Archive pour la catégorie ‘Esprit d’escalier’

Femen, Trump, 11 novembre

12 novembre 2018,

par Christophe Chelten

Ces jeunes femmes qui malgré le froid,  se précipitent torse nu dans le cortège Trumpien du 11 novembre sur les Champs Elysées brisent la célébration absurde du centenaire d’une  « victoire » résultant de millions de morts.

A la litanie pompeuse glacée des éloges militaires, elles ajoutent enfin une dimension sensible de corps vivants chauds. Quel que soit leur propos.

On les accuse de provocation « sexuelle ». Mais le bazar officiel sous l’Arc de Triomphe est une provocation capitale. Une célébration de la paix sans avouer le meurtre de millions de femmes et d’hommes pendant quatre ans.

La justice peut consacrer plusieurs années au procès d’un seul assassin, d’une femme battue qui tue son mari. Mais il n’y a pas de procès pour ceux  qui en ont tué des millions.

 

Le keke Mélanchon et le Vénézuela

11 septembre 2018,

Carpaccio
Le petit griffon.
Accademia, Venise

par Christophe Chelten

Comme il est discret sur ce qu’il se passe au Vénézuela notre Mélenchon.

On attend de vertueuses protestations: rien, silence. Il préfère insulter les gens du Nord qui l’ont renvoyé à ses études. Curieuse destinée que celle de cet homme de talent qui devient un autre batteur d’estrade du genre de Cohn-Bendit.

Ils sont intelligents, beaux parleurs, enivrés de leur succès devant un petit auditoire mais incapables de convaincre un électorat national. Dommage.

D’autres très beaux parleurs tels Hubert Védrine savent garder la distance et attendre que l’on fasse appel à leur savoir faire. La politique française nous distrait faute de savoir traiter les vrais problèmes de notre avenir.

De Rugy or not to be

6 septembre 2018,

Pucinella de Gian Domenico Tiepolo au plarond de la Ca Rezzonico à Venise

par Alain Hervé

Macron ne pouvait pas dans sa logique jupitérienne laisser place vide derrière Hulot. Il lui fallait un bouche trou plausible. Son choix est le moins pire de ceux proposés. Certes on le sait le ministère de l’écologie sert à ne pas aborder le fond du problème, le retournement de la politique de croissance. C’est un paravent de papier crépon devant ce que devra être un programme  écologique décisif.

Bref on découvre en remontant l’histoire de l’élu de Rugy des prises de position intelligentes et assez radicales, (voir son wikipédia). Ses convictions écologiques sont certaines. Il les a exprimées dans son attitude à Nantes.  Avec lui la » transition écologique »peut éventuellement prendre un sens. Reste à savoir quelle sera sa détermination pour la mettre en oeuvre. Sera-t-il aussi habile et opportuniste que pour la poursuite de son plan de carrière menée avec maestria?

Quelle force de caractère dissimule cet homme? Nous le saurons rapidement.

Dis moi qui tu fréquentes…

26 juillet 2018,

par Christophe Chelten

A ce point du développement de la pantalonnade à laquelle la France est invitée  à assister, il nous manque des informations sur la personnalité des protagonistes. En l’occurrence messieurs Benalla et Macron.

Beaucoup de questions restent sans réponse.

D’où sort monsieur Benalla: origines sociales, culturelles, histoire familiale?

Comment et pourquoi Emmanuel Macron choisit ses hommes de confiance, responsables de sa sécurité? (suite…)

La roche tarpeienne

21 juillet 2018,

par Christophe Chelten

(D.R)

Je me souviens lorsque j’ai habité Rome, d’avoir un matin voulu reconnaître la courte distance qui sépare le Capitole de la roche tarpeienne. Effectivement quelques pas de la statue de Constantin à ce surplomb  rocheux, dans l’air encore frais à cette heure. La distance est courte entre le pouvoir et la disgrâce.  Ce qui pour un adepte de la marche est un parcours qui laisse peu de temps pour penser. La locution latine est tout aussi brève: arx tarpeia Capitoli proxima. Autrement dit, il fallait y penser avant.

La pratique du pouvoir nécessite de s’en souvenir. Et d’autant plus grand le pouvoir d’autant plus court le trajet. Notre marcheur présidentiel doit y penser en ce moment et mesurer son imprudence. Nous allons apprécier son habileté à se tirer de ce faux pas. Mais le canard va nécessairement y laisser des plumes. C’est un autre régal de voir les chiens affamés aboyer à ses trousses. La France se donne en spectacle.