Archives d’un auteur

Reporterre n°80

16 février 2016,

ReporterreLa sélection hebdomadaire de Reporterre n°80

Le succès surprenant de la marche anti-pesticides à Bordeaux

Vincent Bolloré désigné comme accapareur de terres et censeur d’internet au Palais de justice de Paris

L’énergie solaire n’est pas toujours écologique

Les conditions dont dépend la validité du référendum local sur Notre-Dame-des-Landes

Berlin devient la capitale de la révolution végétarienne

Les cinq méthodes de l’industrie pharmaceutique pour nous bourrer de médicaments inutiles

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Progressisme

15 février 2016,

écran platLe président du Conseil national du nouveau parti “Les Républicains” a déclaré le 14 février à la tribune de son parti, à Paris, sans se faire huer :

Nous devons être le parti de la vie réelle…Les Républicains doivent être le parti du principe d’innovation plus que du principe de précaution, le parti du gaz de schiste, des OGM, des biotechs“.

S’il en était besoin, il a clairement rangé son parti sous la bannière du fantasme progressiste, le parti de ceux qui nient la réalité physique au profit de la réalité financière. Le gaz de schiste c’est la caricature (suite…)

Liberté, égalité, immigration ? La France à l’heure du choix, Jean-Claude Barreau (éditions l’Artilleur), 10€

14 février 2016,

1540-1par Alain Hervé

Ce petit livre de cent cinquante pages est une bombe. Il revendique la liberté de croire en la République Française. Cette déclaration d’amour envers la France résonne comme une insolence rare. Ce n’est pas au goût du jour.

Deux sujets traités : l’immigration, l’Europe, pour examiner de manière critique l’une et l’autre question. En résumé : immigration oui mais très maîtrisée, soumise à une politique d’intégration très encadrée. Et Jean-Claude Barreau de remonter dans l’histoire des apports étrangers dans la formation du peuple français. Pour avoir dirigé l’Office des Migrations internationales (OMI) et l’Institut national d’études démographiques (INED) sous Mitterrand, il parle en connaissance de cause.

Il considère qu’aujourd’hui (suite…)

Valentin (Saint)

14 février 2016,

CupidonCe matin sur France-Inter, promo de Patrick Lapeyre sur son dernier livre. La journaliste à la voix florale, Patricia Martin, est amenée à le citer avec l’aphorisme suivant, le désir est plus important que le plaisir.

Sur le coup cette formule m’a bien plu, je me suis dit qu’elle avait de la profondeur. A la réflexion je me suis souvenu de la fable de La Fontaine Le renard et les raisins. Le plaisir serait-il trop vert ? Pas assez facile à concrétiser ? Son histoire, c’est un truc de vieux me suis-je alors dit, c’est pour cela que ça me semble profond.

Charles Ribaut

Le portrait de Dorian Gray Le Lucernaire

14 février 2016,

leportraitdedoriangray-blogimgdansletextepar Michèle Valmont

Adapter un roman en pièce de théâtre est une entreprise toujours périlleuse, surtout lorsqu’il s’agit du Portrait de Dorian Gray, le seul roman d’O. Wilde, lui-même brillant dramaturge. .

Thomas le Douarec s’y est cependant risqué et a relevé le défi avec panache, comme on peut le constater en ce moment au Lucernaire.

Emaillés d’aphorismes percutants, les dialogues sortent directement du roman.

O.Wilde a mis beaucoup de lui-même dans cette oeuvre atypique.A travers ses trois personnages principaux, le peintre Basil incarnant la droiture, le dandy Harry la perversité et Dorian l’éternel masculin, il révèle les facettes marquantes de sa personnalité, évidemment incomprise dans l’Angleterre victorienne. (suite…)

Le nouvel Ecologiste est paru

7 février 2016,

Ecologiste n°46Vient de paraître : le nouveau numéro de L’Ecologiste est disponible en kiosque, sur commande en ligne ou par courrier, six euros port offert.                     Dossier du n°46 : 

Quel est l’état de la planète ? `

Pourquoi en est-on arrivé là ? 

Dans quelle direction se dirige-t-on ? 

Le dossier de L’Ecologiste met en lumière la face méconnue du système, très concrète : l’extractivisme généralisé ; une idéologie du “développement”, qui règne aujourd’hui quasi sans partage à tel point qu’elle n’est souvent pas nommée comme telle ; une main très visible, celle de la dérégulation du commerce. Avec des exemples dans le monde entier, de l’Afrique à la Chine en passant par le nouveau Musée de l’homme à Paris. Une lecture passionnante et indispensable !

