ! Les émissions Envoyé spécial ou Cash Investigation diffusent des programmes montrant les conséquences des pesticides ou sur le glyphosate ? Agribashing encore ! (suite…)

Eau

1 août 2019,

La sécheresse nous amène à chercher comment nous consommons l’eau. Selon le Ministère chargé de l’écologie nous en utilisons 48 % pour l’irrigation, 24 % pour les usages domestiques, 22% pour la production d’énergie et 6 % pour l’industrie (hors énergie). Si vous en voulez davantage, vous pouvez consulter ce site mais cette simple statistique montre clairement que l’agriculture est au coeur du problème. Vous vous souvenez peut-être qu’à Sivens en 2014 Rémi Fraisse est mort pour s’être opposé à une retenue d’eau. 

Dans le contexte climatique de ce début d’été nous avons reçu ce communiqué de la commission agriculture d’EELV qui pointe sur une raison de plus pour changer rapidement notre modèle agricole:

Sécheresse : un plan d’urgence qui n’anticipe pas les vrais enjeux (suite…)