Archive pour janvier 2015

Blind date à La Huchette

24 janvier 2015,

Par Michèle Valmont

Blind-date-27-11

En montant la pièce « Blind date » de l’auteur argentin Mario Diament, dans la traduction de Françoise Thanas, le théâtre de la Huchette fait une fois de plus preuve de discernement.
L’oeuvre évoque la personnalité et l’univers foisonnant de José Luis Borges, bien qu’il ne soit jamais directement nommé.
Sur un banc d’une place de Buenos Aires est assis un vieil écrivain aveugle. Viennent s’asseoir auprès de lui un homme mûr puis une jeune femme. Encouragés par sa bienveillante sagesse, ils vont tour à tour lui raconter l’histoire de leur vie.
Hasard ou destin, ces deux histoires parallèles n’en font en réalité qu’une, à laquelle fait écho celle de l’écrivain.
Un rapport de confiance s’installe entre les interlocuteurs: sans doute est-il plus facile de se confier quand on n’est pas vu, comme dans un confessionnal, l’aveugle ayant par ailleurs développé des facultés de perception intime que le voyant n’a pas. La belle réflexion de l’écrivain sur son état est celle de Borges, devenu aveugle à la fin de sa vie.
Plus tard, une autre femme va elle aussi faire part de son angoisse existentielle à une psychologue attentive mais prisonnière elle-même de sa vie. Leur histoire va rejoindre celle des deux premiers personnages.
Les pièces du puzzle se mettent peu à peu en place, orchestrées par « L’éducation sentimentale » de Flaubert, fil conducteur (suite…)

Permaculture en Belgique -2

21 janvier 2015,

Elisabeth Simon.D.RLe mouvement français Terre de Liens a une organisation-soeur en Belgique, Terre en Vue (Land in Sicht pour les néerlandophones). Ces organisations sanctuarisent la terre agricole pour y installer des fermiers « en bio ». Nous vous reproduisons ici un article paru dans Le Soir sur une entreprise remarquable à laquelle est associée Terre en vue.

Prendre naturellement soin du sol améliore la production

par Laetitia Theunis, 20 janvier 2015

Le biomimétisme s’applique aussi à l’agriculture. Il s’agit de s’inspirer du vivant pour recréer un écosystème stable et productif. Le grand saut, Elisabeth Simon (portrait ci-dessus) l’a osé. Sacrée femme entrepreneure de l’année en 2013, elle a abandonné l’agriculture intensive pour la permaculture. (suite…)

Permaculture en Belgique -1

21 janvier 2015,

120517.Mouscron.Fig2 - copieAux fraternités ouvrières par Ghislain Nicaise

Un jardin-forêt établi en Europe du Nord

J’ai déjà eu l’occasion de signaler dans les pages du Sauvage qu’une des applications des principes de permaculture aboutissait à la réalisation de jardins-forêts nourriciers. Pendant au moins trois ans, j’ai cru que le seul jardin-forêt en climat tempéré froid avait été celui de Robert Hart (1) peut-être relayé par celui de Patrick Whitefield (2), les deux étant localisés dans les îles britanniques. Celui de Robert Hart laissé à l’abandon depuis la mort de son créateur a semble-t-il périclité et n’est plus visité. A partir du moment où j’ai eu connaissance de l’existence d’un jardin-forêt belge, à quelques kilomètres de Tourcoing, je n’ai cessé d’échafauder des plans de visite. (suite…)

Seconde fuite d’acide sulfurique à la centrale nucléaire de Chooz – EDF de nouveau condamnée !

21 janvier 2015,

par Réseau « Sortir du nucléaire » Unknown

 Nouvelle condamnation pour EDF ! Début juillet 2013, la centrale nucléaire de Chooz s’était à nouveau rendue coupable d’une fuite d’acide sulfurique dans l’environnement, la deuxième après celle survenue en décembre 2011 pour laquelle EDF a été récemment condamnée. A la suite d’une citation directe du Réseau « Sortir du nucléaire », le Tribunal de police de Charleville-Mézières a, pour la seconde fois, reconnu EDF coupable de ce déversement incontrôlé de produit chimique dans la Meuse.

Une seconde fuite d’acide sulfurique dans la Meuse

Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Chooz B sont implantés au bord de la Meuse, dans la pointe nord du département des Ardennes, à 10 km de la Belgique. Cette proximité avec la Belgique ne conduit pourtant pas EDF à plus de vigilance par égard à ses voisins. En effet, le 2 juillet 2013, et pour la (suite…)

Bernard Maris vous parle

19 janvier 2015,

Bernard Maris: “Ce sont des montagnes de déchets que nous accumulons et que nous offrons à nos enfants. Pourtant cette génération – la nôtre encore une fois – fait mine d’adorer et d’idolâtrer ses enfants…Comment ne pas voir l’incohérence de ces parents conduisant leurs enfants adorés en 4.4 à l’école, souillant l’air qu’ils respirent…Comment peut-on se moquer à un tel point de ses enfants ?…Cette génération n’aime pas ses enfants. Elle les déteste…inconsciemment, elle est assez contente de faire crever la Terre. Elle projette sur ses enfants, sur la Terre, son angoisse de vieillir et d’enlaidir, et tout simplement de disparaître.