Articles avec le tag ‘permaculture’

Aventures en permaculture n° 27- ANNUS HORRIBILIS

6 septembre 2017,

par Ghislain Nicaise

L’année 2017 n’est pas finie au moment où j’écris ces lignes mais à fin août le bilan est déjà si exceptionnellement désastreux que j’ai senti le besoin de me lamenter. L’intérêt si je puis dire de ce désastre est qu’il préfigure peut-être le bouleversement climatique à venir.
Sangliers et pommiers
Les dégâts sérieux ont commencé il y a un an avec le deuxième massacre de mes pommiers par les sangliers. Une première attaque avait pris place en 2013 : les animaux friands de pommes avaient cassé les branches de plusieurs arbres en s’appuyant dessus ou en les tirant. En particulier le Melrose (1), un de mes favoris pour ses gros fruits savoureux, peu sensible (suite…)

L’étude du Bec Hellouin

1 octobre 2015,

Bec.Pancarte.Fig.1par François Léger (1)

Je me permets d’intervenir, gagné par une certaine lassitude sur l’interprétation de ce qui passe au Bec Hellouin, un lieu sur lequel mon équipe de recherche travaille depuis maintenant 5 ans. Je dois avouer que je suis souvent surpris par le décalage qui existe entre les études que nous avons conduites et les commentaires qui en sont fait.

Il aurait fallu être tout à fait stupide pour faire du Bec une référence en matière d’installation agricole ou un modèle de « ferme alternative ». En revanche, il était intéressant d’étudier quelle pouvait être la production accessible sur une surface de 1000 m², avec quel investissement de travail, quels flux de charges opérationnelles et d’investissement… (suite…)

Aventures en permaculture – 22, Échaudure et gourmands

5 septembre 2015,

150901.Port naturel pommier franc.fig 1par Ghislain Nicaise

Le jardinier aime le propre

Quand on achète un jeune arbre de deux ans ou plus en jardinerie, il a un tronc bien dégagé (voir la photo qui commence l’épisode sur les pommiers). Quand on le plante, au bout de quelques semaines ou de quelques mois, on voit le tronc pousser de petites ramifications ou, plus souvent, des jets assez vigoureux qui partent de la base. On qualifie généralement ces rameaux de gourmands (1); comme la gourmandise est un vilain défaut, on sanctionne en les sectionnant, d’un bon coup de sécateur. L’idée, derrière ce geste, est que les gourmands concurrencent le bon développement du greffon, surtout s’ils partent du porte-greffe, et que l’on souhaite canaliser la sève pour que l’arbre se développe en hauteur et en largeur. J’ai toujours procédé ainsi jusqu’à ce qu’à la faveur de lectures je découvre qu’il fallait peut-être adapter ce comportement. Notons dès à présent la différence de silhouette entre le pommier franc de la figure 1, ci-joint et les pommiers de deux ou trois ans achetés en pépinière.

Fig. 1. Pommier franc d’environ 5m de haut, issu de semis spontané, qui n’a jamais été taillé. Le tronc n’est clairement visible que si l’on se place du côté Nord. Face au soleil il est protégé par le feuillage des rejets « gourmands ». (suite…)

Le point sur la Transition

4 février 2015,

Transition.haut de l'imagesous le titre « Les villes en transition, l’ambition d’une alternative urbaine », Adrien Krauz (*) fait le point sur le site de Métropolitiques

L’entrée du terme « transition » dans le registre de l’action publique  montre que les questionnements sur les manières de construire des modèles de société plus soutenables sont toujours d’actualité. La réponse proposée par les « villes en transition » est un modèle d’action appuyé sur une pluralité d’initiatives locales et citoyennes qui reposent sur une méthode d’aménagement écologique des territoires : la permaculture.

Face à la menace constituée par la crise environnementale, nos sociétés occidentales ont forgé le « développement durable ». Entendu comme un modèle de développement (suite…)

Permaculture en Belgique -2

21 janvier 2015,

Elisabeth Simon.D.RLe mouvement français Terre de Liens a une organisation-soeur en Belgique, Terre en Vue (Land in Sicht pour les néerlandophones). Ces organisations sanctuarisent la terre agricole pour y installer des fermiers « en bio ». Nous vous reproduisons ici un article paru dans Le Soir sur une entreprise remarquable à laquelle est associée Terre en vue.

Prendre naturellement soin du sol améliore la production

par Laetitia Theunis, 20 janvier 2015

Le biomimétisme s’applique aussi à l’agriculture. Il s’agit de s’inspirer du vivant pour recréer un écosystème stable et productif. Le grand saut, Elisabeth Simon (portrait ci-dessus) l’a osé. Sacrée femme entrepreneure de l’année en 2013, elle a abandonné l’agriculture intensive pour la permaculture. (suite…)