Articles avec le tag ‘effondrement’

Perspectives

25 août 2017,

Sur le site de Libération, en date du 23 août 2017, une tribune d’Yves Cochet, (ancien ministre de l’environnement, président de l’institut Momentum), intitulée :
De la fin d’un monde à la renaissance en 2050
Il y a trente-trois ans naissaient Les Verts, première organisation unifiée de l’écologie politique en France. Jusqu’à aujourd’hui, les représentants de ce parti, puis ceux de son successeur EE-LV, ont rempli presque tous les types de mandats aux fonctions électives des institutions républicaines. Pour rien, à peu de choses près. (suite…)

Revue du crieur n°5

21 octobre 2016,

revue-du-crieur-05-bandeauDeux articles qui ont attiré notre attention dans le numéro 5 de la Revue du Crieur

À la rencontre des «collapsologues»

Par Pablo Servigne

Au milieu du déni général ambiant quant à l’état du système Terre, un nombre croissant de personnes ordonnent déjà leur vie à l’horizon de la catastrophe ; parmi elles, une petite minorité extrêmement active – les «collapsologues» – consacre le plus clair de son temps à penser l’effondrement.

Pierre Rabhi, chantre d’une écologie inoffensive ?

Par Jade Lindgaard

Paysan ardéchois originaire du Sahel et pionnier de l’agroécologie, Pierre Rabhi est devenu en quelques décennies un «emblème» écolo-médiatique. Que s’est-il passé? Sa défense habile et obstinée d’une vie sobre et contemplative, son appel à vivre en harmonie avec l’écosystème et son opposition à la vacuité marchande l’ont promu au rang de penseur important et original de l’écologie française. Mais c’est surtout son habileté rhétorique et son insistance sur le rôle que chacun doit jouer, ici et maintenant, dans la transformation du monde par des gestes simples et quotidiens qui lui ont permis de devenir une sorte d’icône, auteur de best-sellers «engagés» et figure de la résistance au monde tel qu’il va. Pourtant, cet humanisme niant les conflits qui structurent nos sociétés et ignorant les inégalités existantes, et ce refus de s’agréger aux luttes en cours, dessinent un horizon profondément dépolitisé, au mieux naïf, au pire contre-productif.

A propos de Demain

4 août 2016,

demainpar Jean Monestier

Pas plus tard qu’hier, j’ai vu à Perpignan, au cinéma Le Castillet, le film « Demain », de Cyril Dion et Mélanie Laurent, que de nombreux militants m’avaient pressé de visionner. Ce que j’ai trouvé très positif, c’est que le public, alors que l’on approchait de la dernière séance, était encore important et comprenait de nombreux jeunes. La veille, j’étais allé entendre une conférence sur « La Méditerranée, une mer en sursis », où le public, nombreux également, n’était presque exclusivement formé que de personnes de plus de 45 ans. D’un côté, je me réjouis donc que ce film, qui tente de nous décrire un avenir possible après la catastrophe en cours, trouve une belle audience dépassant manifestement les cercles militants. Par ailleurs, mis à part le côté esthétique de certaines vues aériennes (suite…)

Faire société face à l’effondrement

15 juin 2016,

Le bon gouvernement LorenzettiLa fresque de Lorenzetti illustrant le bon gouvernement, palais municipal de Sienne

Nous avons lu sur le site de l’Institut Momentum le texte et la discussion de ce séminaire d’Yves Cochet :

Après l’effondrement, en l’absence d’un État, les humains se regrouperont-ils encore pour faire société, et comment contiendront-ils la violence interne à ce regroupement ? La grande majorité des humains vit dans un État, si l’on désigne ainsi la réunion d’un territoire et d’une population soumise à un pouvoir politique unique capable de fixer les règles du vivre-ensemble, de garantir seul la sécurité par les armes, et de lever impôts et taxes. Quelle que soit la diversité historique et géographique de cette institution, elle paraît triompher dans la seconde moitié du XXème siècle lorsque le nombre d’États passe d’une cinquantaine à près de deux cents pendant cette période. Paradoxalement, ce succès est souvent synonyme de l’effondrement d’États antérieurs qui se sont fracturés : URSS, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, pour ne citer que trois exemples du continent européen. Cependant, le mot « effondrement » ne semble pas adapté à ces configurations-là puisque, assez rapidement, d’autres États sont nés de la partition des premiers. Il est donc nécessaire de préciser ce que nous entendons par « effondrement » (suite…)

Tripes

18 mars 2016,

Pourquoi les gens ne changent-ils pas? (1/6) : un peu de psychologie

par Guillaume Lohest

tripesNous sommes en train de changer d’époque. Le basculement est d’une ampleur difficilement mesurable, à l’échelle géologique. Ce qui s’annonce est aussi impensable pour le cerveau humain que ne pouvaient l’être l’écriture, l’agriculture à venir ou l’extinction passée des dinosaures pour un cerveau de grand singe d’il y a trois millions d’années. Énormité des constats et des déséquilibres planétaires ; pourtant, tout au quotidien semble suivre petit bonhomme de chemin. Cette rubrique publiée dans la revue Valériane (Nature & Progrès) est consacrée à explorer, sous divers angles, la question suivante : pourquoi les gens ne changent-ils pas ? Premier chapitre : hypothèses dans le domaine de la psychologie. (suite…)