Articles avec le tag ‘CO2’

Réconcilier taxe carbone et pouvoir d’achat

11 février 2019,

Marseille, 5 janvier 2019, Boris Horvat, AFP

Dans The Conversation France, cet article de Christian de Perthuis :

Après la reculade sur la fiscalité écologique de décembre dernier, l’impression prévaut qu’on ne reverra pas de sitôt une reprise de la taxation du CO2.

Et si la lame de fond déclenchée par les gilets jaunes pouvait faciliter la mise en place d’une fiscalité verte ? La question surprend et l’on suspecte immédiatement celui qui la pose d’un dangereux déni de réalité… Mais examinons-la de plus près.

Les crises, terreau des réformes fiscales

La fronde des gilets jaunes a eu le mérite de porter sur la place publique la question de la fiscalité écologique, jusqu’à présent réservée à quelques initiés.

Elle n’a pas contesté le principe de cette taxation, mais a envoyé trois messages aux gouvernants : trop d’injustice ; trop d’impôts qui tuent le pouvoir d’achat ; une tromperie sur des mesures qui, sous couvert d’écologie, n’ont d’autre finalité que de remplir les caisses de l’État.

Que la taxe carbone ou celle sur le diesel affecte le pouvoir d’achat, c’est un fait : elle est anti-redistributive, parce que pesant en proportion davantage sur les ménages les moins aisés. (suite…)

CRAGs

23 août 2018,

Rationnement volontaire contre « abondance dévastatrice [1] » : l’exemple des CRAGs
Par Mathilde Szuba [2] et Luc Semal [3]
Résumé : Chaque acte de consommation ou presque génère une émission de gaz à effet de serre (GES). Dès lors, certains groupes préconisent un rationnement de la consommation. Ainsi, les CRAGs (Carbon Rationing Action Groups) forment un réseau de collectifs locaux œuvrant en Grande-Bretagne. Leurs membres se réunissent pour tenter de réduire ensemble leurs émissions individuelles de GES, en se soumettant à un rationnement volontaire. En analysant les discours et les pratiques de ces collectifs, les auteurs mettent en lumière une question : Jusqu’à quel point la mise en place de ces actions locales et se voulant a-politiques est-elle possible dans une « société de consommation » ? (suite…)

Fillon, Le Pen, Macron, Mélenchon, même combat

14 mai 2017,

par Charles Ribaut

Bande des quatre ? Ces personnes qui ont eu récemment un large accès aux médias ont toutes pris position pour « la croissance », sous-entendu du PIB (1). Il s’agit d’un objectif important, et il ne devrait pas être nécessaire de rappeler qu’il conditionne rien moins que l’avenir de nos enfants, le maintien d’une planète habitable par l’espèce humaine. Les programmes électoraux que nous avons vu défiler et qui vont vraisemblablement se maintenir sur ce point à l’occasion des élections législatives sont unanimes, avec de faibles nuances, (suite…)

Avant le déluge

1 novembre 2016,

bosch-le-jardin-des-delicesUn film produit par Leonardo di Caprio, sous-titré en français, en libre accès sur Internet. On savait déjà qu’il y a des climato-sceptiques, qu’il ne faut plus manger de boeuf ni d’huile de palme, mais on ne le dira jamais assez. A noter un plaidoyer pour que la taxe carbone remplace progressivement les autres impôts. Le film se termine de manière réaliste mais optimiste sur les mesures à prendre d’urgence. Le Sauvage.

Un peu d’écologie punitive pour changer

13 mai 2016,

Livre papier ou électroniqueDans l’Oursin Vert n°46 de mai 2016 :

Un courriel avec pièce jointe d’1 Mo a un impact énergétique de 25 W/h, soit l’équivalent de deux heures d’usage d’ampoule basse consommation. Le moindre mail émet 4 g d’équivalent CO2 (fonctionnement + fabrication de l’ordinateur et des serveurs), un email avec une pièce volumineuse peut atteindre 50 g.

L’impact CO2 d’un livre papier est de l’ordre d’1 kg et celui d’un livre numérique de 240 kg (Ademe).

Voir aussi ici : Livre électronique ou livre papier, qui est le plus écologique ?

Charles Ribaut