Hors dossier: des articles sur de nombreux sujets ainsi que les rubriques habituelles: découverte d’un artiste, présentation des nouveaux livres, tour des revues, portrait, billet d’Alain Hervé…

Quel kiosque près de chez vous diffuse-t-il L’Ecologiste ? Vous pouvez cliquer ici.

Commande et/ou don sur papier libre à adresser avec votre règlement à (nouvelle adresse) :

L’Ecologiste, Bureau B 1397, 60 643 CHANTILLY

Brûler des pneus

6 février 2016,
(dr)

(dr)

par Christophe Chelten
C’est le spectacle pyrotechnique que nous offrent en ce moment les paysans en colère.
Vêtus de gilets fluo ils regardent les colonnes de fumée noire spectaculaires qui s’élèvent au dessus de leur démonstration. Que veulent ils exprimer de cette manière?
Leur désespoir, leur colère, leur impuissance?
Leur cause mérite notre plus grande attention, lorsqu’un paysan se suicide chaque deux jours. L’agriculture est embourbée dans une politique de productivité massive à bas prix et de basse qualité dans laquelle les ont poussés l’Etat et l’Europe.
Cela signifie aussi pollution, infraction à la loi, pulsions infantiles, pour ne pas dire sottise.
Oui manifestez mais exprimez autrement votre colère. N’ajoutez pas l’horreur à l’horreur.
Déversez du fumier, distribuez gratuitement vos invendus, labourez le macadam… restez dans votre registre.

Le recours Hulot

3 février 2016,

par Alain Hervé

(dr)

(dr)

François Hollande  proposerait à Nicolas Hulot de prendre en charge un super ministère, selon un article paru dans Libération. Cela ressemble à l’appel au secours d’un homme qui se noie et recherche une bouée de sauvetage.

Hulot, ce qu’il représente  et ceux qu’il représente ont tout à perdre dans une telle aventure.

Hulot peut devenir président de la République en 2017, si la France se réveille.

Face à une gauche erratique, une droite vieillissante, une extrême droite dangereuse mais porteuse du désespoir populaire, Hulot peut prendre la tête d’une politique totalement nouvelle, qui comprenne les enjeux dramatiques du climat, de la pollution, des migrations, de la crise sociale, de la crise agricole et du reste.

Il jouit d’une faveur considérable auprès des Français. Il a le goût du risque, nous l’avons vu pendant des années au cours de ses reportages. Il est intelligent, nous l’entendons  souvent à la radio et à la télévision exprimer ses observations et livrer ses analyses. Il aime la nature mais pas moins l’homme. Il a fait preuve (suite…)

Spécial Yves Cochet dans “Biosphère”

3 février 2016,

Nous Sauvage, faisons circuler avec bonheur cet entretien de Michel Sourrouille et d’Yves Cochet. Yves Cochet est un de ces écologistes qui s’est lancé en politique pour parler d’écologie, au contraire de tant d’autres qui se sont égarés dans le carriérisme ou ont persévéré dans le gauchisme de papa. Cochet est avec Hulot un des rares qui restent crédibles. A.H.

thMichel Sourrouille : à bientôt 70 ans, est-ce le temps de la retraite ?

Yves Cochet : Depuis mon inscription aux Amis de la Terre en 1972, je n’ai jamais eu l’intention d’arrêter. Je suis toujours au conseil fédéral d’EELV, et 42e sur la liste d’Emmanuelle Cosse pour les régionales. En dernier, mais toujours présent. L’urgence écologique a besoin de nous tous, toujours.

question : La catastrophe est donc en marche. Est-ce bientôt le rôle futur des politiques, comme tu l’as écrit, « de diminuer le nombre de morts ? »

YC : Des intellectuels comme Dominique Bourg ou Bruno Latour sont eux aussi devenus « catastrophistes ». On va tout droit dans le mur, vers le chaos climatique et donc social. Des organismes qui pensent le long terme comme les compagnies d’assurances ou les militaires se préparent au pire. On comprend mieux la gravité de la situation à la lecture de leurs rapports plutôt qu’à la lecture des journaux. Il n’y a pas assez de terres arables et pas assez d’eau pour satisfaire les besoins d’une population en (suite…)