Archive pour la catégorie ‘Nous y avons mangé’

Un nouvel Italien séduisant à Paris

8 janvier 2013,

Oui mais sous le signe du jazz. Dont une des pizzas s’appelle Nat King Cole. Décor flambant neuf très réussi, cuisine inventive du chef Nagib et service attentionné. La patronne est une ancienne de la presse hippique. Menu du jour à 12€ et pichet d’agréable rouge  à 10. Ca vient d’ouvrir. Le minestrone réchauffe en ces jours glauques, il est plein de petits légumes, d’épices et de parmesan: une réussite. Les tortellini du chef à la crème, aux herbes et au parmesan tiennent au corps après avoir séduit la bouche. Même propriétaire que la Citrouille dans la même rue.

Christophe Chelten

Ristorante, Pizzeria QUATTORDICI 14 rue Grégoire de Tours Paris 75006 tel :0143292079

Il Vecchio Zuavo

12 juin 2012,

C’est dans le Piémont italien , à Cuneo , via Roma, à deux pas de la prestigieuse Place centrale. La vieille enseigne intrigue. Au fond de la cour d’un palazzo, sous une vigne vierge, une institution où, comme son nom l’indique, on pratique une cuisine datant des temps héroïques. Les hasards de l’histoire ont fait qu’un régiment de zouaves a cantonné dans la ville après les batailles de Magenta et de Solférino en 1859. Et y a laissé de bons souvenirs. Le décor est d’époque comme le couvert et les tableaux au mur. Nous y avons déjeuné de salade de viande crue, spéciale végétariens, de petits farcis et de penne fait maison, en sauce riche. Bu un excellent Dolcetto.

Le 9ème et  dernier régiment de zouaves de Carlement à Givet fut dissous en 2006. Les zouaves doivent leur nom à une tribu berbère les Zwava. Le Zouave du Pont de l’Alma, témoin des crues de la Seine fut érigé après les hauts faits de zouaves pendant la guerre de Crimée.

Si nous avions persisté dans la transgression, nous aurions mangé le Bollito, un mélange de viandes bouillies dont le sanctuaire se trouve à Carrù à quelques kilomètres.

Michèle Valmont

Cuneo, Via Roma, 23 tel:0171602020

Le plus beau restaurant de France

11 mai 2012,

C’est les pieds dans le sable, au dessus des parcs à huitres de Blainville sur mer dans la Manche. C’est normand, c’est déjanté, c’est érotique pour les innombrables femmes nues au petit point qui ornent les murs, c’est paquebot pour la même raison. Il paraît que le soir ça boume. Un paradis fiscal à l’horizon ouest, c’est Jersey, l’anglo-normande. Tables et chaises dépareillées mais bonheur convivial  et digestif absolu.

On voit les tracteurs remonter les chargements d ‘huitres sur la cale à côté. Les baigneurs tâter la mer froide d’un orteil craintif.

On y mange des galettes de sarrasin, des huitres, un peu radioactives sans doute, vu le voisinage de Flamanville. Mais c’est un endroit d’un charme absolu pour attendre l’accident nucléaire. (Lire la suite…)

Le bistrot voyageur

12 mars 2012,

Ca mérite de grimper là haut au 60 rue Caulaincourt par le Bus 80, pour goûter leur cuisine aux épices. Pour 12 euros cinquante nous avons mangé d’étonnantes ravioles au crabe et au lait de coco et une brochette de canard aux épices. Le cuisinier sait cuisiner ce qui n’est pas toujours le cas. Nous y retournerons pour le plaisir de renouveler la surprise. Cuire le magret de canard à la perfection ni trop, ni trop peu, n’est pas une science c’est un flair, un instinct, un talent, un génie…

Pour le sauvage végétarien, la viande à deux pattes, mais seulement à deux pattes et de canard de préférence, est tolérable et permet d’ajouter une note de culpabilité au bonheur de manger.

Montez là haut. (0142597607)

Le Sauvage

Pour agacer les dents

28 octobre 2011,

Reprint Le Sauvage, septembre 1977

de Misette Godard

« Grossois », « Farineau » ou « Bourdelois », tous sont des raisins à verjus mais aussi des variétés de raisin bien oubliées… pour ne pas dire totalement oubliées.

C’est l’Encyclopédie, celle de Diderot et d’Alembert, qui donne les indications les plus précises : « Gros (Lire la suite…)