Archive pour la catégorie ‘- Sages réflexions et sobres moments’

Trop beau pour être un meurtrier?

17 mai 2013,

par Saura Loir9782221114087

 « Trop beau pour être un meurtrier ». C’est ce qu’on peut lire, formulé de diverses manières, dans la pléthore de messages qui est en train de se déverser sur les réseaux sociaux aux USA, en soutien du jeune (supposé) poseur de bombes de Boston. Plus particulièrement dans les messages de jeunes filles, mais pas seulement. Beau ? Nous sommes en présence d’un acte de terrorisme qui a coûté des vies humaines, qu’est-ce que la beauté vient faire là-dedans ? Celui qui est beau (belle) ne peut-il donc être que bon (ou bonne), comme si la beauté, loin d’être juste humaine, ne pouvait être que de nature angélique, voir divine ? On peut s’en étonner mais en même temps ce n’est pas si surprenant, la même chose s’étant produite déjà, rien que dans l’histoire récente, avec Ben Laden, dont le visage émacié de prophète biblique, reproduit jusqu’à saturation dans tous les médias, avait suscité chez beaucoup une fascination étrange. (Lire la suite…)

Vous avez dit « économie de fonctionnalité » ?

7 mai 2013,

A la caserne des pompiers de Livermore, en Californie, la même ampoule électrique est allumée en permanence WYM_0118_bulb-livermoredepuis 1901. Vous pouvez la voir en direct  grâce à une webcam qui elle, ne dure que 3 ans. Elle est plus complexe que l’ampoule mais n’aurait-on pas pu la rendre plus durable ? Pour l’ampoule, l’opinion la plus répandue est  qu’il y a eu entente des fabricants pour raccourcir leur vie à 1000h mais selon d’autres sources, cette durée de vie serait un optimum et le cartel Phoebus des producteurs d’ampoules n’aurait été condamné que pour entente sur les prix, pas sur la qualité des ampoules. Se non è vero

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Les cent pas

17 avril 2013,

par Alain Hervé

Alain Hervé discutant avec le commandant du Queen Mary

Alain Hervé discutant avec le commandant du Queen Mary

 

Dans ma famille on prononçait cette vieille locution française, lorsque mon grand-père arpentait le plancher craquant de son appartement dans un va et vient silencieux. Il avait conservé cette pratique de son passé maritime. Il avait dans sa longue carrière de capitaine au long cours, de cap-hornier, dû souvent parcourir l’espace restreint de sa passerelle pour se dégourdir les jambes, pour calmer son angoisse des attaques des sous-marins allemands, pour réfléchir, méditer, ne penser à rien.

Faire les cent pas, cela signifie prendre de la distance, de la hauteur, s’isoler. (Lire la suite…)

Le Premier homme, roman et film

14 avril 2013,

Par Alain Hervé127308-jacques-gamblin-200x200-1

Camus est mort au sommet de sa gloire. Il a laissé derrière lui un vide qui l’a grandi. Son dernier manuscrit : «  le Premier homme » a été publié dans son état d’ébauche. Son écriture brute accentue les caractéristiques du personnage Camus. Le film de Gianni Amelio le traduit parfaitement. Il retrace la visite que Camus fit en Algérie en 1958, en pleine guerre. A la recherche de son enfance à Solférino près de Mondovi et dans le quartier de Belcourt à Alger. Sa mère et sa grand-mère pauvres blanches. Très pauvres. Le père mort pour la France en 1914. Et le prix Nobel hagard devant deux peuples qui défendent la légitimité de leurs droits à la même terre. Et s’entre tuent. Camus déchiré entre ses liens du sang et son idéal décolonisateur.

Jacques Gamblin exprime à la perfection cette occlusion mentale de l’homme, de la vedette (Lire la suite…)

Allocations familiales et fécondité : l’exception française

24 mars 2013,

par Didier Barthès

Allocations familialesEn ces temps de difficultés financières exacerbées, les allocations familiales occupent le devant de la scène. Doit-on les taxer de façon particulière ? Doit-on, comme d’autres prestations, les intégrer à l’assiette de l’impôt sur le revenu ? Faut-il les soumettre à des conditions de ressources ? Les plafonner ?

Toutes ces interrogations sont légitimes, elles relèvent d’une double préoccupation sociale et budgétaire. Pourtant, on doit regretter que la question de fond, c’est-à-dire leur raison d’être, soit bien souvent absente des débats.

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