Archive pour janvier 2015

C’était mieux avant

31 janvier 2015,

pommes Pinaud.redSous le titre “Pourquoi une pomme des années 1950 équivaut à 100 pommes d’aujourd’hui” un article d’Amélie Mougey paru sur le site de TerraEco.

Avec l’augmentation des rendements agricoles, nos aliments sont devenus des coquilles vides… de nutriments. Combien de pêches, d’oranges, de brocolis faut-il ingurgiter pour retrouver les bienfaits d’il y a un demi-siècle ? Mordre à pleines dents dans une pêche et avaler… de l’eau sucrée. Manger toujours plus, pour se nourrir de moins en moins. Tandis que, dans les pays développés, nos apports en calories augmentent, la plupart des aliments non transformés que nous consommons – fruits, légumes et céréales – deviennent des coquilles vides sur le plan nutritionnel. Une dizaine d’études d’universités canadiennes, américaines et britanniques, publiées entre 1997 et aujourd’hui, font état d’une dégringolade de la concentration en nutriments dans nos aliments. Ces travaux résumés dans l’étude « Still no free lunch » (suite…)

Pendant ce temps, à Paris…

30 janvier 2015,

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Sauver la baie de Lannion

28 janvier 2015,


baie de Lannion

Tribune libre publiée sur le site du Trégor par l’écrivain franco-écossais Kenneth White.

Au moment où l’État prépare, en grande pompe, une rencontre mondiale sur l’écologie à Paris, son ministère de l’économie et de l’industrie mijote un plan qui aurait pour conséquence la destruction de toute une côte française : le projet de pomper huit millions de mètres cubes de sable dans la baie de Lannion, Côtes d’Armor.

Ce projet est absurde. (suite…)

Comtesse de Ségur, née Rostopchine Comédie Bastille

25 janvier 2015,

par Michèle Valmont160-1418983718_photo_hd_22337

Devant un titre pareil, comment empêcher une bouffée d’enfance de remonter en chacun de nous?
C’est le titre de la pièce de Joëlle Fossier actuellement représentée à la Comédie Bastille et interprétée par Bérangère Dautun.
Seule en scène, cette magnifique comédienne se glisse dans la peau de la chère comtesse pour nous raconter sa vie.
Née russe, d’un père gouverneur de Moscou, le comte Rostopchine, autoritaire, futur général Dourakine, sous la plume de sa fille, élevée à la dure par une mère préfigurant Madame Fichini, exilée en France où elle épouse le comte de Ségur, qui la délaissera vite après lui avoir fait huit enfants dont l’une mourra jeune, Sophie ne commence à écrire qu’à cinquante ans. Son oeuvre rencontre tout de suite un grand succès qui perdure toujours. Vingt neuf millions vendus à ce jour. (suite…)

Bernard Maris vous parle du PIB et des rhinocéros

24 janvier 2015,

rhino.Dali.Maris  Bernard Maris : ..pourquoi le PIB serait-il le seul indicateur consensuel de la réussite d’une nation ? Il ne fournit que de pauvres indications sur le revenu. Il ne tient pas compte de la paix, de la justice sociale, de l’environnement : ces questions lui sont totalement étrangères. Il impose une vision consumériste et utilitariste du bonheur des nations. Les hommes sont sur terre pour produire afin de consommer plus et de posséder davantage encore. Que possèdent-il d’ailleurs ? En mai 2005, des braconniers ont tué les quatre derniers rhinocéros blancs, qui survivaient dans une réserve du Congo. L’ONU avait dépensé beaucoup d’argent pour préserver cette espèce qui a désormais disparu. Les rhinocéros blancs sont inutiles. Observer des rhinocéros blancs est un luxe qui n’appartiendra plus à nos enfants. Sans doute n’observeront-ils bientôt plus de grands singes ou d’éléphants non plus. Avec le réchauffement de la planète, 50 % des espèces devraient disparaître d’ici à la fin du siècle. La fin de la biodiversité, et tout simplement de la diversité, est terrible pour l’humanité qui cancérise son environnement : comme le cancer, qui cherche à transformer un être vivant en cellules homogènes et létales, la mort et le désert semblent représenter le seul avenir de l’espèce humaine“.

Antimanuel d’économie, tome 2.

