Articles avec le tag ‘faim’

AB

18 mars 2014,

Couv.livre CaplatSur le site de notre excellent confrère Reporterre, un entretien avec l’agronome Jacques Caplat.

« L’agriculture biologique peut nourrir le monde »

mardi 4 mars 2014

L’agriculture biologique n’est pas une aimable fantaisie de bobos en mal de verdure, mais une démarche apte à sortir l’agriculture européenne de l’impasse dans laquelle elle se trouve. Enjeu : nourrir neuf milliards d’habitants. Moyen : changer de paradigme, et sortir de la subvention aux machines. Entretien bousculant avec l’agronome Jacques Caplat.

L’agriculture biologique pourrait alimenter neuf milliards d’êtres humains et être plus productive que notre agriculture conventionnelle. C’est l’idée iconoclaste défendue par Jacques Caplat. Il est agronome, ancien conseiller agricole, fils d’agriculteur et auteur d’un ouvrage intitulé L’Agriculture biologique pour nourrir l’humanité (Actes Sud). Il y démonte les idées reçues sur l’agriculture biologique et rappelle que notre agriculture occidentale contemporaine (suite…)

SP95-E10

3 décembre 2013,

Sur le site de Libération, sous le titre :Ziegler livre

Arrêtons les agrocarburants, ils polluent et en plus ils affament

par Jean Ziegler26 Novembre 2013

Brûler des centaines de millions de tonnes d’aliments de première nécessité pour la production d’agrocarburants est un crime contre l’humanité. Depuis 2007, les gouvernements européens et américain ont apporté un soutien sans faille à l’industrie agroalimentaire afin de lui permettre de remplir les réservoirs des voitures avec de la nourriture, notamment grâce à la mise en place d’objectifs contraignants, d’allégements fiscaux et de subventions de plusieurs milliards d’euros chaque année. Pour quel résultat ? (suite…)

Le jardin-planète

1 mars 2011,

Chapitre II


Nous republions cette étonnante analyse de Pierre Lieutaghi, parue dans Le Sauvage, n° 71, été 1980 . A sa relecture nous avons été stupéfaits de la qualité de sa vision prémonitoire. Rarement un texte manifeste une telle force, même si l’on y rencontre quelques obscurités. C’est pour nous un texte fondateur.

Les Sauvages associés

Pour en finir avec la famine, la guerre, l’économie de marché, le technocratisme giscardien ou rocardien, la pollution, l’industrie, le chômage et le reste, il faut envisager la solution jardin

Il n’y a que deux façons de gérer la planète. L’une mène au jardin. L’autre à l’usine. L’une à la multiplication de la vie, l’autre à la consommation de la vie.

Le jardin, c’est l’unité écologique de base. La cellule normale de la Terre humanisée. Ce n’est qu’à l’échelle du jardin, c’est-à-dire de l’écosystème complice, sol vivant étroitement associé à l’arbre et à l’animal, qu’un rapport à double sens est possible, bénéfique au milieu et à son gestionnaire humain.

Le jardin dont il est question ici n’appartient pas aux normes du loisir. Ce n’est pas l’espace-tampon entre le réel (la ville) et le mythe (le sauvage). C’est le lieu d’un échange en profondeur, d’une symbiose, la rencontre de l’intelligence des sens du vivant et des énergies du sol et de la végétation. La représentation graphique de cette symbiose sur la Terre, c’est l’espace jardiné. Tout le reste, sous dépendance humaine, est déséquilibre. Le jardin, cellule verte à multiplier la vie, peut seul restaurer le visage de la Terre, lui assurer une jeunesse pratiquement éternelle.

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