21 septembre 2011,

« Culture et écologie », car les écologistes ne sont pas des obscurantistes.

LE SAUVAGE N0 9 JANVIER 1974

LE SAUVAGE N0 9
JANVIER 1974

Voilà maintenant neuf ans que le Sauvage reparaît sur Internet. Près de deux mille articles sont désormais disponibles, dans lesquels vous trouverez une réflexion écologique fondamentale commencée en 1973 . Vous affichez en haut à droite le sujet, la rubrique ou l’auteur que vous voulez consulter et vous cliquez. Fouillez le Sauvage en profondeur… Ce sont aussi bien des reprints de l’ancien Sauvage, que des articles d’actualité qui s’y ajoutent désormais chaque jour. Nous représentons d’une certaine manière la mémoire de l’écologie pour avoir été les premiers à réfléchir sur le sujet dès les années 70. Les soixante treize numéros du Sauvage
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Micro-victoire

16 novembre 2019,

Après vingt-quatre heures de tiraillements, de Tweet rageurs et de concertation au plus haut sommet de l’Etat, l’Assemblée nationale a finalement rejeté, vendredi 15 novembre au soir, à une écrasante majorité (58 voix contre, 2 pour), un amendement au projet de loi de finances (PLF) pour 2020 favorisant fiscalement l’huile de palme. Cette dernière est considérée comme ayant des conséquences dramatiques sur l’environnement, notamment en termes de déforestationLe Monde

La défense de la biodiversité a marqué un petit point. Ce qui reste étonnant et qui n’est pas glorieux c’est la participation de nos élus : 90 % de nos parlementaires se sont prudemment abstenus de participer au débat.

La honte : 70 millions d’€ pour l’huile de palme

15 novembre 2019,

Plantation de palmiers à huile, cliché Greenpeace

Les députés ont, au détour d’un amendement adopté sans débat, pris la responsabilité de soutenir et amplifier la destruction des forêts primaires !

Ces députés, une nouvelle fois, ont apporté la preuve de leur duplicité politique : d’un côté une majorité présidentielle qui n’a jamais de mots assez forts pour dénoncer l’incurie de Bolsonaro, président brésilien responsable de la déforestation de la forêt amazonienne ; de l’autre une poignée de députés-lobbyistes accordant près de 70 millions d’euros d’aides fiscales à Total pour détruire le climat et accroître la déforestation !

Les trois quarts de l’huile de palme utilisée en France sont incorporés dans les carburants !

  Soutenez Agir pour l’Environnement et recevez en contrepartie le livre « Devenir consom’acteur : L’huile de palme »

N.B. La liste des députés publiée ce jour  par Agir pour l’Environnement concernait un autre vote, le vote destructeur de forêt en faveur de l’huile de palme a eu lieu à main levée et nous n’avons pas le pointage nominal des parlementaires.

11 258 scientifiques remettent ça

8 novembre 2019,

La recherche arrive à la conclusion que nous sommes en train de détruire la terre.
L’envoyé du gouvernement : Auriez-vous l’obligeance de reformuler cela en des termes équivoques, imprécis, vagues, tournant autour du pot, que nous puissions tous comprendre ?

Le 5 novembre est paru dans Bioscience un nouvel appel sous le titre World Scientists’ Warning of a Climate Emergency, par William J. Ripple, Christopher Wolf, Thomas M. Newsome, Phoebe Barnard, William R. Moomaw, & 11 258 signatures de scientifiques de 153 pays

Il commence ainsi : Les scientifiques ont l’obligation morale d’avertir clairement l’humanité de toute menace catastrophique et de le formuler sans détour. Sur la base de cette obligation et des indicateurs graphiques présentés ci-dessous, nous déclarons, avec plus de 11 000 scientifiques signataires du monde entier, clairement et sans équivoque que la planète Terre est confrontée à une urgence climatique. 

