Archive pour octobre 2015

La palmeraie de Bordighera, Italie, en danger

31 octobre 2015,

Bordighera palmsCher(e)s ami(e)s,

Depuis la découverte, l’an dernier (2014) à Bordighera, de 6 palmiers dattiers (Phoenix dactylifera) infestés par le charançon rouge, nous sommes très inquiets pour l’avenir de notre jardin expérimental et de l’ensemble de la palmeraie historique. Le ravageur avait jusqu’alors attaqué presque uniquement le palmier des Canaries depuis 2007. La diversification de ses cibles se confirme cette année, avec 6 nouveaux dattiers de grande taille infestés à ce jour, dont un exemplaire au cœur de la palmeraie historique. Les autres exemplaires se trouvent en ville. Tout cela est très inquiétant. Outre la disparition programmée de la palmeraie historique, le risque de chute est en effet très élevé pour ce genre de palmiers. Vous trouverez les détails et les photos de ces nouvelles signalisations sur une carte Google Map qui est consultable à cette adresse.

Face à l’inaction des pouvoirs publics, nous avons mis sur le web une pétition destinée au Ministère. Comme elle est en italien, je vous la résume brièvement : nous demandons que soit enfin mise en œuvre la lutte obligatoire imposée par Directive européenne, une disposition qui a été systématiquement contournée jusqu’à présent en Italie. Merci de signer et de faire signer le plus largement cette pétition. Votre soutien nous sera précieux. La pétition se trouve ici

Contact
 : Robert Castellana (Responsable du Jardin Expérimental Phoenix de Bordighera)

Transhumanisme

25 octobre 2015,

logos H+

 

par                 Ghislain Nicaise

 

Le numéro d’octobre 2015 de La Recherche fait paraître un dossier de 4 articles sur le transhumanisme, pour moi passionnant. Je recommande particulièrement la tribune de Laurent Alexandre (1). Selon cet auteur, “trois objectifs caractérisent (le transhumanisme) : permettre l’immortalité, augmenter les capacités humaines et développer l’intelligence artificielle (IA)”. Du coup, je me suis offert une excursion rapide sur internet, Wikipedia et autres sites indiqués par le moteur de recherche. J’avais déjà une vague idée de ce que cela voulait dire pour avoir rencontré ce mot de transhumanisme dans mes lectures mais j’ai l’impression d’avoir appris beaucoup en quelques heures (les logos ci-dessus, rencontrés dans cette recherche, n’ont rien à voir avec l’ion hydrogène).

Le transhumanisme a déjà gagné (suite…)

Quand les rats régneront

22 octobre 2015,

couverture KolbertAprès plusieurs extinctions massives, voici celle que provoque l’espèce humaine. Des animaux disparaissent, tués pour être consommés, ou incapables de survivre au rythme du changement. La réussite d’Homo sapiens signifie la mort des autres vivants. Ce n’est plus « après nous, le déluge » : nous sommes le déluge.

Elizabeth Kolbert, La Sixième Extinction. Comment l’homme détruit la vie, traduit de l’anglais par Marcel Blanc. Paris, La Librairie Vuibert, 2015. 350 p. Recension par Matthieu Calame, parue initialement sur le site La vie des idées.

L’idée s’est répandue d’abord chez les écologues, puis dans un public de plus en plus large : nous assistons à la sixième extinction de masse depuis l’apparition des premiers animaux, dont on a retrouvé des fossiles remontant à 540 millions d’années. Les cinq extinctions précédentes se situent à la fin de l’Ordovicien (-445 Ma), du Dévonien (-360 Ma), du Permien (-250 Ma), du Trias (-200 Ma) et enfin du Crétacé (-66 Ma), cette dernière, la plus célèbre, ayant marqué la fin des dinosaures et l’avènement des mammifères. Chacune de ces extinctions a probablement eu sa cause particulière. (suite…)

Reporterre n°71

22 octobre 2015,

ReporterreLa sélection hebdomadaire de Reporterre n°71

La ferme de demain, écolo et prospère, existe déjà, nous l’avons visitée

Nicolas Hulot, ose prendre une chaise

À Saillans, les habitants réinventent la démocratie

Un an après la mort de Rémi Fraisse, des témoignages contredisent la version officielle

Pourquoi la politique agricole commune ne va-t-elle pas vers l’agroécologie ?

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La traque

21 octobre 2015,

sept2015013 - copie 2

C’était son jeu, traquer les moments où il avait vraiment conscience d’être là.
Connaitre les conditions de leur apparition, c’était du plein-temps.
les règles lui échappaient, ça venait comme çà,
avec les taches de la lumière d’automne sur le parquet
ou sur le mur, les ombres mouvantes de l’acacia.

