Articles avec le tag ‘consommation’

Bernard Maris vous parle des pauvres

21 mai 2015,

TéléviseurBernard Maris : Entassés dans des cellules payables en dix, quinze ou vingt ans avec une amende mensuelle pour délit de pauvreté sous forme d’intérêts, les condamnés à la consommation perpétuelle seront autorisés à une promenade quotidienne devant la télévision.

Antimanuel d’économie, Tome 1.

Bernard Maris vous parle de consommation

27 février 2015,

I shop therefore I amBernard Maris : « …la surproduction survalorise la consommation et exacerbe les besoins. L’idéologie de la croissance dit, avec une horrible simplicité, qu’il faut travailler beaucoup pour acheter beaucoup. Et c’est reparti vers les voitures, les téléviseur, les téléphones, la micro-informatique et les médicaments, inutiles à 80 %. Derrière ce grand ronflement de la production-consommation, cette chaudière qu’est devenue la croûte terrestre, se cache une énergie, le pétrole, incroyablement bon marché. Elle part en fumée et en gaz à effet de serre, elle permet aussi bien de fabriquer des ordinateurs que de transporter par avion des pommes ou des fraises du Chili, pour les proposer sur les marchés parisiens à des prix dérisoires…

On est en plein dans la fable romaine « des membres et de l’estomac » : les membres se révoltent et quittent l’estomac, ce paresseux qui s’engraisse à leurs dépens. Peu à peu les membres dépérissent, car l’estomac ne leur transmet plus d’énergie et ils reviennent vite se souder au corps. (suite…)

PARTAGE OU CRÈVE !

28 avril 2011,

Par Michel Bosquet /André Gorz

Reprint Le Sauvage, n° 12, avril 1974

Ce texte qui fut écrit pour le Sauvage il y a trente sept ans nous paraît témoigner de ce qu’était déjà l’écologie à cette époque. Non pas seulement la protection des petits oiseaux mais une réflexion sur le devenir des sociétés humaines confrontées à l’utopie croissantiste.

Les Sauvages associés

Unique principe pour rompre avec l’idéologie de la croissance : « Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. »

L’écologie, c’est comme le suffrage universel et le repos du dimanche : dans un premier temps, tous les bourgeois et tous les partisans de l’ordre vous disent que vous voulez leur ruine, le triomphe de l’anarchie et de l’obscurantisme. Puis, dans un deuxième temps, quand la force des choses et la pression populaire deviennent irrésistibles, on vous accorde ce qu’on vous refusait hier et, fondamentalement, rien ne change. La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans patronaux et capitalistes pour que son acceptation par les puissances (suite…)