Blind date à La Huchette

24 janvier 2015,

Par Michèle Valmont

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En montant la pièce “Blind date” de l’auteur argentin Mario Diament, dans la traduction de Françoise Thanas, le théâtre de la Huchette fait une fois de plus preuve de discernement.
L’oeuvre évoque la personnalité et l’univers foisonnant de José Luis Borges, bien qu’il ne soit jamais directement nommé.
Sur un banc d’une place de Buenos Aires est assis un vieil écrivain aveugle. Viennent s’asseoir auprès de lui un homme mûr puis une jeune femme. Encouragés par sa bienveillante sagesse, ils vont tour à tour lui raconter l’histoire de leur vie.
Hasard ou destin, ces deux histoires parallèles n’en font en réalité qu’une, à laquelle fait écho celle de l’écrivain.
Un rapport de confiance s’installe entre les interlocuteurs: sans doute est-il plus facile de se confier quand on n’est pas vu, comme dans un confessionnal, l’aveugle ayant par ailleurs développé des facultés de perception intime que le voyant n’a pas. La belle réflexion de l’écrivain sur son état est celle de Borges, devenu aveugle à la fin de sa vie.
Plus tard, une autre femme va elle aussi faire part de son angoisse existentielle à une psychologue attentive mais prisonnière elle-même de sa vie. Leur histoire va rejoindre celle des deux premiers personnages.
Les pièces du puzzle se mettent peu à peu en place, orchestrées par “L’éducation sentimentale” de Flaubert, fil conducteur (suite…)

Permaculture en Belgique -2

21 janvier 2015,

Elisabeth Simon.D.RLe mouvement français Terre de Liens a une organisation-soeur en Belgique, Terre en Vue (Land in Sicht pour les néerlandophones). Ces organisations sanctuarisent la terre agricole pour y installer des fermiers “en bio”. Nous vous reproduisons ici un article paru dans Le Soir sur une entreprise remarquable à laquelle est associée Terre en vue.

Prendre naturellement soin du sol améliore la production

par Laetitia Theunis, 20 janvier 2015

Le biomimétisme s’applique aussi à l’agriculture. Il s’agit de s’inspirer du vivant pour recréer un écosystème stable et productif. Le grand saut, Elisabeth Simon (portrait ci-dessus) l’a osé. Sacrée femme entrepreneure de l’année en 2013, elle a abandonné l’agriculture intensive pour la permaculture. (suite…)

Permaculture en Belgique -1

21 janvier 2015,

120517.Mouscron.Fig2 - copieAux fraternités ouvrières par Ghislain Nicaise

Un jardin-forêt établi en Europe du Nord

J’ai déjà eu l’occasion de signaler dans les pages du Sauvage qu’une des applications des principes de permaculture aboutissait à la réalisation de jardins-forêts nourriciers. Pendant au moins trois ans, j’ai cru que le seul jardin-forêt en climat tempéré froid avait été celui de Robert Hart (1) peut-être relayé par celui de Patrick Whitefield (2), les deux étant localisés dans les îles britanniques. Celui de Robert Hart laissé à l’abandon depuis la mort de son créateur a semble-t-il périclité et n’est plus visité. A partir du moment où j’ai eu connaissance de l’existence d’un jardin-forêt belge, à quelques kilomètres de Tourcoing, je n’ai cessé d’échafauder des plans de visite. (suite…)

Seconde fuite d’acide sulfurique à la centrale nucléaire de Chooz – EDF de nouveau condamnée !

21 janvier 2015,

par Réseau “Sortir du nucléaire” Unknown

 Nouvelle condamnation pour EDF ! Début juillet 2013, la centrale nucléaire de Chooz s’était à nouveau rendue coupable d’une fuite d’acide sulfurique dans l’environnement, la deuxième après celle survenue en décembre 2011 pour laquelle EDF a été récemment condamnée. A la suite d’une citation directe du Réseau “Sortir du nucléaire”, le Tribunal de police de Charleville-Mézières a, pour la seconde fois, reconnu EDF coupable de ce déversement incontrôlé de produit chimique dans la Meuse.

Une seconde fuite d’acide sulfurique dans la Meuse

Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz B sont implantés au bord de la Meuse, dans la pointe nord du département des Ardennes, à 10 km de la Belgique. Cette proximité avec la Belgique ne conduit pourtant pas EDF à plus de vigilance par égard à ses voisins. En effet, le 2 juillet 2013, et pour la (suite…)