Archive pour la catégorie ‘Some Like It Hot’

Bonne année

3 janvier 2018,

Le  Sauvage vous souhaite une année 2018 de moments heureux.

Avec du beau temps: du soleil et de la pluie.

Avec la paix, la justice, et de beaux légumes.

Avec des articulations souples, de profonds sommeils et pas d’élections.

Avec quelques fêtes et des lectures passion.
Avec cinq jours à Venise et beaucoup de thé vert.

Avec un soir au cirque et des heures avec Schubert.

 

Francesi fora ? (1)

5 décembre 2017,

lotusbleu.lifediscussion.net:t91-legende-corse

Par Charles Ribaut

Les évènements de Catalogne et le récent succès des nationalistes aux élections corses ont amené plusieurs journalistes à faire un parallèle entre ces deux régions méditerranéennes. Sauf effondrement majeur de la civilisation industrielle européenne (2), la Corse devrait pourtant rester au sein de la nation française. Autonomie renforcée peut-être, indépendance non. Pourquoi ?
Tout simplement parce que contrairement à certaines déclarations nationalistes, il n’y a pas lieu d’évoquer un phénomène colonial. S’il y a une telle relation, c’est plutôt la Corse qui aurait colonisé la métropole. Il n’y a pas d’exploitation de l’île par le continent.
– Les flux économiques d’abord : les impôts levés par l’état français en Corse ont un montant bien inférieur aux subventions, aides et pensions versés du continent vers l’île de beauté, sans parler du manque à gagner procuré par quelques avantages fiscaux destinés à compenser l’éloignement insulaire.
– La problématique prospérité économique potentielle (suite…)

WARNING

14 novembre 2017,

Oliver Day, Oregon State University

L’alerte des scientifiques du monde à l’humanité: un deuxième avis

par William J. Ripple, Christopher Wolf, Mauro Galetti, Thomas M Newsome, Mohammed Alamgir, Eileen Crist, Mahmoud I. Mahmoud, William F. Laurance. Et 15 324 signataires de 184 pays (La liste complète des signataires peut être trouvée dans le fichier supplémentaire S2)
Il y a vingt-cinq ans, l’Union of Concerned Scientists et plus de 1500 scientifiques indépendants, y compris la majorité des lauréats du prix Nobel dans les sciences, ont écrit l’Avertissement des scientifiques du monde à l’humanité, de 1992 (voir le Fichier Supplémentaire S1). Ces professionnels concernés ont appelé l’humanité à réduire la destruction de l’environnement et ont insisté qu’ »un changement radical dans notre intendance de la Terre et de la vie sur elle s’avère nécessaire pour éviter la misère humaine à grande échelle ». Dans leur manifeste, ils ont montré que les humains étaient sur un cours de collision avec le monde naturel. Ils se sont dits préoccupés par les dommages actuels, imminents ou potentiels sur la planète Terre impliquant l’appauvrissement de l’ozone, la disponibilité en eau douce, les effondrements de la pêche marine, les zones mortes de l’océan, la perte de forêt, la destruction de la biodiversité, le changement climatique et la croissance continue de la population humaine. Ils ont proclamé (suite…)

Et le climat bordel !

19 octobre 2017,

par Alain Hervé

Polichinelle au plafond à Venise par Giandomenico Tiepolo

Au vu et à l’écoute de la conférence de presse d’Emmanuel Macron, une seule question se pose. Notre président a-t-il une vision d’ensemble et un projet d’ensemble pour la France et les Français pour les cinq ans à venir ?

Nous n’en savons rien car, après cinq mois d’exercice de la fonction que nous lui avons confiée, il ne nous en a pas fait part.

Or nous pouvions attendre une déclaration régalienne d’un homme qui prétend à une posture  jupitérienne. A ma connaissance , seul Eric Naulleau sur Paris  Première s’est inquiété de ce manque de « transcendance ».

Certes les trois journalistes de service l’ont englué dans des petites questions d’actualité mais il ne les a pas bousculés. Et nous sommes restés dans les considérations habituelles sur l’Économie. Le bon élève nous a abreuvés de statistiques, de taux, de pourcentages…  au point de nous inviter à nous distraire avec le décor de ce salon élyséen. De nous interroger sur la qualité médiocre de la toile d’Alechinsky. Ces deux jambes lourdes d’un marcheur épuisé ont elles un sens caché ? Le grand Alechinsky nous a séduits avec des œuvres d’une autre qualité.

Bref quand Macron va-t-il nous dire ce qu’il compte faire devant la menace climatique, à propos de l’évasion fiscale massive, à propos de l’immigration africaine qui ne fait que commencer, à propos de la transition énergétique…?

J’espère qu’au cours du long tête à tête qu’ils ont eu avec Hulot ils ne se sont pas appesantis sur l’usage familier du mot bordel.

Hulot et contre tous

16 octobre 2017,

par Alain Hervé

NIcolas Hulot affronte les Verts en 2011, avant qu’ils ne lui préfèrent l’incompétente Eva Joly

Je crois que tous ceux qui souhaitent qu’une  civilisation écologique s’instaure en France doivent soutenir Nicolas Hulot. Dans le gouvernement actuel il est le dépositaire des plus lourdes responsabilités.

Nous cherchons des signes de réussites, depuis cinq mois, dans cette entreprise. Qu’il s’agisse de l’interdiction du glyphosate, de l’arrêt de centrales nucléaires, de l’abandon du projet de nouvel aéroport à Notre Dame des Landes, de la restauration d’un air respirable dans les villes, de l’abandon progressif d’une agriculture nocive pour la santé… Autant de défis majeurs qui mettent en cause de gigantesques intérêts particuliers et des équilibres sociaux précaires. Les succès ne sont pas flagrants jusqu’à ce jour. Mais les échecs non plus.

Il faut lui faire confiance. Je crois que c’est un homme honnête, intelligent, obstiné, réaliste mais aussi idéaliste.Pour avoir pataugé dans le milieu écologique depuis 1969. Pour avoir parcouru les océans en voilier pendant trois ans, pour voir sur quelle planète j’avais mis les pieds, j’apprécie que Hulot connaisse lui aussi très bien cette planète au delà du porche de son ministère boulevard Saint Germain. Je lui fais confiance.

Hulot dispose d’un allié redoutable. C’est le changement climatique. On ne négocie pas avec le climat, on ne l’achète pas, on ne le fuit pas, on ne lui échappe pas. On ne peut pas l’ignorer. C’est le climat qui décide du sort des espèces vivantes. Le climat s’invite dans toutes nos décisions d’avenir.

Malheureusement les hommes qui gouvernent la planète semblent vouloir l’ignorer. L’interview du Président de la République du 15 octobre n’a à aucun moment abordé ces perspectives.

Je ne voudrais pas me trouver à la place de Hulot. Mais je ne vois personne qui puisse le remplacer.