21 septembre 2011,

“Culture et écologie”, car les écologistes ne sont pas des obscurantistes.

LE SAUVAGE N0 9 JANVIER 1974

LE SAUVAGE N0 9
JANVIER 1974

Voilà maintenant treize ans que le Sauvage reparaît sur Internet. Près de deux mille articles sont désormais disponibles, dans lesquels vous trouverez une réflexion écologique fondamentale commencée en 1973 . 50 ans après la création du journal, et au moment où le bouleversement climatique que nous avons créé nous amène au bord du gouffre, il nous apparait nécessaire de montrer une vision radicale de l’écologie, basée sur une transformation urgente et profonde de la société.

Comment les robots vont dévorer le monde

28 février 2026,

Si les ressources énergétiques et matérielles le permettent, si l’effondrement climatique et démocratique en cours ne coupe pas des chaines industrielles mondialisées, si un crash financier profond ne paralyse pas durablement les circuits monétaires du capitalisme, nous allons assister à une évolution anthropologique sans précédent: une arrivée massive de robots humanoïdes dans nos sociétés.


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Nos voeux pour 2026

16 janvier 2026,

Que cette illustration de Daniel Maja vous apporte les vœux du Sauvage pour une meilleure humanité sur une meilleure planète en 2026

Il y a ICE et ICE

12 janvier 2026,

 

Il y a la mauvaise ICE, celle de D…d T…p et la bonne, l’Initiative Citoyenne Européenne intitulée

L’alimentation, un droit humain pour toutes et tous ! Garantir des systèmes alimentaires sains, justes et durables

Nous signons la pétition, pas vous ?

 

Francis Hallé

5 janvier 2026,

Francis Hallé aimait particulièrement les Zingibéracées. Ici une fleur d’Alpinia, une espèce que l’on peut acclimater dans le sud de la France.

Mon collègue montpellierain Hallé, de trois ans mon ainé, décédé depuis trois jours au moment où j’écris ces lignes, était connu en dehors des milieux botanistes pour son invention du radeau des cimes, un formidable outil pour l’étude de la canopée. Chercheur de haut niveau il était aussi un vulgarisateur, et un dessinateur de talent dont la plupart des dessins, bien que scientifiquement fidèles aux originaux, portaient la marque de sa patte. Il est peut être moins connu comme penseur du phénomène tropical sous tous ses aspects, naturaliste, mais aussi ethnographique, historique, géographique, économique, politique. Cette réflexion est parue dans un premier livre paru au Seuil en 1993 : Un monde sans hiver: les tropiques : nature et sociétés. Une version révisée plus volumineuse est parue en 2010 chez Actes Sud sous le titre: La condition tropicale. Une histoire naturelle, économique et sociale des basses latitudes. Nous avons eu des échanges lors de l’écriture de cette deuxième version et il m’a fait beaucoup d’honneur en me citant comme “son guide en la matière” sur la question de la couleur de la peau humaine. Alain Hervé avait voulu qu’il fasse partie du comité scientifique de son association palmiphile. J’ai essayé de suivre Francis Hallé dans sa dernière aventure en adhérant à l’association qu’il a lancée en 2021 pour recréer une forêt primaire en Europe de l’Ouest sur 70 000 ha. C’est un projet fou qui doit durer huit à dix siècles, aussi incertain que l’avenir de l’espèce humaine. La méthode est simple : ne rien faire sur cette surface, suffisante pour accueillir deux meutes de loups. Ce projet est diamétralement opposé à celui de jardins-forêts nourriciers qui me tient à cœur mais je pense que les deux entreprises sont complémentaires et tout aussi bénéfiques pour notre descendance. Il m’est arrivé de rencontrer des naturalistes qui n’aimaient pas les arbres. C’est ignorer le rôle crucial des forêts dans l’écosystème planétaire, en particulier pour la gestion de l’eau. Si vous êtes d’accord avec Francis Hallé sur l’importance des arbres, vous pouvez rejoindre son association, elle a besoin de vous :  https://www.foretprimaire-francishalle.org/.

Sobriété numérique: Courriel et Navigation moins gourmands sur Internet

5 janvier 2026,

Tout le monde sait que les serveurs informatiques qui carburent dans nos data-center sont de vrai gouffres énérgétiques, pour les alimenter, d’énormes consommateurs d’eau, pour les rafraichir, d’énormes consommateurs de ressources rares et polluantes, pour les construire, en plus de créer des ilots de chaleur autour de leur locaux. Partout dans le monde, ces serveurs sont actifs 24/365 et sont responsables d’une partie croissante des gaz à effet de serre et du réchauffement. Regardons comment réduire notre empreinte numérique, en sollicitant ces serveurs au minimum.

Dans un data center, des milliers de serveurs, chacun consommant entre 200W et 500W.