Alternatiba 06

20 octobre 2015,

Affiche_alternatiba_A3.redLe samedi 17 octobre 2015 s’est tenu, dans les Alpes Maritimes, un évènement Alternatiba (1) particulièrement réussi. Les Alpes Maritimes n’étaient pas sur le trajet du tour de France Alternatiba parti de Bayonne le 5 juin (2) pour se terminer à Paris les 26 et 27 septembre mais cela n’a pas empêché la tenue de plusieurs évènements sur le département (à Breil, à Villars sur Var…). Le plus important, celui qui devait se tenir à Nice, a eu lieu finalement à Mouans-Sartoux, du fait du manque de clairvoyance politique de la municipalité niçoise. Selon le site européen d’Alternatiba, près de 450 000 personnes ont participé à un village Alternatiba ou à une étape du tour. Le chiffre de 8000 personnes participantes à Mouans-Sartoux, selon les organisateurs, n’a pas besoin d’être modéré par une évaluation de la police : c’était plein, et pourtant la jeune équipe dynamique responsable de l’organisation avait vu grand comme on peut le voir sur le plan ci-après.

Le Sauvage

Extraits  du reportage de l’équipe d’organisation :

Alternatiba Mouans-Sartoux, en chiffres 

8 000 visiteurs, 200 alternatives, 300 bénévoles, 43 conférences, Marché bio et local aux 14 agriculteurs, 120 stands, 16 concerts, artistes, danseuses, troupe de théâtre, déclameurs de rue, clowns, parade… (suite…)

“En toute liberté” de Gilles Lapouge

19 octobre 2015,
330px-Gilles_Lapouge_dans_son_bureau,_mai_2015

Gilles Lapouge dans son atelier d’écriture

par Alain Hervé

Je pense à Gilles Lapouge lorsque je viens diner seul dans le restaurant le Palais de la Griserie, rue Lagrange à Paris. Je m’assieds à côté de l’aquarium de poissons exotiques pour jouir de leur compagnie. Ils vont et viennent en silence, indifférents aux bruits du monde. En dégustant mes nems, je les vois comme  des ermites qui habitent leur propre être.

Ils pourraient être aussi bien des chapitres du dernier livre de Gilles Lapouge. Inattendus, bariolés, bigarrés, rêveurs, amazoniens, venus de loin, aléatoires, utopiques… En toute liberté se présente sous la forme d’un dictionnaire constitué d’articles qui sont autant de règlements de comptes . A l’amiable. Y apparaissent le Brésil, point de passage obligé pour l’auteur, Pivot, le voyage , les voyageurs et les étonnants, (suite…)

Hidalgo, elle, tient ses promesses

18 octobre 2015,

thpar Christophe Chelten

Avec la création en 2016, de trois kilomètre de promenade piétonne sur les bords de la Seine, Anne Hidalgo crée non seulement une grande attraction touristique supplémentaire, mais l’amorce d’un nouveau mode de vie pour les Parisiens. Adieu les moteurs à explosion dans les zones urbaines. Le vélo devient enfin un véhicule qui ne tue pas ses pratiquants qui avalent des mètres cubes d’échappement automobile.

Nous nous approchons du Paris rêvé par Brice Lalonde dans son affiche de campagne de Paris Ecologie en 1976.

On s’interroge encore sur des bus électriques dont la technologie ne serait pas encore au point. Mais sait on que les poubelles Sita de ramassage des ordures fonctionnaient  déjà à l’électricité à la fin des années 1930? Et l’industrie automobile que l’on sait être rétrograde avance à petits pas. On se souvient de sa résistance désespérée à renoncer à l’essence au plomb.

Et ce ne serait pas possible en 2016? Le mouvement vers une ville et une vie urbaines intelligentes s’amorce. Ce pourrait être un modèle pour le monde entier et contribuer à la régulation du climat. Le mouvement une fois lancé devrait s’accélérer.

 

Spécial Nicolas Hulot

17 octobre 2015,

couverture Hulotpar Michel Sourrouille (1).

Depuis 2002,  Nicolas Hulot nous annonce la catastrophe : « Le titre que nous avons choisi pour ce livre est amplement justifié : Combien de catastrophes avant d’agir ? C’est-à-dire avant que les politiques prennent leurs responsabilités et donnent à la politique de l’environnement la place qui doit lui revenir. Et avant que nous-mêmes, citoyens, électeurs et consommateurs, sortions de notre insouciance pour conjurer les périls qui sont déjà en la demeure et qui préparent immanquablement, à nous et à nos descendants, une forte dégradation de nos conditions de vie. (Seuil 2002, 14 euros) »

Avec son dernier opuscule, Osons, plaidoyer d’un homme libre (Les liens qui libèrent, octobre 2015, 96 pages pour 4,90 €), Nicolas Hulot en appelle encore à la responsabilité des politiques alors que les négociations internationales sur le climat patinent. Voici ci-dessous un comparatif de ses idées très “écologie politique” à partir de trois de ses livres.

1/5) Nicolas Hulot et la question politique

2009 Le syndrome du Titanic – 2 (suite…)