Il y a exactement 40 ans, les scientifiques de 50 nations se sont réunis à la première conférence mondiale sur le climat (Genève 1979) et ont convenu que des tendances alarmantes de changement climatique rendaient l’action nécessaire. Depuis, des alertes similaires ont été lancées au sommet de Rio (1992), au protocole de Kyoto (1997), à l’accord de Paris (2015), ainsi qu’à nombre d’autres réunion mondiales, avec des avertissements explicites de l’insuffisance des mesures prises. Cependant les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en augmentation constante, avec des effets toujours plus dommageables sur le climat de la Terre. Une augmentation immense d’échelle dans les entreprises visant à préserver notre biosphère est requise pour éviter une souffrance inouïe due à la crise climatique (GIEC 2018). 

Les auteurs présentent une série de courbes décrivant l’évolution d’indicateurs multiples de 1979 à ce jour. Une seule courbe suffit à résumer l’aveuglement des centres de décision : les subventions publiques aux combustibles fossiles, en augmentation, s’élèvent encore à 400 milliards de dollars…

Daphné Roulier questionne Nicolas Hulot

3 novembre 2019,

© Alexandre Guirkinger

Nous avons lu avec intérêt LE GRAND ENTRETIEN entre Daphné Roulier et Nicolas Hulot

Nicolas Hulot : « Après ce que j’ai vécu, il faudra envoyer du lourd pour me faire vaciller »

par Daphné Roulier.  28 octobre 2019

Depuis sa démission du gouvernement, il est en quasi-diète médiatique. Mais pour GQ, l’ancien ministre de l’Écologie d’Emmanuel Macron a accepté de revenir sur les raisons de son départ. Touché mais pas coulé, et alors que l’urgence climatique ne cesse de s’affirmer, Nicolas Hulot rêve toujours d’un élan qui dépasserait les frontières partisanes et idéologiques. Mais sans envisager un retour en politique. Pour l’instant.

D.R. Etes-vous plus optimiste aujourd’hui que lors de votre démission en août 2018 ?

Ni plus ni moins, je me suis programmé pour ne pas perdre espoir, même si parfois, ça relève de l’acte de bravoure ! Nous sommes dans un moment très particulier de l’histoire de nos sociétés, on avance sur un seuil de crête étroit et le temps nous est compté. Par définition, on peut basculer du bon ou du mauvais côté. Récemment, je suis tombé sur Combien de catastrophes avant d’agir, un livre co-écrit il y a près de 20 ans avec le conseil scientifique de ma fondation : rien n’a changé, du moins dans le bon sens. La seule chose qui m’effraie, c’est le déni de réalité car la réalité n’a pas plusieurs versions, elle nous est livrée par la science et globalement tout le monde s’accorde aujourd’hui sur le diagnostic. Alors, il y a bien sûr ceux dont le quotidien empêche d’entendre ce que la science nous dit.

D.R. La société civile n’a toujours pas pris la mesure des enjeux d’après vous ?

C’est difficile de demander à ceux qui sont en proie à des difficultés très concrètes d’être parfaitement lucides face à des enjeux de moyen terme. Je ne leur jette pas la pierre. Mais la lucidité doit être le devoir absolu de celles et ceux qui ont de l’influence, du pouvoir ou des responsabilités.

la suite sur le site de GQ ici.

Agribashing

2 novembre 2019,

Nous avons lu cette tribune de François Veillerette sur le site de Reporterre

« Agribashing ». C’est le terme à la mode depuis plusieurs mois dans le monde agricole français. Cet anglicisme, qu’on pourrait traduire par « dénigrement » ou « lynchage médiatique » dont serait victime l’agriculture, est sur les lèvres de tous les représentants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA, majoritaire), sa présidente, Christiane Lambert, en tête.

Générations futures publie une carte de vente des pesticides en France fondée sur des chiffres officiels ? Agribashing ! Les émissions Envoyé spécial ou Cash Investigation diffusent des programmes montrant les conséquences des pesticides ou sur le glyphosate ? Agribashing encore !
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