Articles avec le tag ‘biodiversité’

Surtout ne pas se décourager

8 janvier 2017,

lamarck-1-jpgL’homme par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot, par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce. En détruisant partout les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, il amène rapidement à la stérilité ce sol qu’il habite, donne lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance, et fait que de grandes parties du globe, autrefois très fertiles et très peuplées à tous égards, sont maintenant nues et stériles, inhabitables et désertes…On dirait que l’homme est destiné à s’exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable.

Jean-Baptiste Monet, chevalier de Lamarck, 1820. Système analytique des connaissances positives de l’homme, A. Belin. Paris

Biodiversité agricole ?

25 juillet 2016,

Logos Semons la biodiversitéCOMMUNIQUÉ  : Loi biodiversité: des avancées inachevées pour la biodiversité agricole                                                   Le 25 juillet 2016. par le Collectif Semons la Biodiversité

Circulation des semences paysannes et traditionnelles ; brevetage du vivant ; interdiction des pesticides néonicotinoïdes : les questions touchant à la biodiversité agricole ont été jusqu’en lecture définitive du projet de loi Biodiversité âprement débattues. Si des avancées ont été actées, plusieurs points primordiaux restent en suspens pour permettre pleinement à la France de s’inscrire dans un projet annoncé agroécologique… Depuis 2014, le parcours du projet de loi Biodiversité n’a pas été un long fleuve tranquille, (suite…)

Quand les rats régneront

22 octobre 2015,

couverture KolbertAprès plusieurs extinctions massives, voici celle que provoque l’espèce humaine. Des animaux disparaissent, tués pour être consommés, ou incapables de survivre au rythme du changement. La réussite d’Homo sapiens signifie la mort des autres vivants. Ce n’est plus « après nous, le déluge » : nous sommes le déluge.

Elizabeth Kolbert, La Sixième Extinction. Comment l’homme détruit la vie, traduit de l’anglais par Marcel Blanc. Paris, La Librairie Vuibert, 2015. 350 p. Recension par Matthieu Calame, parue initialement sur le site La vie des idées.

L’idée s’est répandue d’abord chez les écologues, puis dans un public de plus en plus large : nous assistons à la sixième extinction de masse depuis l’apparition des premiers animaux, dont on a retrouvé des fossiles remontant à 540 millions d’années. Les cinq extinctions précédentes se situent à la fin de l’Ordovicien (-445 Ma), du Dévonien (-360 Ma), du Permien (-250 Ma), du Trias (-200 Ma) et enfin du Crétacé (-66 Ma), cette dernière, la plus célèbre, ayant marqué la fin des dinosaures et l’avènement des mammifères. Chacune de ces extinctions a probablement eu sa cause particulière. (suite…)

Biodiversité

15 mars 2015,

BiodiversitéSur le site de Libération économie le 13 mars 2015, sous la signature de Coralie Schaub , un article intitulé

« La biodiversité en voie de réapparition à l’Assemblée »

Le premier projet de loi sur le sujet depuis 1976, présenté lundi, est encourageant. Tel un gastéropode rhumatisant, il a pris son temps. D’abord prévu pour l’automne 2013, le projet de loi sur la biodiversité arrive enfin lundi à l’Assemblée nationale, qui l’examinera en première lecture jusqu’au 19 mars. Le sujet étant négligé car peu compris – voire pas du tout -, il a eu un mal fou à se frayer un chemin dans le calendrier législatif. Pourtant, il est majeur. Au moins autant que le climat, les deux étant d’ailleurs en partie liés.

Préserver la biodiversité, c’est préserver les humains

C’est simple, sans biodiversité, pas d’humanité. Quand on comprend qu’il ne s’agit pas de sauver les ours blancs, les pandas roux, tel papillon ou telle fleur au nom improbable, mais bien de garantir l’avenir de notre espèce, (suite…)

Bernard Maris vous parle du PIB et des rhinocéros

24 janvier 2015,

rhino.Dali.Maris  Bernard Maris : « ..pourquoi le PIB serait-il le seul indicateur consensuel de la réussite d’une nation ? Il ne fournit que de pauvres indications sur le revenu. Il ne tient pas compte de la paix, de la justice sociale, de l’environnement : ces questions lui sont totalement étrangères. Il impose une vision consumériste et utilitariste du bonheur des nations. Les hommes sont sur terre pour produire afin de consommer plus et de posséder davantage encore. Que possèdent-il d’ailleurs ? En mai 2005, des braconniers ont tué les quatre derniers rhinocéros blancs, qui survivaient dans une réserve du Congo. L’ONU avait dépensé beaucoup d’argent pour préserver cette espèce qui a désormais disparu. Les rhinocéros blancs sont inutiles. Observer des rhinocéros blancs est un luxe qui n’appartiendra plus à nos enfants. Sans doute n’observeront-ils bientôt plus de grands singes ou d’éléphants non plus. Avec le réchauffement de la planète, 50 % des espèces devraient disparaître d’ici à la fin du siècle. La fin de la biodiversité, et tout simplement de la diversité, est terrible pour l’humanité qui cancérise son environnement : comme le cancer, qui cherche à transformer un être vivant en cellules homogènes et létales, la mort et le désert semblent représenter le seul avenir de l’espèce humaine« .

Antimanuel d’économie, tome 2.