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COP 30: ne plus se tromper de cible

13 novembre 2025,

Pour la trente et unième fois depuis 1995, des représentants de la majorité des pays vont se réunir devant la presse mondiale pour déplorer le changement climatique, ses désastres, et leur coût croissant. Deux semaines de visibilité, de combat et d’espoir pour les activistes, deux semaines de discrétion et de pressions sans limite pour les lobbyistes, deux semaines d’affichage, de pragmatisme et de greenwashing pour les décideurs politiques.

Au final, quelques petites avancées bien médiatisées vont alimenter l’espoir d’aller un jour vers la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). En attendant, les émissions augmentent, le désastre s’amplifie, les perspectives s’assombrissent. Il y a un contraste saisissant entre trentre ans d’efforts pour rassembler ces décideurs sur ce sujet, et le peu de résultats pour la planète. Les émissions de GES n’ont baissé qu’au moment du COVID.

Les COP sont-elles encore utiles ?


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Climat, Justice, Libertés

24 septembre 2025,

Le 28 septembre, de jeunes étourdis voudraient manifester leur préoccupation de protéger le climat sans pour autant porter atteinte aux libertés et à la justice. Cela peut apparaitre à certains comme ultra-punitif, ce n’est pas vraiment dans l’air du temps mais nous vous invitons néanmoins à les rejoindre.

La Rédaction

Le dimanche 28 septembre, 47 Marches des Résistances sont déjà prévues sur le territoire, à Paris, Nantes, Rouen, Marseille, Strasbourg, Montpellier, Quimper, Nice et bien d’autres.

Trouvez la plus proche de chez vous maintenant !

Parution: Comment partager l’eau en France ?

12 septembre 2025,

 

Nous attirons votre attention sur cet ouvrage faisant le point sur nos usages de l’eau, dans le cadre des perspectives d’un bouleversement climatique qui s’amplifie. Nous sommes encore dans une période où l’eau est relativement abondante en France, mais nous n’échapperons pas à des pénuries graves et leurs troubles associés. Il est nécessaire de débattre des modifications importantes à mener dans nos politiques territoriales, non seulement pour limiter les impacts des pénuries, mais surtout pour limiter la consommation globale, supprimer le gaspillage, dédier l’eau aux usages vertueux dans le cadre de la transition de société que nous promouvons depuis des décennies.  Le Sauvage

Depuis de nombreuses années, la France a instauré des politiques de gestion de l’eau visant à concilier le partage équilibré de cette ressource et la préservation de sa qualité.
Cependant, face au changement climatique — qui menace de plus en plus cet équilibre — et à la dégradation sans précédent de la biodiversité aquatique, les enjeux liés à la gestion et au partage de l’eau prennent une ampleur nouvelle. Cette ressource vitale doit, plus que jamais, être considérée comme un bien commun. Sa répartition équitable est devenue un véritable enjeu sociétal et politique. Issu d’un travail collectif réunissant scientifiques et spécialistes de la gestion de l’eau, cet ouvrage dresse un état des lieux des connaissances en France. Il étudie les stratégies existantes pour protéger ce patrimoine naturel et propose une analyse critique des pistes d’action envisagées par les parties prenantes pour répondre aux défis actuels. Il s’adresse aux professionnels engagés dans les politiques publiques de l’eau, ainsi qu’à toute personne souhaitant mieux comprendre les enjeux de la gestion de cette ressource.

Auteurs:

Sami Bouarfa est chef adjoint du département AQUA d’INRAE et chercheur au sein de l’UMR G-EAU. Il travaille depuis plus de 25 ans sur les questions liées à l’eau et à l’agriculture.

Marielle Montginoul est directrice de recherche en économie à INRAE (UMR G-EAU). Ses travaux ont pour vocation d’appuyer les politiques publiques dans le domaine de l’eau.

Thomas Pelte est ingénieur agronome au sein de l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse. Il anime un service en charge de piloter les aides accordées pour la gestion équilibrée de la ressource en eau et la restauration des milieux aquatiques et humides.

Éric Sauquet est directeur de recherche en hydrologie à INRAE. Il étudie l’impact du changement climatique sur le cycle de l’eau et ses conséquences sur la gestion de l’eau. Il a coordonné le volet scientifique du projet Explore2.


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Appel à réellement informer les populations

5 septembre 2025,

Tout le monde a entendu que la crise climatique s’amplifie. Quel que soit le média, personne ne peut échapper aux mots « record de chaleur », « record de pluie », « record de sècheresse ». Même ceux qui nient que le réchauffement est issu de nos activités. Mais cela ne suffit pas pour que le public prenne conscience que la crise climatique va encore s’amplifier jusqu’à des points de non-retour, c’est-à-dire jusqu’à des effondrements tragiques, si le monde continue dans la trajectoire actuelle.

L’annonce de « l’année la plus chaude jamais enregistrée » ne suffit pas à faire changer les consciences.

Le bon message n’est pas là.


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