Archive pour la catégorie ‘Some Like It Hot’

Personne après Hulot, personne

2 septembre 2018,

par Alain Hervé

Il faut laisser le désaveu de Hulot continuer de faire des dégâts irréversibles dans la politique poursuivie par le gouvernement Macron. Personne ne doit prétendre pouvoir lui succéder. Personne. Ce n’est ni un pantin, ni un carriériste, ni un batteur d’estrade qui peut oser se présenter. La fondamentale incompatibilité entre la vieille politique actuelle et le retournement global du fonctionnement de nos sociétés qu’implique l’écologie, comme l’a démontré Hulot dans son émouvante déclaration sur France Inter, doit  rester béante. Non, Cohn Bendit ne va pas distraire le public avec de jolies formules et d’éventuels aménagements limités.

Un ministère de l’écologie n’est plus qu’un alibi qui sert à dissimuler une politique globale mortifère.

Il faut enfin énoncer la véritable menace pour le futur que représente l’actuelle politique de rapetassage de l’économie au jour le jour. On peut aujourd’hui revenir sur l’avertissement des 15000 scientifiques, sur les formulations creuses de la COP 21,  sur les échéances non négociables du réchauffement climatique… On peut être en ce moment être entendu par un auditoire attentif.

Aucun prétendant ne doit venir distraire de cette exceptionnelle situation. PERSONNE.

 

« Le roi (Macron) est nu »

28 août 2018,

Hans Christian Andersen

par Alain Hervé

Emmanuel Macron aurait du relire, avant de partir pour le Danemark, ce joli conte intitulé « Les habits neufs de l’empereur » plus connu  sous le titre du « roi est nu » que le poète danois Hans Christian Andersen écrivit en 1836 .

Nicolas Hulot a persévéré dans ses convictions et sa nature . La présence d’un lobbyiste, non annoncé, lors la réunion sur la chasse, à l’Elysée le lundi 27 août 2018 lui a fait comprendre les limites de ce qu’il pouvait entreprendre à son poste de ministre. Il a cru pendant quatorze mois pouvoir être utile à l’  écologie. Mais l’incompréhension fondamentale de Macron sur ce qu’il se passe pour l’humanité engagée dans une démarche suicidaire collective devient flagrante.  Démarche suicidaire résultant de son explosion démographique et de la course en sac économique à laquelle elle se livre.

Une petite démagogie électorale, en vue des Européennes, auprès de 1.200.000 chasseurs lui est apparue plus urgente.

Certes la France n’est pas l’humanité mais elle prétendait à un certain moment apparaître comme un leader dans ce domaine après le succès de la COP 21. Le choix de Nicolas Hulot pour poursuivre ce rôle pouvait laisser espérer un engagement plus catégorique. Hélas Macron n’est rien d’autre qu’un banal éconolâtre. On le soupçonnait, Hulot le savait mais il a cru pouvoir convaincre ce président supposé intelligent de la priorité  absolue de la vie sur l’économie. Echec et mat.

Hulot n’en sort pas amoindri mais agrandi. A lui de jouer. Macron en sort nu, néantisé. Il va s’en apercevoir au moment des Européennes et apprendre qu’il y a en France davantage de gens qui réfléchissent que de chasseurs qui tuent.

A.H.

 

CRAGs

23 août 2018,

Rationnement volontaire contre « abondance dévastatrice [1] » : l’exemple des CRAGs
Par Mathilde Szuba [2] et Luc Semal [3]
Résumé : Chaque acte de consommation ou presque génère une émission de gaz à effet de serre (GES). Dès lors, certains groupes préconisent un rationnement de la consommation. Ainsi, les CRAGs (Carbon Rationing Action Groups) forment un réseau de collectifs locaux œuvrant en Grande-Bretagne. Leurs membres se réunissent pour tenter de réduire ensemble leurs émissions individuelles de GES, en se soumettant à un rationnement volontaire. En analysant les discours et les pratiques de ces collectifs, les auteurs mettent en lumière une question : Jusqu’à quel point la mise en place de ces actions locales et se voulant a-politiques est-elle possible dans une « société de consommation » ? (suite…)

Pas assez de miel dans le glyphosate

8 juin 2018,

Par Charles Ribaut
Les abeilles ne savent pas qu’il ne faut pas butiner les fleurs à la campagne, c’est dangereux.
Du miel a été refusé à la vente car contenant trop de glyphosate. Le syndicat apicole de l’Aisne porte plainte contre Bayer-Monsanto.

Les journalistes (à part Marie-Monique Robin) ne savent pas que s’il y a encore un petit doute sur le caractère cancérogène du glyphosate, il n’y en a aucun sur sa neurotoxicité et sur le fait que ce soit tout simplement un biocide. Il n’y a que notre ministre de l’agriculture pour dire sans rire que ce produit est bon pour les vers de terre.

Nos députés européens (extrême droite, droite « républicaine », centre et une partie des socialistes) ont voté la loi qui permettra à Monsanto-Bayer de vous faire un procès et de le gagner si vous dénoncez le glyphosate.

Le 29 mai l’Assemblée nationale a rejeté l’amendement présenté par Delphine Batho, de même que celui de Mathieu Orphelin, pour l’interdiction du glyphosate. Si vous questionnez votre député-e sur cette forfaiture, il y a presque exactement neuf chances sur 10 qu’il ou elle vous réponde qu’il ou elle n’a pas voté ce rejet, pour cause d’absence.

Même Corinne Lepage regrette d’avoir soutenu Macron.

En octobre dernier nous avons dénoncé le discours qui veut vous faire croire qu’il y aura des alternatives et qu’il suffit d’attendre qu’elles soient trouvées mais la seule alternative est qu’il faut arrêter d’empoisonner l’environnement.

Il n’y a pas de bon biocide. point.
C.R.

Qui en veut à Hulot?

20 février 2018,

par Alain Hervé

Difficile de distinguer dans un climat de délation généralisée ce qui ressort de la seule politique.  Hulot représente une cible idéale. Il est trop séduisant pour ne pas devoir en payer le prix.

Trop beau, trop intelligent, trop représentatif, trop efficace, il appelle les projections de boue. Voilà qui est fait.

La délation sans preuves revenue à la mode, est une arme politique redoutable. Elle permet de tuer.

Puisse cette opération être prise pour ce qu’elle est : un délit, que la justice doit sanctionner. Que Hulot continue de jouer son rôle de contre pouvoir écologiste  dans un gouvernement qui sans lui sacrifierait tout à la seule ECONOMIE. Vive Hulot.